Dès le confinement, tous les acteurs sensés de la vie politique souhaitaient la nécessité d’une réponse ambitieuse au choc économique et social provoqué par la crise Covid, avec l’objectif d’inscrire la France dans une trajectoire de transformation écologique, sociale et solidaire de notre économie.
- La poursuite du soutien aux secteurs les plus touchés par la crise (aéronautique ; automobile ; culture ; tourisme ; commerce de proximité et artisanat) et aux entreprises en difficulté pour leur permettre de passer l’urgence de la crise- Un fort accent mis sur la compétitivité avec l’amplification de la diminution de la fiscalité sur les entreprises et le renforcement de leurs marges de manœuvre financières pour les inciter à investir et innover
- La prise de conscience que l’écologie peut être un vecteur de relance de notre économie avec l’accent mis sur la rénovation énergétique, les mobilités douces (vélo, transports en commun, ferroviaire), les technologies « vertes » - Des mesures pour préserver l’emploi, en particulier des jeunes qui entrent sur le marché du travail
- L’affirmation de la nécessité d’investir dans les compétence
- L’affirmation de la dimension territoriale.
Ces dépenses s’échelonnent sur deux ans : transformer en profondeur notre économie impliquera l’engagement de toutes les parties prenantes, mais je doute de certaines officines Les marges de manœuvre importantes données aux entreprises (baisse de 10 milliards des impôts de production, qui s’ajoute à la baisse déjà programmée de l’impôt sur les sociétés) doivent être investies dans la transition écologique, la préservation de l’emploi, la montée en compétences des salariés, le partage équitable des richesses produites. Une partie des fonds du plan de relance sont fléchés sur des dispositifs opérationnels qui intègrent de fait des contreparties : il faut embaucher pour bénéficier de la prime à l’embauche, exporter pour l’aide à l’export ; pour bénéficier de l’activité partielle de longue durée, il faut un accord collectif, etc. S’agissant des mesures sans contrepartie factuelle, et afin de maximiser l’effet de levier du plan de relance, les nouvelles marges de manœuvre financières offertes aux entreprises devront prendre toute leur place dans le cadre de l’info-consultation sur la stratégie de l’entreprise. La CFDT, dont je suis, soutient dans l'ensemble ce plan et c’est aussi pourquoi la CFDT revendique un avis conforme du CSE sur leur utilisation.
En matière d’emploi, la Centrale a obtenu gain de cause sur plusieurs de ses revendications :
- Report de la mise en œuvre de la réforme d’assurance-chômage qui devait entrer en vigueur au 1er septembre
- Allocation partielle de longue durée soumise à conclusion d’un accord collectif
- Mesures pour l’emploi des jeunes : relance de l’apprentissage et de l’alternance, accompagnement renforcé, contrats aidés, insertion par l’activité économique, accès renforcé à une formation qualifiante.
En matière de compétences, la Centrale réformiste avait revendiqué, lors de la multilatérale avec la ministre du Travail le 24 juillet, un « pack reconversion » pour les salariés. Le renforcement des différents outils (Transition professionnelles, ProA et FNE Formation) répond globalement à notre attente. Le financement supplémentaire du PIC (plan d’investissement dans les compétences) en direction des demandeurs d’emploi, la rénovation du statut de stagiaire de la formation professionnelle et la modernisation de l’offre de formation vont également dans le bon sens. Toutes ces mesures feront l’objet d’une concertation avec les différents acteurs pour définir les conditions de mise en œuvre.
Elle a par ailleurs revendiqué une mesure spécifique pour les personnes les plus fragilisées par la crise, notamment ceux qui ont été privés d’emploi et de ressources : travailleurs en contrats courts, indépendants, étudiants salariés, etc. Au-delà de l’impératif de donner accès à tous à un emploi et un travail de qualité, il faut tout faire pour éviter que ces publics basculent dans la pauvreté. Actuellement, le volet solidaire du plan est réduit à sa portion congrue, avec 800 M€, dont 533 à la revalorisation de 100 € de l’allocation de rentrée scolaire, 77 M€ à la restauration universitaire et 200 M€ à l’hébergement d’urgence et aux associations de lutte contre la pauvreté.
Enfin, la dimension territoriale sera une clé de la relance, à travers le volet écologique, mais aussi économique, avec des projets industriels de relocalisation dans les territoires, et social : la CFDT revendique le développement de plateformes d’expérimentation de projets innovants dans les compétences aux plus près des réalités des bassins d’emploi.La CFDT à travers ses organisations prendra, également dans les territoires, toute sa place pour la mise en œuvre de ce plan de relance et son suivi.
C'est pourquoi, elle ne sera pas, et moi non plus...ainsi que la plupart des gueulards d'ici!
Voilà pourquoi, je laisse nos "amis" populistes et anti macroniens se répandre entre eux.
