Bras de fer entre une mairie RN et une association menacée d'expulsion à Harnes dans le Pas-de-Calais
Posté : 16 juillet 2026 12:16
"L'association d'accompagnement social de jeunes, Avenirs des Cités, a refusé, ce mercredi 15 juillet, de quitter ses locaux à Harnes, dans le Pas-de-Calais, dans un climat tendu avec la nouvelle municipalité RN.
Quelques dizaines de manifestants sont venus soutenir, ce mercredi 15 juillet, l'association Avenirs des Cités, qui a refusé de quitter ses locaux et de rendre les clés au maire dans un climat tendu avec la mairie RN du Harnes, a raconté à l'AFP le directeur de la structure, Sadek Deghima.
La municipalité a ensuite déploré dans un communiqué "la politisation" de ce qui devrait être selon elle un "non-événement dans la vie municipale", fustigeant un "choix déraisonné" de l'association de se maintenir dans ces locaux, "en dehors de tout cadre légal".
Le maire, Anthony Garénaux-Glinkowski, élu en mars, a expliqué sur Ici Nord Pas-de-Calais, avoir prévu d'y installer une "association de protection des femmes victimes de violences conjugales" et a menacé "d'entamer une procédure judiciaire" contre Avenirs des Cités.
Des "relations détériorées" avec la mairie
Avenir des Cités travaille avec des éducateurs et des psychologues de rue dans le cadre d'une mission relevant de l'Aide sociale à l'enfance (Ase) et emploie sept salariés, selon Sadek Deghima.
Selon lui, elle a emménagé début mars dans ces locaux, dont la rénovation avait été financée par l'ancienne municipalité.
Mais depuis l'arrivée de la nouvelle équipe en mairie, "les relations avec la municipalité se sont brutalement détériorées", dénonce Avenir des Cités dans un communiqué.
"Des locaux vétustes et délabrés"
Début avril, le nouveau maire a mis fin à la convention de mise à disposition des locaux et lui a demandé de quitter les lieux sous trois mois, "sans aucun motif" selon l'association. Fin mai, la mairie a proposé trois options de relogement.
Mais aucune n'est adaptée, selon Avenir des Cités: la première est un bureau soumis à des contraintes horaires "incompatibles" avec son activité, la seconde, "un ancien garage aménagé", est "trop étroite", et la dernière consiste en des "locaux vétustes et délabrés".
La mairie rétorque que le "garage aménagé" est un "local entièrement réhabilité", utilisé par d'autres associations, tandis que les locaux qualifiés de "vétustes" auraient été utilisés jusqu'à peu par la Mission locale. Elle souligne aussi que la municipalité a voté une subvention à Avenirs des Cités en juin, et qu'elle "respecte le travail accompli" par cette association "depuis de nombreuses années".
Sadek Deghima dit toujours espérer une médiation, et avoir entamé des recherches de nouveaux locaux de son côté."
https://www.bfmtv.com/grand-littoral/br ... 60291.html
Quelques dizaines de manifestants sont venus soutenir, ce mercredi 15 juillet, l'association Avenirs des Cités, qui a refusé de quitter ses locaux et de rendre les clés au maire dans un climat tendu avec la mairie RN du Harnes, a raconté à l'AFP le directeur de la structure, Sadek Deghima.
La municipalité a ensuite déploré dans un communiqué "la politisation" de ce qui devrait être selon elle un "non-événement dans la vie municipale", fustigeant un "choix déraisonné" de l'association de se maintenir dans ces locaux, "en dehors de tout cadre légal".
Le maire, Anthony Garénaux-Glinkowski, élu en mars, a expliqué sur Ici Nord Pas-de-Calais, avoir prévu d'y installer une "association de protection des femmes victimes de violences conjugales" et a menacé "d'entamer une procédure judiciaire" contre Avenirs des Cités.
Des "relations détériorées" avec la mairie
Avenir des Cités travaille avec des éducateurs et des psychologues de rue dans le cadre d'une mission relevant de l'Aide sociale à l'enfance (Ase) et emploie sept salariés, selon Sadek Deghima.
Selon lui, elle a emménagé début mars dans ces locaux, dont la rénovation avait été financée par l'ancienne municipalité.
Mais depuis l'arrivée de la nouvelle équipe en mairie, "les relations avec la municipalité se sont brutalement détériorées", dénonce Avenir des Cités dans un communiqué.
"Des locaux vétustes et délabrés"
Début avril, le nouveau maire a mis fin à la convention de mise à disposition des locaux et lui a demandé de quitter les lieux sous trois mois, "sans aucun motif" selon l'association. Fin mai, la mairie a proposé trois options de relogement.
Mais aucune n'est adaptée, selon Avenir des Cités: la première est un bureau soumis à des contraintes horaires "incompatibles" avec son activité, la seconde, "un ancien garage aménagé", est "trop étroite", et la dernière consiste en des "locaux vétustes et délabrés".
La mairie rétorque que le "garage aménagé" est un "local entièrement réhabilité", utilisé par d'autres associations, tandis que les locaux qualifiés de "vétustes" auraient été utilisés jusqu'à peu par la Mission locale. Elle souligne aussi que la municipalité a voté une subvention à Avenirs des Cités en juin, et qu'elle "respecte le travail accompli" par cette association "depuis de nombreuses années".
Sadek Deghima dit toujours espérer une médiation, et avoir entamé des recherches de nouveaux locaux de son côté."
https://www.bfmtv.com/grand-littoral/br ... 60291.html