Page 8 sur 13

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 08 septembre 2020 11:18
par UBUROI
Voilà l'analyse que nous pourrions en faire, tous ici, si la plupart des survivants de ce forum n'étaient pas animés par les seules polémiques politiciennes oiseuses voire complot-populistes!

:super: Le plan de relance c'est le 2e étage de la réponse à la crise, après les 470 Mds € engagés dans l’activité partielle (dont un tiers financé par l’Unédic) et les prêts garantis par l’Etat.

Dès le confinement, tous les acteurs sensés de la vie politique souhaitaient la nécessité d’une réponse ambitieuse au choc économique et social provoqué par la crise Covid, avec l’objectif d’inscrire la France dans une trajectoire de transformation écologique, sociale et solidaire de notre économie.
:arrow: Avec 100 milliards d’euros, le plan France Relance affiche des montants importants (de l’ordre de 4 fois plus qu’en 2008). Le plan articule plusieurs leviers :

- La poursuite du soutien aux secteurs les plus touchés par la crise (aéronautique ; automobile ; culture ; tourisme ; commerce de proximité et artisanat) et aux entreprises en difficulté pour leur permettre de passer l’urgence de la crise- Un fort accent mis sur la compétitivité avec l’amplification de la diminution de la fiscalité sur les entreprises et le renforcement de leurs marges de manœuvre financières pour les inciter à investir et innover
- La prise de conscience que l’écologie peut être un vecteur de relance de notre économie avec l’accent mis sur la rénovation énergétique, les mobilités douces (vélo, transports en commun, ferroviaire), les technologies « vertes » - Des mesures pour préserver l’emploi, en particulier des jeunes qui entrent sur le marché du travail
- L’affirmation de la nécessité d’investir dans les compétence
- L’affirmation de la dimension territoriale.

Ces dépenses s’échelonnent sur deux ans : transformer en profondeur notre économie impliquera l’engagement de toutes les parties prenantes, mais je doute de certaines officines Les marges de manœuvre importantes données aux entreprises (baisse de 10 milliards des impôts de production, qui s’ajoute à la baisse déjà programmée de l’impôt sur les sociétés) doivent être investies dans la transition écologique, la préservation de l’emploi, la montée en compétences des salariés, le partage équitable des richesses produites. Une partie des fonds du plan de relance sont fléchés sur des dispositifs opérationnels qui intègrent de fait des contreparties : il faut embaucher pour bénéficier de la prime à l’embauche, exporter pour l’aide à l’export ; pour bénéficier de l’activité partielle de longue durée, il faut un accord collectif, etc. S’agissant des mesures sans contrepartie factuelle, et afin de maximiser l’effet de levier du plan de relance, les nouvelles marges de manœuvre financières offertes aux entreprises devront prendre toute leur place dans le cadre de l’info-consultation sur la stratégie de l’entreprise. La CFDT, dont je suis, soutient dans l'ensemble ce plan et c’est aussi pourquoi la CFDT revendique un avis conforme du CSE sur leur utilisation.

