Le 11 Septembre, une occasion comme une autre pour Trump de parler de lui… et de s’inventer une vie
Posté : 09 septembre 2026 04:58
Putain de mytho !...
Le président américain a assuré ce mardi qu’il se trouvait à proximité des tours jumelles et avoir été sauvé par deux pompiers. Il avait pourtant dit lui même qu’il était ce jour-là à sa «Trump Tower», à plusieurs kilomètres de distance.
Publié le 08/09/2026 à 21h31
Donald Trump, souvent accusé d’enjoliver ses récits voire de les inventer tout ou en partie, a encore réussi à surprendre ce mardi 8 septembre. Le président américain a prétendu qu’il aurait été éloigné manu militari par deux pompiers d’un bâtiment menaçant de s’écrouler après les attaques du 11 septembre à New York.
Il est vrai que le milliardaire se trouvait à Manhattan le jour où les tours jumelles se sont écroulées, après avoir été frappées par des avions détournés par des jihadistes. Mais son récit des événements, lors d’une cérémonie organisée à proximité de la Maison Blanche en amont des commémorations, a immédiatement suscité des interrogations sur sa véracité.
Comme souvent, Trump s’est écarté de l’hommage aux près de 3 000 victimes des attaques pour se lancer dans un récit dont il est le héros : «J’étais en train de construire un grand bâtiment à New York et j’ai emmené toute l’équipe sur place juste après que ce soit arrivé», a déclaré l’ancien promoteur immobilier.
«Ils m’ont soulevé et ils ont commencé à courir»
Il dit s’être tenu à proximité d’un gratte-ciel, le «United States Steel Building», aujourd’hui le One Liberty Plaza, à quelques centaines de mètres à peine des Twin Towers de l’époque. Toujours selon son récit, l’édifice «craquait et nous pensions qu’il allait nous tomber dessus.» «Deux pompiers, des mecs grands et costauds, et je ne suis pas petit moi-même, m’ont littéralement empoigné par le bras et m’ont dit “Il faut partir d’ici”», a poursuivi l’octogénaire dont la santé mentale interroge depuis de longs mois.
«Ils m’ont soulevé et ils ont commencé à courir», a assuré Donald Trump, en précisant que le bâtiment en question ne s’était finalement pas effondré.
Toutefois, les médias américains doutent que le milliardaire se soit approché de «Ground Zero» le jour même de l’attaque, et n’ont pas retrouvé trace d’un groupe important d’ouvriers qu’il aurait dépêchés sur place. Donald Trump a lui-même rapporté qu’il se trouvait ce matin-là dans la «Trump Tower», située dans une autre partie de Manhattan que l’ancien World Trade Center, à plus de 6 kilomètres de distance. Le quartier de Manhattan s’étend sur une superficie de près de 60 km2.
Le président américain a aussi évoqué dans son discours ce mardi l’un des héros du 11-Septembre, Welles Crowther, qui travaillait dans l’une des tours jumelles et qui a permis de sauver la vie de plusieurs personnes en participant aux opérations d’évacuation. Le jeune homme, surnommé «l’homme au bandana rouge» en référence au foulard dont il s’était couvert la bouche, est mort ce jour-là.
«L’homme au bandana rouge. Il est devenu plus célèbre que moi. Je n’aime pas ça. Cela ne me plaît pas du tout», a dit Donald Trump, avec un petit rire.
Trump refusé par les familles de victimes
Le républicain de 80 ans n’assistera pas cette année à la cérémonie se déroulant à l’emplacement de l’ancien World Trade Center, à laquelle sont attendus tous ses prédécesseurs encore en vie - George W. Bush, Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden. Il prononcera un discours au Pentagone, l’un des autres lieux frappés il y a 25 ans.
Selon le New York Times, le président américain a pris la décision d’aller vendredi au Pentagone «en partie parce qu’il voulait faire un discours» à New York, ce qui a été refusé car seules les familles des victimes s’expriment pendant la cérémonie à «Ground Zero». Donald Trump a accusé le quotidien d’avoir «inventé» cette explication. Le vice-président JD Vance représentera le gouvernement à New York pour les commémorations.
https://www.liberation.fr/international ... KGMEKWUHA/
Le président américain a assuré ce mardi qu’il se trouvait à proximité des tours jumelles et avoir été sauvé par deux pompiers. Il avait pourtant dit lui même qu’il était ce jour-là à sa «Trump Tower», à plusieurs kilomètres de distance.
