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Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 11:57
par jeandu53
Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Récit. Canicules dévastatrices pour l’agriculture, dette hors de contrôle, forte augmentation des taux d’intérêt, baisse importante du pouvoir d’achat, crise du logement, chômage en hausse, mouvement lycéen… Pris dans une spirale de crises, le pays hésite entre révolte et abattement.
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L'article est en accès restreint, je n'ai pas plus à vous proposer, mais on comprend néanmoins l'idée générale : le mécontentement général qui gagne la société française, et qui semble toucher à peu près toutes les catégories sociales.
Les Français sont un peuple d'éternels râleurs jamais contents, toujours prompts à manifester pour tout et n'importe quoi, donc ce mécontentement n'est pas un soi un phénomène nouveau. Mais on dirait quand même qu'il tend à se généraliser, ce qui peut avoir plusieurs conséquences :
- ce mécontentement généralisé pourrait traduire, à moyen terme, par de graves émeutes un peu partout dans le pays,
- ce mécontentement généralisé favorisera forcément le vote en faveur des partis dits "extrémistes" (c'est-à-dire LFI et le RN) à la prochaine présidentielle.
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 13:41
par Kabé
Oui, mais après presque dix ans de mépris déversé sur eux de la part du Méprisant de la République et ses bandes successives de ministres, tous au service du grand patronat et des grands actionnaires, au dépens de ces Français qui râlent, ce mécontentement a une raison que nos gouvernants continuent toujours de nier, de mépriser et d'aggraver.
Donc, forcément, on ne va plus voter pour les mêmes, et quand le mépris qu'on reçoit impacte lourdement la vie quotidienne des Français, en effet, on peut s'attendre à que ça explose à un certain moment. Et je crains que les gilets-jaunes étaient encore des gentils par rapport aux Français d'aujourd'hui (sans doute en grande partie les mêmes) qui sentent davantage le couteau sur la gorge à causes des mesures imposées par le Méprisant de la République et ses laquais.
Surtout quand on apprend en même temps que le grand patronat du CAC40 a décidé de verser 60 milliards de dividendes aux actionnaires et rouspète en même temps qu'on ose demander encore un peu plus d'efforts de leur part...

Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 14:19
par jeandu53
Vos propos sur Macron sont totalement débiles et délirants, mais hélas, beaucoup de gens sont dans le même état d'esprit que vous. Et cet état d'esprit contribue, je pense, au mécontentement ambiant.
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 14:34
par Kabé
jeandu53 a écrit : 11 octobre 2026 14:19
Vos propos sur Macron sont totalement débiles et délirants, mais hélas, beaucoup de gens sont dans le même état d'esprit que vous. Et cet état d'esprit contribue, je pense, au mécontentement ambiant.
Ah bon ? Je ne pense pas que mes propos sur Macron sont si débiles et délirants que ça ; provocateurs, sans doute. Mais puisque vous n'argumentez pas, je ne peux pas vraiment dire quoi que ce soit par rapport à votre message, par manque de contenu...

Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 15:29
par jeandu53
C'est ce discours sur Macron le riche banquier au service du grand patronat et des actionnaires que je trouve totalement débile et infondé. On en a déjà parlé maintes et maintes fois, alors ça m'agace un peu... Tous ses choix politiques depuis 10 ans, en matière économique, ont été au service des classes moyennes et populaires.
Les 1000 milliards d'euros de dette en plus correspondent à de l'argent qu'il a distribué aux Français, pour acheter la paix sociale, mais qui n'existait pas, qui n'était pas financé. On trouve principalement :
- une augmentation non financée des dépenses de retraite,
- les dépenses exceptionnelles de la crise COVID,
- le bouclier tarifaire dans l'énergie,
- des allègements d’impôts dont une majorité a concerné les ménages (impôt sur le revenu, taxe d’habitation, CSG),
- l’importante revalorisation des rémunérations des personnels soignants qui a fortement pesé sur les comptes de la Sécurité sociale.