En matière d’emploi, la Centrale a obtenu gain de cause sur plusieurs de ses revendications :
- Report de la mise en œuvre de la réforme d’assurance-chômage qui devait entrer en vigueur au 1er septembre
- Allocation partielle de longue durée soumise à conclusion d’un accord collectif
- Mesures pour l’emploi des jeunes : relance de l’apprentissage et de l’alternance, accompagnement renforcé, contrats aidés, insertion par l’activité économique, accès renforcé à une formation qualifiante.
En matière de compétences, la Centrale réformiste avait revendiqué, lors de la multilatérale avec la ministre du Travail le 24 juillet, un « pack reconversion » pour les salariés. Le renforcement des différents outils (Transition professionnelles, ProA et FNE Formation) répond globalement à notre attente. Le financement supplémentaire du PIC (plan d’investissement dans les compétences) en direction des demandeurs d’emploi, la rénovation du statut de stagiaire de la formation professionnelle et la modernisation de l’offre de formation vont également dans le bon sens. Toutes ces mesures feront l’objet d’une concertation avec les différents acteurs pour définir les conditions de mise en œuvre.
Elle a par ailleurs revendiqué une mesure spécifique pour les personnes les plus fragilisées par la crise, notamment ceux qui ont été privés d’emploi et de ressources : travailleurs en contrats courts, indépendants, étudiants salariés, etc. Au-delà de l’impératif de donner accès à tous à un emploi et un travail de qualité, il faut tout faire pour éviter que ces publics basculent dans la pauvreté. Actuellement, le volet solidaire du plan est réduit à sa portion congrue, avec 800 M€, dont 533 à la revalorisation de 100 € de l’allocation de rentrée scolaire, 77 M€ à la restauration universitaire et 200 M€ à l’hébergement d’urgence et aux associations de lutte contre la pauvreté.
Enfin, la dimension territoriale sera une clé de la relance, à travers le volet écologique, mais aussi économique, avec des projets industriels de relocalisation dans les territoires, et social : la CFDT revendique le développement de plateformes d’expérimentation de projets innovants dans les compétences aux plus près des réalités des bassins d’emploi.La CFDT à travers ses organisations prendra, également dans les territoires, toute sa place pour la mise en œuvre de ce plan de relance et son suivi.

C'est pourquoi, elle ne sera pas, et moi non plus...ainsi que la plupart des gueulards d'ici! :hehe: dans le rue le 17 septembre avec les dinosaures bêlants et autres perdants et aigris de 2017!

Voilà pourquoi, je laisse nos "amis" populistes et anti macroniens se répandre entre eux.

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 08 septembre 2020 11:38
par CrazyMan
Victor a écrit : 07 septembre 2020 17:40
CrazyMan a écrit : 07 septembre 2020 17:36

La politique actuelle est exceptionnelle et répond à une situation exceptionnelle.
L'état n'a cessé, avant les mesures actuelles, de trancher dans ses dépenses. C'est bel et bien une politique d'austérité.
Pas du tout. Si on suivait une politique d'austérité budgétaire on ne serait pas en déficit budgétaire chaque année.
Rappel-moi de quand date le dernier budget en équilibre de la France.
Pour ton info, c'est avant 1975 ...
Donc STP, ne parle pas d'austérité en France. C'est tout le contraire, c'est open-bar.
C'est certains que dès lors que la France a perdu sa banque centrale et s'est mit à emprunter à des banques privées la dette a augmenté.

En revanche, c'est normal pour un état d'être endetté. La quasi totalité des états le sont tout comme l'écrasante majorité des petits propriétaires qui ont contracté des emprunts pour accéder la propriété.

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 08 septembre 2020 11:40
par CrazyMan
Victor a écrit : 08 septembre 2020 10:18
CrazyMan a écrit : 07 septembre 2020 19:39

Les deux sont liées.
La meilleur manière de faire de la science stupide est de cloisonner les disciplines entre elles. Le raisonnement purement mathématique est simplificateur (mais malgré tout utile) et ne tient pas compte d'énormément de facteurs.
L'écologie est une contrainte comme le social ou la technologie.
On ne peut pas faire travailler les gens 18 heures par jour ou faire travailler les enfants.
De même les normes environnementales sont de nouvelles contraintes que doit respecter le développement économique.
Mais l'écologie est une science (et non une religion, petit rappel pour certains), l'économie en est une autre.
Donc tu es en faveur de la science stupide. Ecologie d'un côté, économie de l'autre.
La contrainte aujourd'hui c'est l'économie, c'est elle que nous invoquons pour justifier les inégalités, le réchauffement, ect...

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 08 septembre 2020 14:55
par vincent
CrazyMan a écrit : 07 septembre 2020 19:39
Victor a écrit : 07 septembre 2020 18:04
D'un point de vue économique, la réponse est oui. D'ailleurs l'exemple brésilien est là pour nous le montrer.
D'un point de vue écologique, c'est un autre débat.


Les deux sont liées.
La meilleur manière de faire de la science stupide est de cloisonner les disciplines entre elles. Le raisonnement purement mathématique est simplificateur (mais malgré tout utile) et ne tient pas compte d'énormément de facteurs.


on boude mes questions ?

