Quelles sont les chances de Marine Le Pen de candidater en cas de dissolution ou de démission d’Emmanuel Macron
Posté : 08 octobre 2025 20:04
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La leader du RN, consciente que sa candidature à une élection serait forcément invalidée, tente de s’en remettre au Conseil constitutionnel. Le sort d’un de ses recours sera tranché ce mercredi 8 octobre.
Il s’est dit prêt à «prendre ses responsabilités» en cas d’échec des «ultimes négociations» menées par Sébastien Lecornu jusqu’à ce mercredi soir. Le message cryptique d’Emmanuel Macron a ouvert la porte à toutes les interprétations. Le Président a-t-il l’intention d’installer un gouvernement de cohabitation, de dissoudre à nouveau l’Assemblée nationale, ou d’aller jusqu’à démissionner ? Pour le Rassemblement national, c’est tout vu : la dissolution est «absolument incontournable», a soutenu Marine Le Pen lundi 6 octobre, avant d’ajouter qu’il serait «sage» pour Emmanuel Macron de démissionner. La cheffe de file du RN, dans une vidéo publiée quelques heures plus tard sur ses réseaux sociaux, a ensuite martelé : «En ces heures, le chef de l’Etat dispose de deux voies possibles : soit la démission, soit la dissolution. La seconde option […] est à nos yeux irrémédiable.»
Marine Le Pen n’a pas évoqué – contrairement à Jordan Bardella qui a déjà fait savoir qu’il serait «très probablement» candidat en cas de législatives anticipées – ses intentions si les Français étaient effectivement de nouveau appelés aux urnes. En juillet, la leader d’extrême droite affirmait, à l’occasion d’un entretien au Parisien, qu’en cas de dissolution, elle comptait «présenter et aller défendre [sa] candidature auprès des instances chargées de la valider». Mais dans les faits, ses chances de pouvoir se présenter, que ce soit à une élection présidentielle ou à des législatives, ont été compromises par sa condamnation récente à une peine d’inéligibilité avec exécution immédiate.
Un avenir politique suspendu au jugement d’appel
En théorie, rien n’empêche Marine Le Pen de déposer sa candidature. Mais en pratique, cette candidature sera forcément invalidée, puisque l’intéressée est actuellement inéligible, en application de sa condamnation dans l’affaire des assistants fictifs du RN. Le 31 mars a été prononcée à son encontre une peine d’inéligibilité assortie de l’exécution provisoire, c’est-à-dire immédiatement applicable. En conséquence, l’élue a tout de suite été déchue de ses mandats locaux. Et bien qu’elle conserve pour l’instant son siège de députée, elle n’est pas en mesure de se représenter.
«Tous ceux qui seraient chargés d’enregistrer sa candidature – le préfet pour une élection législative, le Conseil constitutionnel pour une élection présidentielle – constateraient son caractère inéligible», pointe Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’Université de Lille.
La leader du RN, consciente que sa candidature à une élection serait forcément invalidée, tente de s’en remettre au Conseil constitutionnel. Le sort d’un de ses recours sera tranché ce mercredi 8 octobre.
Il s’est dit prêt à «prendre ses responsabilités» en cas d’échec des «ultimes négociations» menées par Sébastien Lecornu jusqu’à ce mercredi soir. Le message cryptique d’Emmanuel Macron a ouvert la porte à toutes les interprétations. Le Président a-t-il l’intention d’installer un gouvernement de cohabitation, de dissoudre à nouveau l’Assemblée nationale, ou d’aller jusqu’à démissionner ? Pour le Rassemblement national, c’est tout vu : la dissolution est «absolument incontournable», a soutenu Marine Le Pen lundi 6 octobre, avant d’ajouter qu’il serait «sage» pour Emmanuel Macron de démissionner. La cheffe de file du RN, dans une vidéo publiée quelques heures plus tard sur ses réseaux sociaux, a ensuite martelé : «En ces heures, le chef de l’Etat dispose de deux voies possibles : soit la démission, soit la dissolution. La seconde option […] est à nos yeux irrémédiable.»
Marine Le Pen n’a pas évoqué – contrairement à Jordan Bardella qui a déjà fait savoir qu’il serait «très probablement» candidat en cas de législatives anticipées – ses intentions si les Français étaient effectivement de nouveau appelés aux urnes. En juillet, la leader d’extrême droite affirmait, à l’occasion d’un entretien au Parisien, qu’en cas de dissolution, elle comptait «présenter et aller défendre [sa] candidature auprès des instances chargées de la valider». Mais dans les faits, ses chances de pouvoir se présenter, que ce soit à une élection présidentielle ou à des législatives, ont été compromises par sa condamnation récente à une peine d’inéligibilité avec exécution immédiate.
Un avenir politique suspendu au jugement d’appel
En théorie, rien n’empêche Marine Le Pen de déposer sa candidature. Mais en pratique, cette candidature sera forcément invalidée, puisque l’intéressée est actuellement inéligible, en application de sa condamnation dans l’affaire des assistants fictifs du RN. Le 31 mars a été prononcée à son encontre une peine d’inéligibilité assortie de l’exécution provisoire, c’est-à-dire immédiatement applicable. En conséquence, l’élue a tout de suite été déchue de ses mandats locaux. Et bien qu’elle conserve pour l’instant son siège de députée, elle n’est pas en mesure de se représenter.
«Tous ceux qui seraient chargés d’enregistrer sa candidature – le préfet pour une élection législative, le Conseil constitutionnel pour une élection présidentielle – constateraient son caractère inéligible», pointe Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’Université de Lille.