Jordan Bardella contraint de payer sa tournée de vins de Blaye et de Champagne
Posté : 08 août 2026 17:16
Ça s'arrose !...
Faute de justification sur l’objectif d’"obtention des suffrages des électeurs", il en sera de sa poche : la cour d’appel confirme que le président du Rassemblement National ne peut être remboursé par l’État pour ses achats de kits de dégustation au Printemps des vins à Blaye ou pour la bouteille de champagne offerte à un allié politique espagnol.
Le 08 août 2026
Les 400 € pour acheter 50 kits de dégustation au printemps des vins de Blaye le 13 avril 2024 et les 88 € pour une bouteille de champagne offerte en meeting à Madrid au chef du parti espagnol Vox, Santiago Abascal, n'ayant pas « pour finalité d'obtenir les suffrages des électeurs », l'arrêt de la première chambre de la cour administrative d'appel de Paris juge ce 17 juillet, que « ces frais ne devaient pas être regardés comme des dépenses électorales » pouvant être remboursés à Jordan Bardella, la tête de liste du Rassemblement National aux élections européennes du 9 juin 2024. Si le président du RN a remporté de loin les suffrages exprimés en France (31,37 % des voix pour sa candidature), il n'a pas reçu les félicitations du jury de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP).
Déposée le 15 août 2024, sa demande de remboursement de 4,13 millions d'euros de ses dépenses électorales a été retoquée à 3,92 millions d'€ le 5 décembre suivant : amendant ses demandes de remboursement devant la justice administrative, il a obtenu des révisions à la hausse de ses comptes en première instance (le remboursement a été augmenté de 17 115 € par le tribunal administratif de Paris le 30 septembre 2025) et en appel (le remboursement montant à 4 millions d'€ ?). Les magistrats ont rejeté les arguments de la défense de Jordan Bardella, qui soutenait en appel « une contradiction de motifs pour avoir, par une motivation trop succincte, rejeté la demande de réintégration de frais de restauration [NDLR : 13 045 €] ainsi que de frais d'achats de kits de dégustation lors de la visite du printemps des vins à Blaye et d'entrées au salon de l'agriculture [NDLR : 57 billets pour 798 €] tout en réintégrant l'achat de 60 places pour assister à un débat médiatisé entre candidats par l'organisation " les éveilleurs de l'espoir" ».
Bouquets fleuris
S'appuyant sur l'article L. 52-12 du Code électoral, les juridictions pointent que « l'ensemble des dépenses engagées ou effectuées en vue de l'élection, par le candidat ou pour son compte sont celles dont la finalité est l'obtention des suffrages des électeurs. Les dépenses qui, bien qu'engagées pendant la campagne par le candidat tête de liste ou par ses colistiers, n'ont pas cette finalité ne peuvent ouvrir droit au remboursement forfaitaire de l'Etat. » Ce qui pousse les magistrats à rejeter les dépenses pour aller déguster des vins de Blaye ou offrir du champagne à un allié politique espagnol. Mais aussi pour 66 544 € de « protection rapprochée lors des passages dans les médias », 3 941 € « de chauffeur privé entre son domicile et le siège du parti », car « c'est à bon droit que la commission a estimé que ces frais correspondent à des charges relevant du fonctionnement habituel de la formation politique, qui auraient été supportées par celle-ci en dehors de toute circonstance électorale, et les a exclus du compte de campagne et du montant du remboursement forfaitaire dû par l'Etat ».
Ce qui n'est pas le cas 6 337 € de billets d'avion pour la Martinique ou 50 ? de bouquets de fleurs offerts à Marine Le Pen « par un participant lors du meeting de campagne s'étant tenu à Marseille faisait partie de la mise en scène de cet évènement à finalité électorale ». Par contre, les bouquets des « commémorations du 11 mai 2024 à Hayange » (Moselle) ne sont pas retenus car s'il y avait eu une « finalité électorale », cela « aurait été médiatisé par l'équipe de campagne en vue d'obtenir les suffrages des électeurs ». Le savoir-faire économique tient du faire savoir en politique.
https://www.vitisphere.com/actualite-10 ... -2024.html
Faute de justification sur l’objectif d’"obtention des suffrages des électeurs", il en sera de sa poche : la cour d’appel confirme que le président du Rassemblement National ne peut être remboursé par l’État pour ses achats de kits de dégustation au Printemps des vins à Blaye ou pour la bouteille de champagne offerte à un allié politique espagnol.