CrazyMan a écrit : ↑07 septembre 2020 17:36


La politique actuelle est exceptionnelle et répond à une situation exceptionnelle.
L'état n'a cessé, avant les mesures actuelles, de trancher dans ses dépenses. C'est bel et bien une politique d'austérité.
tranché dans les dépenses ? lesquelles , quel pourcentage de baisse ? qui représente une économie de combien de points de PIB ?


et si ces dépenses engendrent de la rigueur QUELLE SONT LES POPULATIONS TOUCHEES PAR CETTE RIGUEUR

J ' ai hate de vous lire , car on dirait qe beaucoup de choses m' ont échappé apprement ( si ce que vous dites est vrai )

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 08 septembre 2020 14:58
par vincent
CrazyMan a écrit : 08 septembre 2020 11:38 C'est certains que dès lors que la France a perdu sa banque centrale et s'est mit à emprunter à des banques privées la dette a augmenté.

En revanche, c'est normal pour un état d'être endetté. La quasi totalité des états le sont tout comme l'écrasante majorité des petits propriétaires qui ont contracté des emprunts pour accéder la propriété.

c 'est pas a cause des banques que la dette augmente , c'est a cause des dépenses qui sont plus élevées que les recettes lorsqu 'on finance a crédit notre "merveilleuxmodélesocialquele mondeentiernousenviemaisse gardebienbdecopier " faut pas s' attendre a autre chose

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 08 septembre 2020 18:10
par CrazyMan
vincent a écrit : 08 septembre 2020 14:58

c 'est pas a cause des banques que la dette augmente , c'est a cause des dépenses qui sont plus élevées que les recettes lorsqu 'on finance a crédit notre "merveilleuxmodélesocialquele mondeentiernousenviemaisse gardebienbdecopier " faut pas s' attendre a autre chose
Si c'est à cause de notre modèle social que nous sommes endettés tu pourras sans doute m'expliquer pourquoi les Etats-Unis, l'Angleterre et le Japon ont une dette jugée colossales.

Tu penses sans doute que la dette d'un état est semblable à la dette d'un particulier.
Pour un état il suffit simplement d'être solvable sur le long terme, il faut, en théorie, un taux de croissance supérieur aux taux d'intérêts, ce qui est le cas en France.

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 08 septembre 2020 18:14
par CrazyMan
vincent a écrit : 08 septembre 2020 14:55
CrazyMan a écrit : 07 septembre 2020 19:39

Les deux sont liées.
La meilleur manière de faire de la science stupide est de cloisonner les disciplines entre elles. Le raisonnement purement mathématique est simplificateur (mais malgré tout utile) et ne tient pas compte d'énormément de facteurs.


on boude mes questions ?

CrazyMan a écrit : ↑07 septembre 2020 17:36


La politique actuelle est exceptionnelle et répond à une situation exceptionnelle.
L'état n'a cessé, avant les mesures actuelles, de trancher dans ses dépenses. C'est bel et bien une politique d'austérité.
tranché dans les dépenses ? lesquelles , quel pourcentage de baisse ? qui représente une économie de combien de points de PIB ?


et si ces dépenses engendrent de la rigueur QUELLE SONT LES POPULATIONS TOUCHEES PAR CETTE RIGUEUR

J ' ai hate de vous lire , car on dirait qe beaucoup de choses m' ont échappé apprement ( si ce que vous dites est vrai )
Quelles dépenses ?
La rigueur budgétaire s'est matérialisée par une diminution des budgets alloués aux services publics en général.
L'épidémie a démontré que l'idéologie de la rentabilité, du zéro stock a plongé le secteur de la santé dans une situation très problématique et finalement plus coûteuse qu'autre chose.
Les plus touchés ? Les fonctionnaires et les bas revenus.

