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"Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 00:08
par jeandu53
"Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand après son veto sur le référendum constitutionnel

Marine Le Pen réclame la démission de Richard Ferrand après que ce dernier a publiquement jugé illégal son projet de révision de la Constitution par référendum. La candidate accuse l'ancien député d'avoir violé son devoir de réserve et de neutralité sur une mesure phare de son programme présidentiel.

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Et elle a raison. :super:

Alors bien sûr, les anti-RN primaires vont nous dire qu'elle menace l’État de droit, la séparation des pouvoirs, en s'en prenant ainsi au CC. Mais il ne faut pas inverser les responsabilités : c'est bien le CC qui, depuis quelques années, sort de son rôle, en faisant de la politique au lieu de se contenter de faire du droit, et qui ce faisant menace l’État de droit et la séparation des pouvoirs.

On rappellera néanmoins que, si Richard Ferrand est président du CC, c'est parce que sa nomination a été validée au Parlement, grâce notamment à la bienveillance des députés RN qui se sont abstenus. Cela reste assez incompréhensible.

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 05:32
par Cépajuste
Même si certains estiment ses propos imprudents, il est difficile d'en déduire une obligation juridique de démissionner.

D'abord parce qu'il n'a pas participé à une décision du CC : il a simplement exprimé une analyse dans un entretien.

Ensuite parce qu'il existe déjà une abondante littérature juridique sur ce sujet. La thèse selon laquelle seule la procédure de l'article 89 permet de réviser la Constitution n'est pas une invention personnelle de Richard Ferrand ; c'est la doctrine du CC depuis des années.

Le fond du problème pour Ferrand n'est peut-être pas d'avoir tort en droit, mais d'avoir donné prise à l'accusation selon laquelle le CC est un acteur politique parmi d'autres plutôt qu'un arbitre au-dessus de la mêlée.

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 08:01
par Kelenner
Je n’ai jamais compris le sens de cette accusation. Evidemment que le CC fait de la politique, c’est un organisme dont la raison d’être est de se prononcer sur des décisions politiques. En quoi est-ce un problème ?

En fait, ce que MLP lui reproche, ce n’est pas de faire de la politique, c’est de donner des avis qui ne vont pas dans son sens. Si le CC disait l’inverse, il ferait tout autant de la politique et ça ne la dérangerait pas.

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 08:06
par Mesoke
Notons toujours plus d'attaques de la droite contre le CC, en proposant toujours plus de mesures inconstitutionnelles pour pouvoir se plaindre ensuite que le CC c'est que des méchants. J'espère me tromper, mais ça pue la dérive antirépublicaine via la suppression du CC pour pouvoir passer n'importe quelle mesure anticonstitutionnelle.

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 08:20
par Fonck1
"Vouloir réformer la Constitution par l'article 11, ça n'existe pas. C'est l'article 89 (...) Il n'y a pas de débat. Il suffit de lire la Constitution, qui n'est pas le Code général des impôts", a tranché Richard Ferrand. En clair : on ne peut pas changer la Constitution par l'article 11 en organisant un référendum.
elle est inculte, c'est pas de sa faute, donc oui, il a raison.

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 08:23
par mic43121
Fonck1 a écrit : 16 octobre 2026 08:20
"Vouloir réformer la Constitution par l'article 11, ça n'existe pas. C'est l'article 89 (...) Il n'y a pas de débat. Il suffit de lire la Constitution, qui n'est pas le Code général des impôts", a tranché Richard Ferrand. En clair : on ne peut pas changer la Constitution par l'article 11 en organisant un référendum.
elle est inculte, c'est pas de sa faute, donc oui, il a raison.

Oui ...mais elle a progressé :hehe:

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 08:30
par Fonck1
mic43121 a écrit : 16 octobre 2026 08:23
Fonck1 a écrit : 16 octobre 2026 08:20

elle est inculte, c'est pas de sa faute, donc oui, il a raison.

Oui ...mais elle a progressé :hehe:
non, les gens encore plus cons qu'elle la font progresser, elle, elle n'a pas progressé.
la seule chose dans laquelle elle a progressé, c'est le port du bracelet électronique.

