Edouard Philippe invite Jean-Luc Mélenchon à débattre de «racisme» et d’«antisémitisme»
Posté : 04 novembre 2026 18:10
Allez chiche !...
L’ex-Premier ministre a été la cible de vives critiques de la gauche pour avoir estimé que la «surreprésentation» de jeunes issus de l’immigration lors des pillages de magasins le week-end du 17 octobre était «patente».
Un duel entre candidats putatifs au second tour de la présidentielle ? Edouard Philippe a invité ce mercredi 4 novembre le chef des insoumis à débattre de «racisme» et «d’antisémitisme». «Si Jean-Luc Mélenchon a envie d’un débat pour discuter de ces sujets, je suis son homme. Quand il veut, où il veut» a lancé l’ex-Premier ministre depuis Zuydcoote (Nord) sur le littoral français, où il était venu évoquer la lutte contre l’émigration clandestine vers le Royaume-Uni.
Le maire du Havre, qui a à plusieurs reprises fait un lien entre les pillages en marge de la mobilisation du 17 octobre et l’immigration, est accusé par la gauche de flirter avec les idées de l’extrême droite.
«L’extrême-droite» et «l’extrême-gauche» dos à dos
Dans un entretien au Point, le candidat Horizons à la présidentielle avait jugé la semaine dernière «patente» la «surreprésentation» de jeunes issus de l’immigration lors des pillages de magasins le week-end du 17 octobre, des propos réitérés sur TF1. Jean-Luc Mélenchon l’a accusé de «ne pas croire» à ce qu’il dit, mais de parler ainsi «par clientélisme racialiste».
Le candidat centriste, en perte de vitesse dans les sondages au profit du leader insoumis, a déploré mardi «une espèce de police de la pensée imposée par l’extrême-gauche, par Jean-Luc Mélenchon», qu’il a accusé d’être «le premier à utiliser les codes de l’antisémitisme, […] à remettre en cause l’universalisme républicain».
«Il y a un problème d’intégration dans notre pays, et on n’aurait pas le droit de le dire ? Mais qui pense que l’intégration fonctionne bien en France ?», a questionné le premier chef de gouvernement d’Emmanuel Macron.
«On est extrêmement attentifs à lutter contre toutes les formes de racisme et toutes les formes d’antisémitisme, d’où qu’elles viennent, de l’extrême-droite ou de l’extrême-gauche», a-t-il assuré, martelant que «tous les Français font partie de la communauté nationale, d’où qu’ils viennent». Jean-Luc Mélenchon n’a pas répondu à la proposition d’Edouard Philippe, à cette heure.
«Basculement politique»
Les déclarations de l’ex-membre de l’UMP avaient aussi été vivement critiquées par un de ses prédécesseurs à Matignon, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, qui s’est fendu d’un texte pour déplorer le «basculement politique» que représentent selon lui les mots du maire du Havre. «Voir ce que l’on voit, c’est accepter que la démocratie soit désormais captive des écrans» et revient à «essentialiser les positions des uns et des autres en fonction des signes visibles» tels que la «religion» ou la «couleur de peau», a cinglé l’ancien ministre des Affaires étrangères.
Une indignation partagée par Olivier Faure pour qui le candidat d’Horizons «dérive dans les eaux noires des préjugés racistes».
https://www.liberation.fr/politique/edo ... 67CSD6M24/

L’ex-Premier ministre a été la cible de vives critiques de la gauche pour avoir estimé que la «surreprésentation» de jeunes issus de l’immigration lors des pillages de magasins le week-end du 17 octobre était «patente».
Un duel entre candidats putatifs au second tour de la présidentielle ? Edouard Philippe a invité ce mercredi 4 novembre le chef des insoumis à débattre de «racisme» et «d’antisémitisme». «Si Jean-Luc Mélenchon a envie d’un débat pour discuter de ces sujets, je suis son homme. Quand il veut, où il veut» a lancé l’ex-Premier ministre depuis Zuydcoote (Nord) sur le littoral français, où il était venu évoquer la lutte contre l’émigration clandestine vers le Royaume-Uni.
Le maire du Havre, qui a à plusieurs reprises fait un lien entre les pillages en marge de la mobilisation du 17 octobre et l’immigration, est accusé par la gauche de flirter avec les idées de l’extrême droite.
«L’extrême-droite» et «l’extrême-gauche» dos à dos
Dans un entretien au Point, le candidat Horizons à la présidentielle avait jugé la semaine dernière «patente» la «surreprésentation» de jeunes issus de l’immigration lors des pillages de magasins le week-end du 17 octobre, des propos réitérés sur TF1. Jean-Luc Mélenchon l’a accusé de «ne pas croire» à ce qu’il dit, mais de parler ainsi «par clientélisme racialiste».
Le candidat centriste, en perte de vitesse dans les sondages au profit du leader insoumis, a déploré mardi «une espèce de police de la pensée imposée par l’extrême-gauche, par Jean-Luc Mélenchon», qu’il a accusé d’être «le premier à utiliser les codes de l’antisémitisme, […] à remettre en cause l’universalisme républicain».
«Il y a un problème d’intégration dans notre pays, et on n’aurait pas le droit de le dire ? Mais qui pense que l’intégration fonctionne bien en France ?», a questionné le premier chef de gouvernement d’Emmanuel Macron.
«On est extrêmement attentifs à lutter contre toutes les formes de racisme et toutes les formes d’antisémitisme, d’où qu’elles viennent, de l’extrême-droite ou de l’extrême-gauche», a-t-il assuré, martelant que «tous les Français font partie de la communauté nationale, d’où qu’ils viennent». Jean-Luc Mélenchon n’a pas répondu à la proposition d’Edouard Philippe, à cette heure.
«Basculement politique»
Les déclarations de l’ex-membre de l’UMP avaient aussi été vivement critiquées par un de ses prédécesseurs à Matignon, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, qui s’est fendu d’un texte pour déplorer le «basculement politique» que représentent selon lui les mots du maire du Havre. «Voir ce que l’on voit, c’est accepter que la démocratie soit désormais captive des écrans» et revient à «essentialiser les positions des uns et des autres en fonction des signes visibles» tels que la «religion» ou la «couleur de peau», a cinglé l’ancien ministre des Affaires étrangères.
Une indignation partagée par Olivier Faure pour qui le candidat d’Horizons «dérive dans les eaux noires des préjugés racistes».
https://www.liberation.fr/politique/edo ... 67CSD6M24/