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 08 septembre 2020 19:19
par Victor
CrazyMan a écrit : 08 septembre 2020 11:40
Victor a écrit : 08 septembre 2020 10:18
L'écologie est une contrainte comme le social ou la technologie.
On ne peut pas faire travailler les gens 18 heures par jour ou faire travailler les enfants.
De même les normes environnementales sont de nouvelles contraintes que doit respecter le développement économique.
Mais l'écologie est une science (et non une religion, petit rappel pour certains), l'économie en est une autre.
Donc tu es en faveur de la science stupide. Ecologie d'un côté, économie de l'autre.
La contrainte aujourd'hui c'est l'économie, c'est elle que nous invoquons pour justifier les inégalités, le réchauffement, ect...
Effectivement, on peut aussi voir l'économie comme une contrainte. C'est un fait avéré que chacun d'entre nous participe à des flux économiques et que l'on ne peut pas mettre l'économie sous le tapis et vivre d'eau fraîche et d'air pur.

Un gouvernement qui ne soucierait que d'écologie sans prendre en compte la contrainte économique pourrait rapidement prendre des décisions qui auraient des conséquences terribles pour la population en terme de revenu, d'alimentation et de toute autre satisfaction des besoins primaires ou secondaires.

Tout comme un gouvernement (démocratique bien entendu) ne peut pas prendre de décisions économiques sans prendre en compte ce qui est socialement supportable pour la population.

Mais évidemment un gouvernement totalitaire peut gouverner avec beaucoup moins de contraintes !

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 08 septembre 2020 23:29
par CrazyMan
Victor a écrit : 08 septembre 2020 19:19
CrazyMan a écrit : 08 septembre 2020 11:40

Donc tu es en faveur de la science stupide. Ecologie d'un côté, économie de l'autre.
La contrainte aujourd'hui c'est l'économie, c'est elle que nous invoquons pour justifier les inégalités, le réchauffement, ect...
Effectivement, on peut aussi voir l'économie comme une contrainte. C'est un fait avéré que chacun d'entre nous participe à des flux économiques et que l'on ne peut pas mettre l'économie sous le tapis et vivre d'eau fraîche et d'air pur.

Un gouvernement qui ne soucierait que d'écologie sans prendre en compte la contrainte économique pourrait rapidement prendre des décisions qui auraient des conséquences terribles pour la population en terme de revenu, d'alimentation et de toute autre satisfaction des besoins primaires ou secondaires.

Tout comme un gouvernement (démocratique bien entendu) ne peut pas prendre de décisions économiques sans prendre en compte ce qui est socialement supportable pour la population.

Mais évidemment un gouvernement totalitaire peut gouverner avec beaucoup moins de contraintes !
S'occuper sérieusement de l'écologie est une question de vie ou de mort (pour de nombreuses espèces et en dernière analyse pour l'humanité). La spécificité des problèmes écologiques par rapport aux problèmes économiques est que ce sont des problèmes de natures physiques, c'est-à-dire que nous ne pouvons pas changer les règles de la biologie ou de la physique.
En revanche, notre modèle économique est une construction historique et sociale, c'est-à-dire qu'il est construit de manière artificielle. Ce qui implique une chose, c'est que celui-ci change à travers le temps.

Pour ma part je pense que l'économie doit vite incorporer les exigences écologiques (à l'aide de travaux en coopération avec des biologistes par exemple) à son cadre d'analyse. C'est déjà plus ou moins le cas avec l'explosion d'un domaine de recherche appelé l'économie de l'environnement.

Je ne nie pas un certain côté progressiste au modèle capitaliste mais il faut dépasser ce cadre de pensée.
Il faut se réinterroger sur la notion de besoin, qui aujourd'hui renvoie à des besoins illimités ce qui me paraît complètement incohérent.
Aristote distinguait déjà à son époque la bonne et la mauvaise chrématistique, c'est-à-dire la bonne manière de s'enrichir (qui consiste à répondre à ses besoins humains, c'est-à-dire à des besoins limités) et la mauvaise manière de s'enrichir (qui consiste simplement en l'accumulation de capitaux pour encore davantage accumuler).

Aujourd'hui, les actionnaires sont simplement des administrateurs et en aucun cas des entrepreneurs. L'entrepreneur, au sens de Schumpeter (c'est-à-dire l'entrepreneur moteur de l'innovation), est un spécimen très rare.