Le 08 août 2026
Les 400 € pour acheter 50 kits de dégustation au printemps des vins de Blaye le 13 avril 2024 et les 88 € pour une bouteille de champagne offerte en meeting à Madrid au chef du parti espagnol Vox, Santiago Abascal, n'ayant pas « pour finalité d'obtenir les suffrages des électeurs », l'arrêt de la première chambre de la cour administrative d'appel de Paris juge ce 17 juillet, que « ces frais ne devaient pas être regardés comme des dépenses électorales » pouvant être remboursés à Jordan Bardella, la tête de liste du Rassemblement National aux élections européennes du 9 juin 2024. Si le président du RN a remporté de loin les suffrages exprimés en France (31,37 % des voix pour sa candidature), il n'a pas reçu les félicitations du jury de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP).
Déposée le 15 août 2024, sa demande de remboursement de 4,13 millions d'euros de ses dépenses électorales a été retoquée à 3,92 millions d'€ le 5 décembre suivant : amendant ses demandes de remboursement devant la justice administrative, il a obtenu des révisions à la hausse de ses comptes en première instance (le remboursement a été augmenté de 17 115 € par le tribunal administratif de Paris le 30 septembre 2025) et en appel (le remboursement montant à 4 millions d'€ ?). Les magistrats ont rejeté les arguments de la défense de Jordan Bardella, qui soutenait en appel « une contradiction de motifs pour avoir, par une motivation trop succincte, rejeté la demande de réintégration de frais de restauration [NDLR : 13 045 €] ainsi que de frais d'achats de kits de dégustation lors de la visite du printemps des vins à Blaye et d'entrées au salon de l'agriculture [NDLR : 57 billets pour 798 €] tout en réintégrant l'achat de 60 places pour assister à un débat médiatisé entre candidats par l'organisation " les éveilleurs de l'espoir" ».
Bouquets fleuris
S'appuyant sur l'article L. 52-12 du Code électoral, les juridictions pointent que « l'ensemble des dépenses engagées ou effectuées en vue de l'élection, par le candidat ou pour son compte sont celles dont la finalité est l'obtention des suffrages des électeurs. Les dépenses qui, bien qu'engagées pendant la campagne par le candidat tête de liste ou par ses colistiers, n'ont pas cette finalité ne peuvent ouvrir droit au remboursement forfaitaire de l'Etat. » Ce qui pousse les magistrats à rejeter les dépenses pour aller déguster des vins de Blaye ou offrir du champagne à un allié politique espagnol. Mais aussi pour 66 544 € de « protection rapprochée lors des passages dans les médias », 3 941 € « de chauffeur privé entre son domicile et le siège du parti », car « c'est à bon droit que la commission a estimé que ces frais correspondent à des charges relevant du fonctionnement habituel de la formation politique, qui auraient été supportées par celle-ci en dehors de toute circonstance électorale, et les a exclus du compte de campagne et du montant du remboursement forfaitaire dû par l'Etat ».
Ce qui n'est pas le cas 6 337 € de billets d'avion pour la Martinique ou 50 ? de bouquets de fleurs offerts à Marine Le Pen « par un participant lors du meeting de campagne s'étant tenu à Marseille faisait partie de la mise en scène de cet évènement à finalité électorale ». Par contre, les bouquets des « commémorations du 11 mai 2024 à Hayange » (Moselle) ne sont pas retenus car s'il y avait eu une « finalité électorale », cela « aurait été médiatisé par l'équipe de campagne en vue d'obtenir les suffrages des électeurs ». Le savoir-faire économique tient du faire savoir en politique.
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