Un policier filmé à Perpignan a tenu des propos sexistes et racistes pendant les manifestations lycéennes
Posté : 06 octobre 2026 07:02
Dehors !!!...
Des vidéos montrent un policier de Perpignan, portant des écussons d'extrême droite, tenir des propos racistes et sexistes envers une professeure et des élèves, en marge des manifestations lycéennes vendredi. Un signalement a été déposé par l'enseignante, qui s'est confiée à ICI Roussillon.
Un policier a été filmé en train de tenir des propos sexistes et racistes, en pleine manifestation lycéenne à Perpignan. Les vidéos ont été publiées sur les réseaux sociaux et révélées par nos confrères de Made in Perpignan. Vendredi 2 octobre, près du lycée Maillol, l'homme repousse une enseignante, la main sur son épaule. "Je lui demande d'arrêter de me toucher. Ce à quoi il répond que non. Quand je lui demande pourquoi, il me répond : « Parce que ça me plaît »", raconte l'enseignante, rencontrée par ICI Roussillon et qui tient à rester anonyme. À ce moment-là, elle tente de rejoindre le cortège des lycéens qu'elle accompagne depuis le début de la matinée "pour pouvoir aider et encadrer les élèves".
Une deuxième vidéo
Le policier ne s'arrête pas là. "Je lui demande si ça fait partie de ses missions de prendre du plaisir à toucher des enseignantes. Il répond : « Exactement ! »", poursuit-elle. Sur le coup, l'enseignante, qui est membre du syndicat SUD Éducation 66, est sidérée. "J'étais choquée. Il s'est senti suffisamment légitime et protégé pour s'adresser à moi de manière sexiste et presque sexuelle", regrette l'enseignante.
Après cette scène, elle cherche à savoir si ce policier a eu maille à partir avec d'autres personnes de la manifestation. En lançant un appel à témoins, elle récupère une deuxième vidéo, cette fois-ci filmée par des élèves. On y voit une jeune fille, qui se plaint d'avoir reçu du gaz lacrymogène. Réponse du policier : "Demain tu vas te faire agresser par trois racailles, trois blédards ou trois merdes qui veulent te violer, est-ce que tu vas dire pareil ?"
Port d'insignes d'ultradroite
L'homme est reconnu sur la vidéo grâce à ses tatouages, et aux insignes qu'il porte sur son gilet. Deux écussons, attribués à des milieux d'ultradroite. Sur l'un d'eux, une phrase grecque, "Molon labe", qui signifie "viens les prendre", en grec ancien. Une phrase attribuée au roi spartiate Léonidas Ier, devenue notamment un slogan du lobby pro-armes américain. Elle est aussi utilisée par des groupes d’extrême droite, identitaires ou néonazis.
Le deuxième insigne renvoie aux Gunfighters, un moto-club international créé en 2005 aux États-Unis par des agents des forces de l’ordre, actifs ou retraités. Une antenne existe à Perpignan depuis cinq ans.
La préfecture des Pyrénées-Orientales estime que le port de ces insignes est "incompatible" avec la tenue de policier. Elle assure que l'homme a été identifié et qu'une enquête administrative pré-disciplinaire a été engagée à son encontre. L'enseignante a fait un signalement à l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN). Elle annonce également avoir l'intention de déposer plainte pour outrage sexiste.
https://www.ici.fr/occitanie/pyrenees-o ... es-4410270

Un policier arbore des insignes d'ultradroite pendant les mobilisations lycéennes à Perpignan - Syndicat Sud éducation 66
Des vidéos montrent un policier de Perpignan, portant des écussons d'extrême droite, tenir des propos racistes et sexistes envers une professeure et des élèves, en marge des manifestations lycéennes vendredi. Un signalement a été déposé par l'enseignante, qui s'est confiée à ICI Roussillon.
Un policier a été filmé en train de tenir des propos sexistes et racistes, en pleine manifestation lycéenne à Perpignan. Les vidéos ont été publiées sur les réseaux sociaux et révélées par nos confrères de Made in Perpignan. Vendredi 2 octobre, près du lycée Maillol, l'homme repousse une enseignante, la main sur son épaule. "Je lui demande d'arrêter de me toucher. Ce à quoi il répond que non. Quand je lui demande pourquoi, il me répond : « Parce que ça me plaît »", raconte l'enseignante, rencontrée par ICI Roussillon et qui tient à rester anonyme. À ce moment-là, elle tente de rejoindre le cortège des lycéens qu'elle accompagne depuis le début de la matinée "pour pouvoir aider et encadrer les élèves".
Une deuxième vidéo
Le policier ne s'arrête pas là. "Je lui demande si ça fait partie de ses missions de prendre du plaisir à toucher des enseignantes. Il répond : « Exactement ! »", poursuit-elle. Sur le coup, l'enseignante, qui est membre du syndicat SUD Éducation 66, est sidérée. "J'étais choquée. Il s'est senti suffisamment légitime et protégé pour s'adresser à moi de manière sexiste et presque sexuelle", regrette l'enseignante.
Après cette scène, elle cherche à savoir si ce policier a eu maille à partir avec d'autres personnes de la manifestation. En lançant un appel à témoins, elle récupère une deuxième vidéo, cette fois-ci filmée par des élèves. On y voit une jeune fille, qui se plaint d'avoir reçu du gaz lacrymogène. Réponse du policier : "Demain tu vas te faire agresser par trois racailles, trois blédards ou trois merdes qui veulent te violer, est-ce que tu vas dire pareil ?"
Port d'insignes d'ultradroite
L'homme est reconnu sur la vidéo grâce à ses tatouages, et aux insignes qu'il porte sur son gilet. Deux écussons, attribués à des milieux d'ultradroite. Sur l'un d'eux, une phrase grecque, "Molon labe", qui signifie "viens les prendre", en grec ancien. Une phrase attribuée au roi spartiate Léonidas Ier, devenue notamment un slogan du lobby pro-armes américain. Elle est aussi utilisée par des groupes d’extrême droite, identitaires ou néonazis.
Le deuxième insigne renvoie aux Gunfighters, un moto-club international créé en 2005 aux États-Unis par des agents des forces de l’ordre, actifs ou retraités. Une antenne existe à Perpignan depuis cinq ans.
La préfecture des Pyrénées-Orientales estime que le port de ces insignes est "incompatible" avec la tenue de policier. Elle assure que l'homme a été identifié et qu'une enquête administrative pré-disciplinaire a été engagée à son encontre. L'enseignante a fait un signalement à l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN). Elle annonce également avoir l'intention de déposer plainte pour outrage sexiste.
https://www.ici.fr/occitanie/pyrenees-o ... es-4410270
Un policier arbore des insignes d'ultradroite pendant les mobilisations lycéennes à Perpignan - Syndicat Sud éducation 66