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 09 septembre 2020 09:50
par vincent
CrazyMan a écrit : 08 septembre 2020 18:14 Quelles dépenses ?
La rigueur budgétaire s'est matérialisée par une diminution des budgets alloués aux services publics en général.
L'épidémie a démontré que l'idéologie de la rentabilité, du zéro stock a plongé le secteur de la santé dans une situation très problématique et finalement plus coûteuse qu'autre chose.
Les plus touchés ? Les fonctionnaires et les bas revenus.
ben les dépenses dont vous parlez , vous oubliez ce que vous avez écris ?
La politique actuelle est exceptionnelle et répond à une situation exceptionnelle.
L'état n'a cessé, avant les mesures actuelles, de trancher dans ses dépenses. C'est bel et bien une politique d'austérité.

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 09 septembre 2020 10:05
par vincent
CrazyMan a écrit : 08 septembre 2020 18:10
vincent a écrit : 08 septembre 2020 14:58
c 'est pas a cause des banques que la dette augmente , c'est a cause des dépenses qui sont plus élevées que les recettes lorsqu 'on finance a crédit notre "merveilleuxmodélesocialquele mondeentiernousenviemaisse gardebienbdecopier " faut pas s' attendre a autre chose
Si c'est à cause de notre modèle social que nous sommes endettés tu pourras sans doute m'expliquer pourquoi les Etats-Unis, l'Angleterre et le Japon ont une dette jugée colossales.
la même" maladie" peut avoir des causes différentes .Aux USA par exemple USA
Les Etats-Unis resteront pour longtemps encore le premier ...www.lemonde.fr › International › Défense
29 avr. 2019 - Troisième plus gros budget militaire du monde, le royaume continue de produire un effort militaire considérable, pesant 8,8 % de son PIB,


voila l' explication de différences de taux d' endêtement

Tu penses sans doute que la dette d'un état est semblable à la dette d'un particulier.
Je pense pas, j' en suis certain . Pour vous , un peu plus haut dans ce sujet , l' endêtement est normal, etvous parlez de l' endêtement d' un ménage en le comparant a celui d' un état .

Un ménage qui a comme dette l' emprunt de la construction de sa maison , reçoit a chaque échénace la situation .....et mois aprés mois , elle baisse.....alors qu' en France la dette de l' état augmente

Pour un état il suffit simplement d'être solvable sur le long terme, il faut, en théorie, un taux de croissance supérieur aux taux d'intérêts, ce qui est le cas en France.
Personne ne peut dire le contraire , vous avez raison . Je rajouterais a "solvable" le mot confiance des créanciers envers ceux qui sont aux manettes . Inutile de vous dire que sil' incompétente arrivait au pouvoir , mettait la retraite a 60 ans les taux auquels la France emprunte augmenteraient , idem pour les démagogue de gauche qui mettraient le RU en projet.

Il suffirait d' être sovable bien sur , et n' être plus de ce monde français , car lorsque les jeunes verront la note a payer ........ces mêmes jeunes qui auront contribué a freiner les réformespar des manifs depuis des années.... :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3:


Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 09 septembre 2020 10:59
par Georges61
CrazyMan a écrit : 08 septembre 2020 23:29
Victor a écrit : 08 septembre 2020 19:19
Effectivement, on peut aussi voir l'économie comme une contrainte. C'est un fait avéré que chacun d'entre nous participe à des flux économiques et que l'on ne peut pas mettre l'économie sous le tapis et vivre d'eau fraîche et d'air pur.

Un gouvernement qui ne soucierait que d'écologie sans prendre en compte la contrainte économique pourrait rapidement prendre des décisions qui auraient des conséquences terribles pour la population en terme de revenu, d'alimentation et de toute autre satisfaction des besoins primaires ou secondaires.

Tout comme un gouvernement (démocratique bien entendu) ne peut pas prendre de décisions économiques sans prendre en compte ce qui est socialement supportable pour la population.