Publié le 08/09/2026 à 21h31
Donald Trump, souvent accusé d’enjoliver ses récits voire de les inventer tout ou en partie, a encore réussi à surprendre ce mardi 8 septembre. Le président américain a prétendu qu’il aurait été éloigné manu militari par deux pompiers d’un bâtiment menaçant de s’écrouler après les attaques du 11 septembre à New York.
Il est vrai que le milliardaire se trouvait à Manhattan le jour où les tours jumelles se sont écroulées, après avoir été frappées par des avions détournés par des jihadistes. Mais son récit des événements, lors d’une cérémonie organisée à proximité de la Maison Blanche en amont des commémorations, a immédiatement suscité des interrogations sur sa véracité.
Comme souvent, Trump s’est écarté de l’hommage aux près de 3 000 victimes des attaques pour se lancer dans un récit dont il est le héros : «J’étais en train de construire un grand bâtiment à New York et j’ai emmené toute l’équipe sur place juste après que ce soit arrivé», a déclaré l’ancien promoteur immobilier.
«Ils m’ont soulevé et ils ont commencé à courir»
Il dit s’être tenu à proximité d’un gratte-ciel, le «United States Steel Building», aujourd’hui le One Liberty Plaza, à quelques centaines de mètres à peine des Twin Towers de l’époque. Toujours selon son récit, l’édifice «craquait et nous pensions qu’il allait nous tomber dessus.» «Deux pompiers, des mecs grands et costauds, et je ne suis pas petit moi-même, m’ont littéralement empoigné par le bras et m’ont dit “Il faut partir d’ici”», a poursuivi l’octogénaire dont la santé mentale interroge depuis de longs mois.
«Ils m’ont soulevé et ils ont commencé à courir», a assuré Donald Trump, en précisant que le bâtiment en question ne s’était finalement pas effondré.
Toutefois, les médias américains doutent que le milliardaire se soit approché de «Ground Zero» le jour même de l’attaque, et n’ont pas retrouvé trace d’un groupe important d’ouvriers qu’il aurait dépêchés sur place. Donald Trump a lui-même rapporté qu’il se trouvait ce matin-là dans la «Trump Tower», située dans une autre partie de Manhattan que l’ancien World Trade Center, à plus de 6 kilomètres de distance. Le quartier de Manhattan s’étend sur une superficie de près de 60 km2.
Le président américain a aussi évoqué dans son discours ce mardi l’un des héros du 11-Septembre, Welles Crowther, qui travaillait dans l’une des tours jumelles et qui a permis de sauver la vie de plusieurs personnes en participant aux opérations d’évacuation. Le jeune homme, surnommé «l’homme au bandana rouge» en référence au foulard dont il s’était couvert la bouche, est mort ce jour-là.
«L’homme au bandana rouge. Il est devenu plus célèbre que moi. Je n’aime pas ça. Cela ne me plaît pas du tout», a dit Donald Trump, avec un petit rire.
Trump refusé par les familles de victimes
Le républicain de 80 ans n’assistera pas cette année à la cérémonie se déroulant à l’emplacement de l’ancien World Trade Center, à laquelle sont attendus tous ses prédécesseurs encore en vie - George W. Bush, Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden. Il prononcera un discours au Pentagone, l’un des autres lieux frappés il y a 25 ans.
Selon le New York Times, le président américain a pris la décision d’aller vendredi au Pentagone «en partie parce qu’il voulait faire un discours» à New York, ce qui a été refusé car seules les familles des victimes s’expriment pendant la cérémonie à «Ground Zero». Donald Trump a accusé le quotidien d’avoir «inventé» cette explication. Le vice-président JD Vance représentera le gouvernement à New York pour les commémorations.
https://www.liberation.fr/international ... KGMEKWUHA/