L’eurodéputée Chloé Ridel menacée de mort sur les réseaux sociaux, le pôle spécialisé dans la haine en ligne saisi
Posté : 29 juillet 2026 05:10
On croit rêver mais non.
L’élue socialiste de Nîmes avait publié une tribune dans la presse locale pour demander la fermeture, en cas de risque élevé d’incendie, d’un circuit automobile situé dans un massif forestier du Gard. Elle est depuis la cible de nombreuses tentatives d’intimidation.
Les pompiers et les victimes des incendies en cours en France peuvent dire «merci» à Chloé Ridel, eurodéputée et élue du Gard qui, en proposant une mesure de bon sens, a suscité une vague de réactions haineuses sur les réseaux sociaux. A tel point que le pôle spécialisé de lutte contre la haine en ligne du parquet de Paris (PNHL) s’est saisi de l’enquête sur les injures et menaces de mort qui l’ont visée, a annoncé ce mardi le parquet de Nîmes.
Dans un post Instagram, la députée européenne du parti socialiste et conseillère municipale de Nîmes a expliqué la semaine dernière avoir publié dans la presse gardoise une tribune avec deux associations locales pour demander qu’un circuit automobile «en plein cœur du massif forestier classé à Lédenon» ne soit plus autorisé à fonctionner en cas de risque incendie élevé.
«Je suis menacée de m*rt (mort, ndlr) par des dizaines d’hommes pour avoir appelé à renforcer les mesures de prévention contre les incendies dans mon département», a-t-elle indiqué dans son post. «J’ai reçu de nombreuses menaces, sur les réseaux sociaux comme par message privé. Des appels à me “Mettre dans un viseur”», ajoute la députée. «J’ai porté plainte et je ne me laisserai pas intimider par ces menaces», assurait-elle.
Selon Chloé Ridel, ces menaces ont vu le jour «suite à la parution d’un article diffusé sur les réseaux sociaux par le magazine Auto Moto», a précisé mardi dans un communiqué la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac.
Circuit construit illégalement
A la suite du dépôt de sa plainte, une enquête préliminaire pour «menaces de crime ou de délit à l’encontre d’un élu public» a été ouverte et confiée dans un premier temps à la brigade de recherches de la gendarmerie de Nîmes, selon la magistrate. «La nature sensible des faits et leur ampleur ont conduit le pôle spécialisé de lutte contre la haine en ligne du parquet de Paris (PNHL) à se saisir des faits, qui feront désormais l’objet d’enquête sous sa direction», a expliqué Cécile Gensac.
La procureure indique également avoir fait demander au magazine Auto Moto que «les commentaires insultants et menaçants soient non seulement bloqués mais également empêchés». «La réactivité du magazine a été immédiate en ce sens», souligne-t-elle.
Selon l’eurodéputée de 34 ans, ce circuit, construit illégalement dans les années 1970 puis régularisé, n’est pas «soumis aux mêmes règles de prudence» imposées aux habitants du village lors des périodes de risque incendie. Plusieurs élus de gauche lui ont apporté depuis lors leur soutien, dont les maires de Nîmes, Montpellier et Saint-Ouen.
https://www.liberation.fr/environnement ... GF6QEB4OA/
L’élue socialiste de Nîmes avait publié une tribune dans la presse locale pour demander la fermeture, en cas de risque élevé d’incendie, d’un circuit automobile situé dans un massif forestier du Gard. Elle est depuis la cible de nombreuses tentatives d’intimidation.
Les pompiers et les victimes des incendies en cours en France peuvent dire «merci» à Chloé Ridel, eurodéputée et élue du Gard qui, en proposant une mesure de bon sens, a suscité une vague de réactions haineuses sur les réseaux sociaux. A tel point que le pôle spécialisé de lutte contre la haine en ligne du parquet de Paris (PNHL) s’est saisi de l’enquête sur les injures et menaces de mort qui l’ont visée, a annoncé ce mardi le parquet de Nîmes.
Dans un post Instagram, la députée européenne du parti socialiste et conseillère municipale de Nîmes a expliqué la semaine dernière avoir publié dans la presse gardoise une tribune avec deux associations locales pour demander qu’un circuit automobile «en plein cœur du massif forestier classé à Lédenon» ne soit plus autorisé à fonctionner en cas de risque incendie élevé.
«Je suis menacée de m*rt (mort, ndlr) par des dizaines d’hommes pour avoir appelé à renforcer les mesures de prévention contre les incendies dans mon département», a-t-elle indiqué dans son post. «J’ai reçu de nombreuses menaces, sur les réseaux sociaux comme par message privé. Des appels à me “Mettre dans un viseur”», ajoute la députée. «J’ai porté plainte et je ne me laisserai pas intimider par ces menaces», assurait-elle.
Selon Chloé Ridel, ces menaces ont vu le jour «suite à la parution d’un article diffusé sur les réseaux sociaux par le magazine Auto Moto», a précisé mardi dans un communiqué la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac.
Circuit construit illégalement
A la suite du dépôt de sa plainte, une enquête préliminaire pour «menaces de crime ou de délit à l’encontre d’un élu public» a été ouverte et confiée dans un premier temps à la brigade de recherches de la gendarmerie de Nîmes, selon la magistrate. «La nature sensible des faits et leur ampleur ont conduit le pôle spécialisé de lutte contre la haine en ligne du parquet de Paris (PNHL) à se saisir des faits, qui feront désormais l’objet d’enquête sous sa direction», a expliqué Cécile Gensac.
La procureure indique également avoir fait demander au magazine Auto Moto que «les commentaires insultants et menaçants soient non seulement bloqués mais également empêchés». «La réactivité du magazine a été immédiate en ce sens», souligne-t-elle.
Selon l’eurodéputée de 34 ans, ce circuit, construit illégalement dans les années 1970 puis régularisé, n’est pas «soumis aux mêmes règles de prudence» imposées aux habitants du village lors des périodes de risque incendie. Plusieurs élus de gauche lui ont apporté depuis lors leur soutien, dont les maires de Nîmes, Montpellier et Saint-Ouen.
https://www.liberation.fr/environnement ... GF6QEB4OA/