«Ces gens m’indisposent» : sans les nommer, Macron accuse Trump et Nétanyahou de «ne pas aimer la France»
Posté : 21 octobre 2026 19:00
Ces deux là devraient plutôt s'occuper de ce qui se passe chez eux.
Depuis Doha, mercredi 21 octobre, le président de la République a tancé les commentaires virulents de son homologue américain et du Premier ministre israélien après leurs remarques sur les violences du 17 octobre.
La France «brûle» (Donald Trump), «le tiers monde en France» (JD Vance), «la France a cédé à l’invasion de l’islam extrémiste» (Nétanyahou)… après les violences spectaculaires du 17 octobre, les commentaires inflammables venus de dirigeants de l’étranger se sont multipliés pour qualifier la situation dans le pays. Assez fort pour que cela revienne aux oreilles présidentielles, qui s’en est ému, mercredi 21 octobre, depuis Doha, où il s’est rendu pour s’assurer de la sécurisation des volumes de carburants destinés à la France, en ces temps de renchérissement du coût de la vie.
Sans constater «à date», «d’ingérence étrangère visible dans les événements qui se sont passés» ce week-end, le président français a ainsi dénoncé «une manipulation étrangère de l’information qui a donné lieu à des commentaires inacceptables autant que stupides de la part de beaucoup, y compris de dirigeants étrangers». «Il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France, des dirigeants qui sont dans des situations de campagne dans la région ou de l’autre côté de l’Atlantique, qui parfois avec crédulité reprennent ce qu’il y a dans l’intelligence artificielle ou qui relaient ce qu’évidemment des sphères veulent faire croire», a-t-il poursuivi.
«On voit qui aime la France et qui ne l’aime pas»
«On a vu des images d’intelligence artificielle qui ont montré des scènes qui ne se sont jamais passées en France. On a des gens qui ont expliqué qu’on avait été envahis par des hordes de migrants et d’islamistes, ce qui est totalement faux», a-t-il déploré.
Sans qu’Emmanuel Macron ait eu besoin de les nommer, on reconnait sans peine Donald Trump ou Benyamin Nétanyahou derrière les «dirigeants étrangers» en question en pleine campagne électorale. Le premier, en fâcheuse posture à l’approche des midterms, promettant que les Etats-Unis ressembleraient à la France en cas de victoire démocrate, et le second, contesté par une droite moins radicale, voyant dans les événements l’influence de l’islamisme extrémiste (ce que ni les comparutions immédiates, ni les commentaires venus des renseignements intérieurs ne vient soutenir). «Dans ces moments-là, on voit qui aime la France et qui ne l’aime pas. Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment, ce sont des gens qui n’aiment pas notre pays, donc ces gens m’indisposent», a conclu Emmanuel Macron.
https://www.liberation.fr/politique/ces ... OU6NLLFLM/
Depuis Doha, mercredi 21 octobre, le président de la République a tancé les commentaires virulents de son homologue américain et du Premier ministre israélien après leurs remarques sur les violences du 17 octobre.
La France «brûle» (Donald Trump), «le tiers monde en France» (JD Vance), «la France a cédé à l’invasion de l’islam extrémiste» (Nétanyahou)… après les violences spectaculaires du 17 octobre, les commentaires inflammables venus de dirigeants de l’étranger se sont multipliés pour qualifier la situation dans le pays. Assez fort pour que cela revienne aux oreilles présidentielles, qui s’en est ému, mercredi 21 octobre, depuis Doha, où il s’est rendu pour s’assurer de la sécurisation des volumes de carburants destinés à la France, en ces temps de renchérissement du coût de la vie.
Sans constater «à date», «d’ingérence étrangère visible dans les événements qui se sont passés» ce week-end, le président français a ainsi dénoncé «une manipulation étrangère de l’information qui a donné lieu à des commentaires inacceptables autant que stupides de la part de beaucoup, y compris de dirigeants étrangers». «Il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France, des dirigeants qui sont dans des situations de campagne dans la région ou de l’autre côté de l’Atlantique, qui parfois avec crédulité reprennent ce qu’il y a dans l’intelligence artificielle ou qui relaient ce qu’évidemment des sphères veulent faire croire», a-t-il poursuivi.
«On voit qui aime la France et qui ne l’aime pas»
«On a vu des images d’intelligence artificielle qui ont montré des scènes qui ne se sont jamais passées en France. On a des gens qui ont expliqué qu’on avait été envahis par des hordes de migrants et d’islamistes, ce qui est totalement faux», a-t-il déploré.
Sans qu’Emmanuel Macron ait eu besoin de les nommer, on reconnait sans peine Donald Trump ou Benyamin Nétanyahou derrière les «dirigeants étrangers» en question en pleine campagne électorale. Le premier, en fâcheuse posture à l’approche des midterms, promettant que les Etats-Unis ressembleraient à la France en cas de victoire démocrate, et le second, contesté par une droite moins radicale, voyant dans les événements l’influence de l’islamisme extrémiste (ce que ni les comparutions immédiates, ni les commentaires venus des renseignements intérieurs ne vient soutenir). «Dans ces moments-là, on voit qui aime la France et qui ne l’aime pas. Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment, ce sont des gens qui n’aiment pas notre pays, donc ces gens m’indisposent», a conclu Emmanuel Macron.
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