Donc on peut lui reprocher beaucoup de choses (son incapacité à dire non aux revendications, l'absence globale de réformes de fond...) mais certainement pas d'avoir été aux services des riches et des grands patrons.
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 15:33
par Mesoke
Il a aussi instauré la flat tax qui permet aux plus riches des plus riches d'économiser des dizaines de millions, il a supprimé l'ISF, etc. Les dépenses pour le covid c'était pour la population entière. Les rentiers étaient bien contents de voir que la population française pouvait toujours consommer et ainsi leur fournir des dividendes.
Macron a donné aux plus riches sans contrainte et aux plus pauvres sous la contrainte de crises
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 15:52
par jeandu53
D'accord, il y a la flat tax. Quel est le coût de cette mesure ? Les analyses divergent, mais on partirait sur 3 milliards par an :
https://www.lesechos.fr/economie-france ... at-1240626
Pour l'ISF, on parle de 4,5 milliards d'euros par an :
https://www.capital.fr/votre-argent/le- ... es-1482415
Donc, sur les 1200 ou 1300 milliards d'euros de dette supplémentaire, il y en a peut-être, tout au plus, une centaine provoquée par des baisses d'impôts profitant aux plus riches. Et encore, il faudrait aussi compenser avec les phénomènes d'exil fiscal qui auraient eu lieu sans cette mesure.
Tout le reste correspond, soit à une augmentation non financée des dépenses sociales (notamment les retraites), soit à des mesures à destination des classes moyennes et populaires.
Donc je maintiens ce que je dis : Macron le riche banquier au service du grand patronat et des actionnaires, c'est un cliché totalement infondé. Il y a bien d'autres choses à lui reprocher.
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 15:55
par Mesoke
Il n'empêche que ces mesures ont couté des sous au profit des plus riches, sans que ceux-ci ne fassent la moindre révolte. Tandis que les sous lâchés aux moins riches l'ont été avec des contraintes.
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 15:58
par djep
Macron n'est qu'un rouage d'un système qui arrive désormais à bout de souffle.
On ne peut plus financer la France en comptant essentiellement sur l'emprunt et sur les économies faites sur le dos des contribuables pour faire tourner la boutique.
Et ce n'est pas en prenant davantage aux riches financiers que ça changera la nature du problème — ils partiront en exil.
Pour s'en sortir, il conviendrait peut-être d'envisager sérieusement de modifier notre système politique en profondeur en renouant avec la production de richesses, en priorité sur notre territoire.
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 15:59
par jeandu53
Mesoke a écrit : 11 octobre 2026 15:55
Il n'empêche que ces mesures ont couté des sous au profit des plus riches, sans que ceux-ci ne fassent la moindre révolte. Tandis que les sous lâchés aux moins riches l'ont été avec des contraintes.
On peut discuter de la pertinence de ces mesures. Mais je pense que là n'est pas le sujet. Je veux dire que, sur les 1200 milliards d'euros de dette supplémentaire depuis 10 ans, il y a peut-être, tout au plus, une centaine correspondant à des baisses d'impôts à destination des plus riches. Tout le reste a profité à l'ensemble de la population, notamment les classes moyennes et populaires. Donc Macron le riche banquier au service du grand patronat et des actionnaires : c'est non.
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 16:07
par Mesoke
Vu qu'il a fait des cadeaux gratos aux plus riches tandis qu'il a donné des sous aux moins bien lotis sous la contrainte et que le gros de l'endettement sous son règne est dû à la crise du covid, donc au maintient pour tous de l'économie française, on peut bien dire qu'il est le président des plus riches. Eux n'ont rien eu à réclamer.
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 16:27
par jeandu53
Vous pouvez refaire l'histoire si ça vous plait, considérer qu'il a adopté telle mesure sous la contrainte, et telle autre mesure par choix et sans contrainte : peu importe. Si vous faites le bilan de ses 10 ans sur les finances publiques, vous vous apercevez que les cadeaux aux riches représentent à peine 10% du volume global de dette publique supplémentaire. Tout le reste, ce ne sont pas des cadeaux aux riches.
