da capo a écrit : 28 juin 2023 22:37
Sa mère (que je plains) dit sur insta : ''ils m'ont enlevé un bébé [...] C'était encore un enfant, il avait besoin de sa mère".
Un bébé qui roule en Mercedes sans permis tout de même, le savait-elle ?
« La voiture jaune que conduisait l'adolescent est une Mercedes AMG qui avait, selon les premiers éléments de l'enquête relayés par TF1 Info, été louée. » (Actu.fr)
Là, déjà une remarque : l'agence qui a loué un tel bolide à ce jeune aurait dû vérifier qu'il était mineur et donc non titulaire d'un permis de conduire. Elle ne l’a visiblement pas fait.
Cette agence de location auto a donc une claire responsabilité dans ce qui s'est passé : elle a agi de manière irresponsable et hors-la-loi.
tisiphoné a écrit : 29 juin 2023 06:51
da capo a écrit : 28 juin 2023 22:37
Sa mère (que je plains) dit sur insta : ''ils m'ont enlevé un bébé [...] C'était encore un enfant, il avait besoin de sa mère".
Un bébé qui roule en Mercedes sans permis tout de même, le savait-elle ?
et si dans sa fuite avec sa voiture puissante il avait renversé des enfants et tué mères et enfants ?
je peux comprendre la douleur de cette mère evidemment , hélas elle ne sera jamais objective non plus.
Plus je visionne cette autre vidéo (qui est manifestement boycottée dans les médias du fait qu’elle émane d’un policier d’extrême-droite, donc d’un messager qui tue son message), plus je me questionne sur les circonstances précises du drame : et, notamment, sur le fait que le policier est bloqué par un mur et que si le conducteur repart en manoeuvrant légèrement sur la gauche, il met la vie du policier en danger.
https://policeetrealites.com/2023/06/28 ... -innocent/
Autre chose encore : le policier tire au moment où le véhicule redémarre sans avoir respecté la menace du policier.
Or, que dit la loi à ce sujet ?
« Avant la loi de 2017, le régime d’usage de l’arme pour les policiers n’était régi par aucun texte particulier et relevait uniquement du droit commun. En cas d’usage de son arme, l’agent de police devait démontrer la légitime défense », note Méryl Recotillet.
Désormais, d’après l’article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure, les agents de la police nationale, comme les militaires de la gendarmerie, peuvent, outre certains cas visant à disperser un attroupement, faire usage de leurs armes dans cinq situations :
en cas d’atteinte à leur vie ou à leur intégrité physique, ou de menace ;
• après sommations, s’ils ne peuvent se défendre ou
protéger des tiers autrement ;
• pour empêcher la réitération d’un meurtre ou d’une tentative de meurtre ;
•
s’ils doivent neutraliser un individu qui cherche à leur échapper et risque de s’en prendre à des tiers dans sa fuite ;
•
lorsque le « refus d’obtempérer » d’un automobiliste menace physiquement les policiers.
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/ar ... 55771.html
Or, rien qu’au vu des circonstances de tir de la vidéo "officielle" qui circule en boucle dans les médias,
il y a bien délit de fuite d’un jeune contrevenant à la loi circulant sans permis de conduire sur la voie publique dans un bolide pouvant menacer la vie d’autrui .
Dans cet article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure j’ai surligné les passages qui semblent correspondre au cas qui nous intéresse.
La Justice devra étudier posément les choses. Or, ce n’est pas ce qui se passe en ce moment : le Président, l’Assemblée etc et toute une clique de faux-culs hypocrites font d’un jeune délinquant un martyr national en criminalisant le geste de ce policier de manière indigne en mode justice expéditive.
Tout cela pour éviter des émeutes dans les banlieues : et bien c’est perdu, le bal des faux-culs n'y aura pas suffi puisqu'on apprend ce matin qu’il y a quand même eu de graves incidents dans de nombreuses banlieues hier soir. Et ce n'est peut-être pas fini.
En fait, tous ces responsables politiques (mais une bonne partie des français dits de souche) n'ont en rien à cirer des jeunes de banlieues et ils les méprisent comme certains parents méprisaient autrefois leurs enfants adultérins nés d'union illicites et qui étaient alors appelés "bâtards".
Ce sont ces jeunes nés en France mais issus d'une immigration familiale "open bar" qui en tiennent lieu et place aujourd'hui.
La France ne les aime pas et ne les aimera jamais et eux n'aimeront jamais la France qui ne les aime pas. Elle les tolère juste par mauvaise conscience post-coloniale en les qualifiant prudemment de "sauvageons" ou - moins prudemment- de "racaillles" .
Tout ceci étant clairement posé, un avis personnel sur la question : oui, la police française devrait être réformée de fond en comble. Oui, on peut avoir peur de la police dans certains cas. Oui, il existe une certaine forme de fascisme et de racisme chez certains policiers. J'entendais même un sociologue affirmer hier sur France Info qu'il fallait d'abord "se protéger de la police" . De graves erreurs ont été commises dans le passé avec la suppression de la police de proximité qui était une excellentes chose et qui permettait de garder le lien entre deux mondes hostiles.
Ce lien semble aujourd'hui définitivement rompu avec le trafic de stupéfiants qui prend des proportions hors-normes dans ces banlieues et qui les transforment en territoires perdus de la République.
Toutefois, soyons honnêtes : qui aimerait être policier aujourd'hui ? Et combien de policiers se suicident chaque année ? Et combien de marches blanches pour ces tragédies intimes ?