"On viendra te chercher", Mort de Kavinsky : depuis qu’il s’en est pris à Jordan Bardella, l’un des amis du DJ...
Posté : 01 août 2026 17:55
...dit subir un "torrent de harcèlement"
Cible d'un violent harcèlement après avoir recadré Jordan Bardella au sujet de la mort de Kavinsky, le DJ The Toxic Avenger contre-attaque. Menacé par des militants du RN, l'artiste refuse de plier et revendique ses valeurs d'inclusivité.
Rendre hommage à un ami décédé peut désormais coûter cher sur les réseaux sociaux. The Toxic Avenger l'a appris à ses dépens après avoir taclé Jordan Bardella au lendemain de la mort de Kavinsky. Le DJ, ami proche du disparu, dénonce aujourd'hui une vague d'insultes et de menaces qu'il qualifie de "torrent de harcèlement".
Sous certains messages, des internautes lui promettent de "se souvenir" de ses propos et qu'il sera "le premier qu’[ils viendront] chercher". Une avalanche de haine née d'une simple réplique de vingt mots, adressée à un homme politique qui rendait hommage à un artiste. Le DJ, lui, refuse de reculer et hausse le ton.
Une réplique cinglante qui met le feu aux poudres
Tout part de la disparition brutale de Kavinsky, figure marquante de la French Touch, mort à seulement 50 ans. Derrière ce nom de scène se cachait Vincent Belorgey, pianiste autodidacte devenu culte grâce à son titre "Nightcall", notamment entendu dans le film Drive puis repris sur scène aux Jeux olympiques de Paris avec Angèle et Phoenix.
Sa disparition a bien évidemment suscité une vague d'hommages venus du monde entier, de figures de la scène électronique aux personnalités politiques. De fait, Jordan Bardella a souhaité adresser ses condoléances à Kavinsky et ses proches sur X : "Il était et restera l'un des plus grands ambassadeurs de la French Touch, avec un style immédiatement reconnaissable : la disparition brutale de Kavinsky, à seulement 50 ans, laisse un vide immense. Toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches." Un texte simple, en apparence sans polémique.
Sauf que Simon Delacroix, alias The Toxic Avenger, DJ et ami du défunt, n’a pas souhaité laisser passer l'hommage du président du Rassemblement national. "Merci de vous abstenir de cet hommage : la musique électronique vous déteste. Bien cordialement", a-t-il attaqué. Une réponse glaciale et ironique, likée et partagée par des milliers d'internautes qui ont salué le camouflet.
Le clash ne s'arrête pas là. Sous le tweet de réponse de The Toxic Avenger à Jordan Bardella, les commentaires les plus hostiles pleuvent. Le DJ encaissant en effet le retour de bâton. Selon l’artiste, celui-ci aurait reçu une déferlante de messages haineux depuis sa réponse, provenant selon lui de partisans du RN. "Si vous saviez le torrent de harcèlement que je me prend pour ça", écrit-il, avant de citer certains messages reçus : "on s'en souviendra et tu seras le premier qu'on viendra chercher".
Loin de se rétracter, l'artiste enfonce le clou et justifie sa sortie initiale par des convictions fortes. "La musique électronique a été crée par des minorités, et prône des valeurs d'inclusivite, de solidarité et de tolérance. TOUT CE QUE BARDELLA N'EST PAS", martèle-t-il en majuscules.
Il rappelle également que le RN a voté pour la criminalisation des free party, un argument qu'il brandit comme la preuve d'une incompatibilité totale entre le mouvement et la culture électronique, avant de conclure : "Vous ne serez JAMAIS nos camarades." Le fossé entre le DJ et les soutiens du parti visé semble désormais bien trop conséquent.
https://www.public.fr/on-viendra-te-che ... arcelement
Cible d'un violent harcèlement après avoir recadré Jordan Bardella au sujet de la mort de Kavinsky, le DJ The Toxic Avenger contre-attaque. Menacé par des militants du RN, l'artiste refuse de plier et revendique ses valeurs d'inclusivité.
Rendre hommage à un ami décédé peut désormais coûter cher sur les réseaux sociaux. The Toxic Avenger l'a appris à ses dépens après avoir taclé Jordan Bardella au lendemain de la mort de Kavinsky. Le DJ, ami proche du disparu, dénonce aujourd'hui une vague d'insultes et de menaces qu'il qualifie de "torrent de harcèlement".
Sous certains messages, des internautes lui promettent de "se souvenir" de ses propos et qu'il sera "le premier qu’[ils viendront] chercher". Une avalanche de haine née d'une simple réplique de vingt mots, adressée à un homme politique qui rendait hommage à un artiste. Le DJ, lui, refuse de reculer et hausse le ton.
Une réplique cinglante qui met le feu aux poudres
Tout part de la disparition brutale de Kavinsky, figure marquante de la French Touch, mort à seulement 50 ans. Derrière ce nom de scène se cachait Vincent Belorgey, pianiste autodidacte devenu culte grâce à son titre "Nightcall", notamment entendu dans le film Drive puis repris sur scène aux Jeux olympiques de Paris avec Angèle et Phoenix.
Sa disparition a bien évidemment suscité une vague d'hommages venus du monde entier, de figures de la scène électronique aux personnalités politiques. De fait, Jordan Bardella a souhaité adresser ses condoléances à Kavinsky et ses proches sur X : "Il était et restera l'un des plus grands ambassadeurs de la French Touch, avec un style immédiatement reconnaissable : la disparition brutale de Kavinsky, à seulement 50 ans, laisse un vide immense. Toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches." Un texte simple, en apparence sans polémique.
Sauf que Simon Delacroix, alias The Toxic Avenger, DJ et ami du défunt, n’a pas souhaité laisser passer l'hommage du président du Rassemblement national. "Merci de vous abstenir de cet hommage : la musique électronique vous déteste. Bien cordialement", a-t-il attaqué. Une réponse glaciale et ironique, likée et partagée par des milliers d'internautes qui ont salué le camouflet.
Le clash ne s'arrête pas là. Sous le tweet de réponse de The Toxic Avenger à Jordan Bardella, les commentaires les plus hostiles pleuvent. Le DJ encaissant en effet le retour de bâton. Selon l’artiste, celui-ci aurait reçu une déferlante de messages haineux depuis sa réponse, provenant selon lui de partisans du RN. "Si vous saviez le torrent de harcèlement que je me prend pour ça", écrit-il, avant de citer certains messages reçus : "on s'en souviendra et tu seras le premier qu'on viendra chercher".
Loin de se rétracter, l'artiste enfonce le clou et justifie sa sortie initiale par des convictions fortes. "La musique électronique a été crée par des minorités, et prône des valeurs d'inclusivite, de solidarité et de tolérance. TOUT CE QUE BARDELLA N'EST PAS", martèle-t-il en majuscules.
Il rappelle également que le RN a voté pour la criminalisation des free party, un argument qu'il brandit comme la preuve d'une incompatibilité totale entre le mouvement et la culture électronique, avant de conclure : "Vous ne serez JAMAIS nos camarades." Le fossé entre le DJ et les soutiens du parti visé semble désormais bien trop conséquent.
https://www.public.fr/on-viendra-te-che ... arcelement