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 12:01
par Patchouli38
"Ce que l’attaque de Marine Le Pen contre Richard Ferrand dit de la fragilité de son programme

Le coup de colère de Marine Le Pen et ses troupes contre le président du Conseil constitutionnel dit beaucoup de son projet politique, et de ses vraies intentions.
Par Anthony Berthelier

« Cela n’existe pas. » Avec ces quatre petits mots, le président du Conseil constitutionnel provoque la furie des dirigeants du Rassemblement national. Richard Ferrand s’exprimait précisément sur l’idée de réformer la loi fondamentale par référendum, sans passer par le Parlement, une promesse phare de Marine Le Pen. Or, pour lui, c’est impossible, et « il suffit de lire la Constitution, qui n’est pas le Code général des impôts ».

Depuis cette déclaration, formulée dans un podcast du Club des juristes, les cadres du parti d’extrême droite lâchent leurs coups. Après Jordan Bardella, Marine Le Pen en vient même à réclamer la démission de l’ancien macroniste, coupable à ses yeux d’avoir « rompu avec l’obligation de neutralité qui est la sienne ». Rien de bien nouveau dans la bouche de Marine Le Pen, qui ferraille régulièrement contre l’institution. Mais sur ce cas précis, qu’en est-il ?

Sur la forme, Richard Ferrand semble être dans les clous, en se faisant le gardien des règles de la loi suprême. « Il est normal que le président du Conseil constitutionnel puisse, dans des entretiens, livrer, proposer, des lectures de la Constitution. Il est dans son rôle quand il se borne à expliciter le sens du texte de 1958 », assure le professeur de droit public Bertrand-Léo Combrade au HuffPost. En revanche, le chef de l’institution doit prendre garde à ne pas s’exprimer sur un programme politique précis, ni sur une décision qu’il pourrait être amené à prendre, au risque de créer un soupçon de partialité.

Question technique, débats politiques

Dans ce contexte potentiellement éruptif, force est de constater que Richard Ferrand a pris des précautions. Quand il évoque les règles constitutionnelles dans l’entretien cité par Marine Le Pen, l’ancien député n’évoque jamais le projet du parti d’extrême droite, et indique simplement que l’article 89 (celui qui impose à l’exécutif un vote du Parlement) est « la seule voie pour réformer la Constitution. »

Sur le fond, cette analyse s’inscrit dans la lignée de celle de ses prédécesseurs « et de la majorité des juristes », souligne Bertrand-Léo Combrade. Avant Richard Ferrand, Laurent Fabius ou encore Jean-Louis Debré avaient effectivement affirmé en leur temps qu’une révision constitutionnelle devait impérativement passer par l’article 89, et non le 11, qui permettrait, selon plusieurs candidats à l’élection présidentielle, de contourner l’avis de l’Assemblée nationale et du Sénat pour interroger directement les Français.

Voilà pour les questions techniques. Restent alors des débats éminemment politiques. Car Marine Le Pen, juriste de formation et avocate de profession, ne peut ignorer l’interprétation constante des constitutionnalistes en la matière. Problème : l’essentiel de son programme, et le sel de l’idéologie de l’extrême droite, nécessite des changements dans la loi fondamentale. Comme une sorte de préalable.

En clair, la candidate du Rassemblement national doit modifier la Constitution si elle veut « mettre fin au droit du sol et au regroupement familial », instituer « la priorité nationale dans l’accès aux aides sociales », ou encore, faire advenir « la primauté du droit national sur le droit européen. » Autant de points cardinaux dans l’architecture du projet des nationalistes.

Quel est le projet ?

Dès lors, leurs attaques sans retenues s’expliquent. Avec la sortie de Richard Ferrand, ils voient s’échapper leur seule option pour réformer la Constitution à leur main, les conditions de l’article 89 étant particulièrement difficiles à réunir pour le parti d’extrême droite. Le Sénat va effectivement rester à droite, et devrait mettre un point d’honneur à s’opposer aux vues de Marine Le Pen et ses troupes. Mais tout ça, les lepénistes le savent depuis des lustres.