Mais évidemment un gouvernement totalitaire peut gouverner avec beaucoup moins de contraintes !
S'occuper sérieusement de l'écologie est une question de vie ou de mort (pour de nombreuses espèces et en dernière analyse pour l'humanité). La spécificité des problèmes écologiques par rapport aux problèmes économiques est que ce sont des problèmes de natures physiques, c'est-à-dire que nous ne pouvons pas changer les règles de la biologie ou de la physique.
En revanche, notre modèle économique est une construction historique et sociale, c'est-à-dire qu'il est construit de manière artificielle. Ce qui implique une chose, c'est que celui-ci change à travers le temps.

Pour ma part je pense que l'économie doit vite incorporer les exigences écologiques (à l'aide de travaux en coopération avec des biologistes par exemple) à son cadre d'analyse. C'est déjà plus ou moins le cas avec l'explosion d'un domaine de recherche appelé l'économie de l'environnement.

Je ne nie pas un certain côté progressiste au modèle capitaliste mais il faut dépasser ce cadre de pensée.
Il faut se réinterroger sur la notion de besoin, qui aujourd'hui renvoie à des besoins illimités ce qui me paraît complètement incohérent.
Aristote distinguait déjà à son époque la bonne et la mauvaise chrématistique, c'est-à-dire la bonne manière de s'enrichir (qui consiste à répondre à ses besoins humains, c'est-à-dire à des besoins limités) et la mauvaise manière de s'enrichir (qui consiste simplement en l'accumulation de capitaux pour encore davantage accumuler).

Aujourd'hui, les actionnaires sont simplement des administrateurs et en aucun cas des entrepreneurs. L'entrepreneur, au sens de Schumpeter (c'est-à-dire l'entrepreneur moteur de l'innovation), est un spécimen très rare.
:+1

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 09 septembre 2020 13:28
par Victor
CrazyMan a écrit : 08 septembre 2020 23:29
Victor a écrit : 08 septembre 2020 19:19
Effectivement, on peut aussi voir l'économie comme une contrainte. C'est un fait avéré que chacun d'entre nous participe à des flux économiques et que l'on ne peut pas mettre l'économie sous le tapis et vivre d'eau fraîche et d'air pur.

Un gouvernement qui ne soucierait que d'écologie sans prendre en compte la contrainte économique pourrait rapidement prendre des décisions qui auraient des conséquences terribles pour la population en terme de revenu, d'alimentation et de toute autre satisfaction des besoins primaires ou secondaires.

Tout comme un gouvernement (démocratique bien entendu) ne peut pas prendre de décisions économiques sans prendre en compte ce qui est socialement supportable pour la population.

Mais évidemment un gouvernement totalitaire peut gouverner avec beaucoup moins de contraintes !
S'occuper sérieusement de l'écologie est une question de vie ou de mort (pour de nombreuses espèces et en dernière analyse pour l'humanité). La spécificité des problèmes écologiques par rapport aux problèmes économiques est que ce sont des problèmes de natures physiques, c'est-à-dire que nous ne pouvons pas changer les règles de la biologie ou de la physique.
Exact, on a tous besoin de s'alimenter régulièrement par exemple !
Mais qui aujourd'hui remet en cause le fait que l'économie et en particulier les entreprises doivent intégrer des contraintes sociales et environnementales ?
Pour tout info, toutes les grandes entreprises publient un bilan social et environnemental.
Globalement l'écologie est plus un problème pour les ménages et les particuliers que pour les entreprises.
Beaucoup d'entreprises font d'énormes progrès sur le recyclage de leurs déchets, leur mode de production, leur consommation d'énergie, etc.

Ce sont les ménages et les particuliers qui posent le plus de problèmes car ils veulent de l'écologie mais ils ne veulent surtout pas changer leur mode de vie.
Rien que sur l'alimentation. Seule une minorité de personnes sont prêtes à réduire leur consommation de viandes ou même à la supprimer.

