A Carpentras, la mairie RN veut annuler un rassemblement organisé par LFI, la préfecture «n’envisage pas d’interdiction»
Posté : 17 septembre 2026 05:31
Ce Lépineau là n'est pas des Charentes.
Alors que la section insoumise locale entend «faire le bilan des six premiers mois de mandat du RN» lors d’une manifestation jeudi 17 septembre, Hervé de Lépinau, le maire, met en avant le risque de «trouble à l’ordre public». Selon nos informations, la préfecture ne devrait pas interdire la manifestation.
Publié le 16/09/2026 à 16h54, mis à jour le 16/09/2026 à 17h10
Le Rassemblement national ne souhaite-t-il pas que l’on s’intéresse à son bilan ? Alors qu’Hervé de Lépinau, maire RN de Carpentras dans le Vaucluse, souhaite interdire un rassemblement organisé par La France insoumise jeudi 17 septembre dans sa ville, la préfecture du Vaucluse affirme à Libération qu’«à ce stade, il n’est pas envisagé d’interdire la manifestation».
Alors que les députés Thomas Portes et Raphaël Arnault sont attendus pour «faire le bilan des six premiers mois de mandat du RN» dans la ville, l’élu local d’extrême droite dit vouloir «prévenir tout trouble à l’ordre public». Dans son communiqué publié sur Facebook et sur le site de la Ville, Hervé de Lepinau affirme que l’information de la venue des élus insoumis «avait manifestement été dissimulée par la section locale de LFI».
«Prévenir tout trouble à l’ordre public»
Listant, en vrac, la création par Raphaël Arnault de la Jeune Garde, groupuscule antifasciste dissous en 2025 par le ministère de l’Intérieur, une condamnation en 2022 du député pour «violences volontaires en réunion» et la mise en cause de plusieurs de ses assistants parlementaire dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, Hervé de Lépinau demande ainsi «à l’Etat de prendre ses responsabilités en interdisant cette manifestation afin de prévenir tout trouble à l’ordre public».
Le maire de Carpentras note également qu’«une recrudescence d’affichages sauvages et de tags d’extrême gauche a été observée depuis le printemps, diffusant des messages d’incitation à la haine». Mais, si la préfecture confirme auprès de Libération avoir reçu la demande de la mairie, elle ne devrait donc y donner suite.
Le groupe LFI de Carpentras a par ailleurs saisi le juge des référés après qu’Hervé de Lépinau leur a refusé de mettre à disposition une salle communale pour une réunion publique le même jour. Les insoumis réclament une «salle municipale d’au moins 100 places» et, selon France Info, assurent que le rassemblement est «déclaré et maintenu».
Au mois de juin, quelques semaines après son élection, Hervé de Lépinau s’est illustré en votant en conseil municipal la suppression de la subvention de la ville accordée au Planning familial. En 2020, Hervé de Lépinau, fervent catholique, avait comparé l’avortement à un génocide ou encore aux «crimes de Daesh».
https://www.liberation.fr/societe/polic ... OQJUILXXU/
Alors que la section insoumise locale entend «faire le bilan des six premiers mois de mandat du RN» lors d’une manifestation jeudi 17 septembre, Hervé de Lépinau, le maire, met en avant le risque de «trouble à l’ordre public». Selon nos informations, la préfecture ne devrait pas interdire la manifestation.
Publié le 16/09/2026 à 16h54, mis à jour le 16/09/2026 à 17h10
Le Rassemblement national ne souhaite-t-il pas que l’on s’intéresse à son bilan ? Alors qu’Hervé de Lépinau, maire RN de Carpentras dans le Vaucluse, souhaite interdire un rassemblement organisé par La France insoumise jeudi 17 septembre dans sa ville, la préfecture du Vaucluse affirme à Libération qu’«à ce stade, il n’est pas envisagé d’interdire la manifestation».
Alors que les députés Thomas Portes et Raphaël Arnault sont attendus pour «faire le bilan des six premiers mois de mandat du RN» dans la ville, l’élu local d’extrême droite dit vouloir «prévenir tout trouble à l’ordre public». Dans son communiqué publié sur Facebook et sur le site de la Ville, Hervé de Lepinau affirme que l’information de la venue des élus insoumis «avait manifestement été dissimulée par la section locale de LFI».
«Prévenir tout trouble à l’ordre public»
Listant, en vrac, la création par Raphaël Arnault de la Jeune Garde, groupuscule antifasciste dissous en 2025 par le ministère de l’Intérieur, une condamnation en 2022 du député pour «violences volontaires en réunion» et la mise en cause de plusieurs de ses assistants parlementaire dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, Hervé de Lépinau demande ainsi «à l’Etat de prendre ses responsabilités en interdisant cette manifestation afin de prévenir tout trouble à l’ordre public».
Le maire de Carpentras note également qu’«une recrudescence d’affichages sauvages et de tags d’extrême gauche a été observée depuis le printemps, diffusant des messages d’incitation à la haine». Mais, si la préfecture confirme auprès de Libération avoir reçu la demande de la mairie, elle ne devrait donc y donner suite.
Le groupe LFI de Carpentras a par ailleurs saisi le juge des référés après qu’Hervé de Lépinau leur a refusé de mettre à disposition une salle communale pour une réunion publique le même jour. Les insoumis réclament une «salle municipale d’au moins 100 places» et, selon France Info, assurent que le rassemblement est «déclaré et maintenu».
Au mois de juin, quelques semaines après son élection, Hervé de Lépinau s’est illustré en votant en conseil municipal la suppression de la subvention de la ville accordée au Planning familial. En 2020, Hervé de Lépinau, fervent catholique, avait comparé l’avortement à un génocide ou encore aux «crimes de Daesh».
https://www.liberation.fr/societe/polic ... OQJUILXXU/