En réalité, leur colère, surjouée à désormais six mois du premier tour de l’élection présidentielle, vise, une nouvelle fois, à nourrir la défiance des Français à l’égard des institutions, en l’occurrence le Conseil constitutionnel. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les récentes déclarations de Marine Le Pen et ses ouailles, lesquels reprennent à pleins poumons la rhétorique des juges qui agiraient contre la volonté du peuple. Un discours très puissant à droite et à l’extrême droite dans cette précampagne présidentielle.

Du reste, Marine Le Pen avait déjà prévenu les Sages il y a quelques semaines, en estimant que le Conseil constitutionnel, chargé notamment de veiller à la conformité des lois votées par le Parlement, ne devait pas être « un contre-pouvoir au peuple ». « Si les Français décident de modifier leur Constitution, personne ne peut les empêcher », avait-elle déclaré fin septembre, sur LCI, laissant entrevoir une crise institutionnelle majeure en cas d’accession à l’Élysée le printemps prochain, et une certaine tentation de mettre au pas l’État de droit.

Pour cause, si la candidate du RN reste sur sa position, les juges constitutionnels devraient annuler le décret de convocation des électeurs pour son fameux référendum fondateur. Une décision qui s’imposera à tous, même au pouvoir exécutif désireux de l’organiser. Alors, nul ne sait ce qui pourrait se passer."

https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 40177.html

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 12:26
par jeandu53
MLP veut donner la parole au peuple. Quel scandale !

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 12:47
par Cépajuste
jeandu53 a écrit : 16 octobre 2026 12:26 MLP veut donner la parole au peuple. Quel scandale !
Ce n'est pas en choisissant une procédure impraticable qu'elle donnera la parole au peuple.

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 13:23
par Patchouli38
jeandu53 a écrit : 16 octobre 2026 12:26 MLP veut donner la parole au peuple. Quel scandale !
Bonjour jeandu,

Elle veut donner la parole au Peuple, et compte sur ses potes Bolloré et Stérin pour le manipuler à coup de propagandes et fake news à travers leur médias.

Marine Le Pen cherche surtout à se débarrasser des contre-pouvoirs afin de mettre en place son idéologie raciste, sexiste, anti-environnemental, etc. Marine Le Pen n'est rien d'autre que le Trump et le Orban réunis français.

Elle veut se débarasser de tout ce qui se met en travers de son chemin, pas étonnant d'une femme qui n'a de cesse de s'attaquer à l'Etat de droit et de tout ce qui protège nos lois et notre Constitution de toute dérive.

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 14:04
par Fonck1
jeandu53 a écrit : 16 octobre 2026 12:26 MLP veut donner la parole au peuple. Quel scandale !
le peuple est con.

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 14:05
par Fonck1
Cépajuste a écrit : 16 octobre 2026 12:47
jeandu53 a écrit : 16 octobre 2026 12:26 MLP veut donner la parole au peuple. Quel scandale !
Ce n'est pas en choisissant une procédure impraticable qu'elle donnera la parole au peuple.
oui mais les gens pas équipés comprennent pas ça.
ya des lois, c'est pas pour les chiens.

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 14:08
par scorpion3917
Fonck1 a écrit : 16 octobre 2026 08:20
"Vouloir réformer la Constitution par l'article 11, ça n'existe pas. C'est l'article 89 (...) Il n'y a pas de débat. Il suffit de lire la Constitution, qui n'est pas le Code général des impôts", a tranché Richard Ferrand. En clair : on ne peut pas changer la Constitution par l'article 11 en organisant un référendum.
elle est inculte, c'est pas de sa faute, donc oui, il a raison.
Quelle différence entre les 2 articles ?

Re: "Il a rompu avec la neutralité" : Marine Le Pen exige la démission de Richard Ferrand

Posté : 16 octobre 2026 14:08
par Kabé
Fonck1 a écrit : 16 octobre 2026 14:05
Cépajuste a écrit : 16 octobre 2026 12:47
Ce n'est pas en choisissant une procédure impraticable qu'elle donnera la parole au peuple.
oui mais les gens pas équipés comprennent pas ça.
ya des lois, c'est pas pour les chiens.

Ce que "les gens" ne comprennent surtout pas c'est que "le peuple" est aussi divisé que l'Assemblée nationale. Alors, c'est quoi "la parole du peuple" ? Il n'y en a pas, c'est une cacophonie, comme à l'AN.