A deux semaines de son procès pour corruption, Rachida Dati réintègre les rangs de la magistrature
Posté : 05 septembre 2026 06:16
L’ex-ministre de la Culture et candidate malheureuse à la mairie de Paris a obtenu un poste de premier substitut à l’administration centrale de la justice au sein de la Chancellerie.
Ce n’est plus seulement la maire du VIIe arrondissement de Paris que les juges auront face à eux lors du procès en correctionnelle pour «corruption passive» et «trafic d’influence passif» qui doit s’ouvrir mi-septembre, mais aussi une de leurs collègues. Rachida Dati, 60 ans, va réintégrer à sa demande la magistrature, selon une information donnée notamment par le Nouvel Obs. Son nom figure sur la liste datée de ce vendredi 4 septembre des magistrats appelés à prendre un nouveau poste.
Après vingt-quatre ans sans affectation, puisqu’elle avait rejoint Nicolas Sarkozy dès 2002 comme conseillère ministérielle, Dati a obtenu un poste de premier substitut à l’administration centrale de la justice au secrétariat général de la Chancellerie, confirment nos confrères du Monde. Elle devra néanmoins obtenir l’avis positif du Conseil supérieur de la magistrature, a annoncé ce vendredi le ministère de la Justice. «Madame Dati a sollicité sa réintégration comme magistrate, comme elle en a le droit, et sera prochainement affectée dans le cadre de la procédure de transparence [le nom de la procédure de nomination dans la magistrature], c’est-à-dire après l’avis du CSM que le garde des Sceaux suivra», a indiqué la Chancellerie.
Battue aux municipales à Paris en mars, l’ex-ministre de la Culture d’Emmanuel Macron a sur le feu un autre rendez-vous avec la justice, qui devrait intervenir avant qu’elle n’ait eu le temps d’intégrer ses nouvelles fonctions. Le 16 septembre doit s’ouvrir son procès pour «recel d’abus de pouvoir» et «d’abus de confiance», «corruption» et «trafic d’influence» passifs par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation internationale. En l’espèce le Parlement européen, où l’ancienne garde des Sceaux est accusée d’avoir fait illégalement du lobbying pour le compte du constructeur Renault et de son patron d’alors, Carlos Ghosn, lui aussi renvoyé devant le tribunal. Entre 2009 et 2013, Rachida Dati avait perçu 900 000 euros au titre d’une convention de rémunération forfaitaire d’avocats. La prévenue soutient n’avoir fait qu’un travail tout à fait légal. Elle encourt dix ans d’emprisonnement.
https://www.liberation.fr/societe/polic ... JTFUT47JU/
Ce n’est plus seulement la maire du VIIe arrondissement de Paris que les juges auront face à eux lors du procès en correctionnelle pour «corruption passive» et «trafic d’influence passif» qui doit s’ouvrir mi-septembre, mais aussi une de leurs collègues. Rachida Dati, 60 ans, va réintégrer à sa demande la magistrature, selon une information donnée notamment par le Nouvel Obs. Son nom figure sur la liste datée de ce vendredi 4 septembre des magistrats appelés à prendre un nouveau poste.
Après vingt-quatre ans sans affectation, puisqu’elle avait rejoint Nicolas Sarkozy dès 2002 comme conseillère ministérielle, Dati a obtenu un poste de premier substitut à l’administration centrale de la justice au secrétariat général de la Chancellerie, confirment nos confrères du Monde. Elle devra néanmoins obtenir l’avis positif du Conseil supérieur de la magistrature, a annoncé ce vendredi le ministère de la Justice. «Madame Dati a sollicité sa réintégration comme magistrate, comme elle en a le droit, et sera prochainement affectée dans le cadre de la procédure de transparence [le nom de la procédure de nomination dans la magistrature], c’est-à-dire après l’avis du CSM que le garde des Sceaux suivra», a indiqué la Chancellerie.
Battue aux municipales à Paris en mars, l’ex-ministre de la Culture d’Emmanuel Macron a sur le feu un autre rendez-vous avec la justice, qui devrait intervenir avant qu’elle n’ait eu le temps d’intégrer ses nouvelles fonctions. Le 16 septembre doit s’ouvrir son procès pour «recel d’abus de pouvoir» et «d’abus de confiance», «corruption» et «trafic d’influence» passifs par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation internationale. En l’espèce le Parlement européen, où l’ancienne garde des Sceaux est accusée d’avoir fait illégalement du lobbying pour le compte du constructeur Renault et de son patron d’alors, Carlos Ghosn, lui aussi renvoyé devant le tribunal. Entre 2009 et 2013, Rachida Dati avait perçu 900 000 euros au titre d’une convention de rémunération forfaitaire d’avocats. La prévenue soutient n’avoir fait qu’un travail tout à fait légal. Elle encourt dix ans d’emprisonnement.
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