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 10 septembre 2020 22:14
par CrazyMan
Victor a écrit : 09 septembre 2020 13:28 Exact, on a tous besoin de s'alimenter régulièrement par exemple !
Mais qui aujourd'hui remet en cause le fait que l'économie et en particulier les entreprises doivent intégrer des contraintes sociales et environnementales ?
Pour tout info, toutes les grandes entreprises publient un bilan social et environnemental.
Globalement l'écologie est plus un problème pour les ménages et les particuliers que pour les entreprises.
Beaucoup d'entreprises font d'énormes progrès sur le recyclage de leurs déchets, leur mode de production, leur consommation d'énergie, etc.

Ce sont les ménages et les particuliers qui posent le plus de problèmes car ils veulent de l'écologie mais ils ne veulent surtout pas changer leur mode de vie.
Rien que sur l'alimentation. Seule une minorité de personnes sont prêtes à réduire leur consommation de viandes ou même à la supprimer.
Je suis à moitié d'accord avec toi.
Le capitalisme est un système total.
Ronald Coase, prix "nobel" d'économie, a décrit les négociation de la pollution entre pollueurs et pollués.
Il explique que la puissance publique attribue des droits de propriété sur la pollution (des quotas de CO2 par exemple). Grâce (à cause?!) à la libre négociation, ceux qui désirent polluer beaucoup achètent à ceux qui désirent polluer moins. Et ainsi la pollution se répartit efficacement.
Pour ma part je suis quasi certain que les grandes entreprises doivent êtres soumises à des contraintes plus importantes sinon nos efforts seront contournés par la fameuse rationalité instrumentale (raisonnement rationnel visant l'enrichissement en s'adaptant à son environnement légal par exemple)

Re: plan de relance de 100 milliards

Posté : 10 septembre 2020 22:28
par CrazyMan
vincent a écrit : 09 septembre 2020 10:05
CrazyMan a écrit : 08 septembre 2020 18:10



la même" maladie" peut avoir des causes différentes .Aux USA par exemple USA
Les Etats-Unis resteront pour longtemps encore le premier ...www.lemonde.fr › International › Défense
29 avr. 2019 - Troisième plus gros budget militaire du monde, le royaume continue de produire un effort militaire considérable, pesant 8,8 % de son PIB,


voila l' explication de différences de taux d' endêtement




Je pense pas, j' en suis certain . Pour vous , un peu plus haut dans ce sujet , l' endêtement est normal, etvous parlez de l' endêtement d' un ménage en le comparant a celui d' un état .

Un ménage qui a comme dette l' emprunt de la construction de sa maison , reçoit a chaque échénace la situation .....et mois aprés mois , elle baisse.....alors qu' en France la dette de l' état augmente




Personne ne peut dire le contraire , vous avez raison . Je rajouterais a "solvable" le mot confiance des créanciers envers ceux qui sont aux manettes . Inutile de vous dire que sil' incompétente arrivait au pouvoir , mettait la retraite a 60 ans les taux auquels la France emprunte augmenteraient , idem pour les démagogue de gauche qui mettraient le RU en projet.

Il suffirait d' être sovable bien sur , et n' être plus de ce monde français , car lorsque les jeunes verront la note a payer ........ces mêmes jeunes qui auront contribué a freiner les réformespar des manifs depuis des années.... :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3:

Tu as raison de parler du concept de "confiance" qui est d'une importance capitale en économie. C'est un concept qui, d'ailleurs, rend les fluctuations économiques relativement imprévisibles. Qui aurait crû par exemple que les subprimes pouvaient êtres notés triple A quelques jours avant le krach ?
Les comportements humains sont moutonniers (c'est particulièrement visible dans la finance) et assez irrationnels.

En ce qui concerne la dette, tu ne comprends pas le concept et j'ai renoncé à t'expliquer. Si tu ne peux pas saisir que la dette publique n'a rien avoir avec la dette d'un ménage c'est que tu ne comprends pas. Et si tu penses comme cela je me demande pourquoi tu ne parles pas davantage de la dette privée française qui est plus élevée que la dette publique, ce qui est un contresens total. Pour rappel le krach de 2008 a été provoqué par un surplus de dette privée (en grande partie soutenue par des financiers véreux)