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 16:42
par Mesoke
Tout le reste a été donné sous la contrainte de révoltes sociales, contrairement aux cadeaux pour les riches, donnés gracieusement. Le seul résultat comptable ne suffit pas à déterminer s'il a ou non été plus favorable aux riches ou aux défavorisés, le contexte importe également. Ca n'est pas refaire l'histoire, au contraire, c'est plutôt essayer de prendre en compte le maximum de données factuelles.
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 17:05
par Mollomollo
Mesoke a écrit : 11 octobre 2026 16:42
Tout le reste a été donné sous la contrainte de révoltes sociales, contrairement aux cadeaux pour les riches, donnés gracieusement. Le seul résultat comptable ne suffit pas à déterminer s'il a ou non été plus favorable aux riches ou aux défavorisés, le contexte importe également. Ca n'est pas refaire l'histoire, au contraire, c'est plutôt essayer de prendre en compte le maximum de données factuelles.
Je me demande si l'opposition entre vous deux n'est pas en partie un faux problème, ou en tout cas un problème mal posé. Vous discutez depuis plusieurs messages sur la qualification de « président des riches », mais vous ne raisonnez pas tout à fait sur le même objet. jeandu53 s'en tient à un décompte comptable : sur ~1200 milliards de dette supplémentaire, environ 100 viendraient de baisses d'impôts profitant aux plus aisés, et le reste aurait bénéficié à l'ensemble de la population. Mesoke, lui, ne conteste pas vraiment ces chiffres, il déplace le curseur : ce qui lui paraît significatif, c'est la manière dont ces mesures ont été décidées, gratuites d'un côté, arrachées sous la contrainte de l'autre. Les deux points de vue ne s'excluent pas, ils ne répondent simplement pas à la même question.
Une troisième voie serait peut-être de changer d'indicateur. Au lieu de regarder le stock de dettes accumulées, on pourrait regarder la dynamique du ratio dette publique/PIB, qui est ce qui compte vraiment pour la soutenabilité. Et surtout, on pourrait situer la période Macron par rapport aux quinquennats précédents. La dette a augmenté sous Sarkozy, sous Hollande, sous Macron, avec des contextes différents mais une tendance de fond. La question devient alors : la politique fiscale et sociale d'Emmanuel Macron a-t-elle infléchi cette trajectoire, ou bien s'est-elle inscrite dans un mouvement plus large qui la dépassait ? Cela éviterait à la fois de s'en tenir au seul décompte comptable et à la seule lecture du contexte politique.
Cela dit, je ne suis pas certaine qu'on tranchera vraiment la qualification de « président des riches » par un indicateur. C'est une expression qui relève autant d'un jugement politique que d'un constat économique, et chacun y met ce qu'il veut y voir.
Re: Du monde agricole aux lycées, la France à bout de nerfs
Posté : 11 octobre 2026 18:23
par papibilou
Mesoke a écrit : 11 octobre 2026 15:33
Il a aussi instauré la flat tax qui permet aux plus riches des plus riches d'économiser des dizaines de millions, il a supprimé l'ISF, etc. Les dépenses pour le covid c'était pour la population entière. Les rentiers étaient bien contents de voir que la population française pouvait toujours consommer et ainsi leur fournir des dividendes.
Macron a donné aux plus riches sans contrainte et aux plus pauvres sous la contrainte de crises
La flat tax n'est pas un problème, c'est son taux qui peut apparaître trop faible. Il a été relevé en janvier mais pas suffisamment. Ça rapporte 7 milliards et si la flat tax n'existait pas on aurait environ 3 milliards de plus
La suppression de l'ISF est une faute politique même si le rendement n'était qu'une infime fraction du déficit. Perte 4 milliards.
Cela dit si vous ajoutez le coût de ces mesures on est encore loin du déficit, loin du coût de la suppression de la taxe d'habitation ( près de 20 milliards) , loin des aides sur les bas salaires ( 75 milliards), loin du cout de la prime d'activité ( 10 milliards), ...