Re: Donald Trump a donné l'ordre de tuer le général iranien Soleimani.
Posté : 06 janvier 2020 16:01
C'est vrai que niveau déstabilisation de l'Irak, les Ricains n'y sont pour rien. Victor, franchement... 
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Tu penses que le message de Trump n'est pas assez clair et qu'il devrait balancer quelques missiles supplémentaires pour être compris ?Jean de Meung a écrit : 06 janvier 2020 16:01 C'est vrai que niveau déstabilisation de l'Irak, les Ricains n'y sont pour rien. Victor, franchement...![]()
Cela va-t-il forcer les mollahs à répliquer ?jabar a écrit : 06 janvier 2020 16:23 Marée humaine à Téhéran pour les obsèques de Soleimani
https://www.youtube.com/watch?v=K_ZyXK4aC5k
Je pense que c'est surtout le bordel créé en Irak en 2003 par l'invasion sous de faux prétextes, puis ensuite la mise au pouvoir par les USA d'un Gvt majoritairement chiite, qui a créé toutes les conditions pour que l'Iran s'introduise en Irak. Ajoute à cela la califat islamique qui n'est qu'une autre résultante du bordel mis dans cette région et qui a aussi provoqué la venue du Hezbollah libanais par là, et tu as tout ce qu'il faut pour y semer un chaos indescriptible.Victor a écrit : 06 janvier 2020 16:08Tu penses que le message de Trump n'est pas assez clair et qu'il devrait balancer quelques missiles supplémentaires pour être compris ?Jean de Meung a écrit : 06 janvier 2020 16:01 C'est vrai que niveau déstabilisation de l'Irak, les Ricains n'y sont pour rien. Victor, franchement...![]()
Je ne faisais pas une analyse historique de la situation mais uniquement de la situation présente.Jean de Meung a écrit : 06 janvier 2020 16:31 Les Iraniens vont patienter...
Je pense que c'est surtout le bordel créé en Irak en 2003 par l'invasion sous de faux prétextes, puis ensuite la mise au pouvoir par les USA d'un Gvt majoritairement chiite, qui a créé toutes les conditions pour que l'Iran s'introduise en Irak. Ajoute à cela la califat islamique qui n'est qu'une autre résultante du bordel mis dans cette région et qui a aussi provoqué la venue du Hezbollah libanais par là, et tu as tout ce qu'il faut pour y semer un chaos indescriptible.Victor a écrit : 06 janvier 2020 16:08
Tu penses que le message de Trump n'est pas assez clair et qu'il devrait balancer quelques missiles supplémentaires pour être compris ?
Aujourd'hui, le gros shTrumphf pointe l'Iran d'un doigt accusateur alors que les responsables principaux du bordel là-bas sont les Ricains. En plus, cerise sur le gâteau, la sortie unilatéral de l'accord de 2015...
Mais on peut aussi s'en faire une idée contraire, mais ce n'est pas celle qui prime, cependant.
Source:La Dépêche.
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé dimanche l'Iran de représailles majeures et l'Irak de sanctions après un vote du Parlement réclamant l'expulsion des troupes américaines de ce pays. Depuis la mort dans un raid américain vendredi à Bagdad du puissant général iranien Qassem Soleimani, le monde entier redoute une escalade, voire une véritable déflagration.
Depuis l'avion présidentiel Air Force One qui le ramenait à Washington après deux semaines de vacances en Floride, le locataire de la Maison Blanche n'a rien fait pour apaiser les inquiétudes.
Interrogé sur l'attitude de Téhéran, qui crie "vengeance" et promet une riposte "militaire", il a opté pour un ton très dur: "S'ils font quoi que ce soit, il y aura des représailles majeures". Le tempétueux président a par ailleurs maintenu sa menace de détruire des sites culturels iraniens. "Ils ont le droit de tuer nos ressortissants (...) et nous n'avons pas le droit de toucher leurs sites culturels? Cela ne marche pas comme ça", a-t-il lancé.
Très actif sur Twitter, le chef d'État américain a également expliqué que "ses posts sur les réseaux sociaux serviront de notification au Congrès si jamais il devait riposter en cas d’attaque de l’Iran contre des personnes ou intérêts des États-Unis".
Dimanche soir, comme la veille, des roquettes se sont abattues près de l'ambassade américaine dans la Zone verte de Bagdad, sans faire de victimes, selon des témoins. Depuis plus de deux mois, des dizaines de roquettes ont frappé des zones où se trouvent diplomates et militaires américains en Irak, tuant un sous-traitant américain fin décembre.
Vers un retrait des troupes américaines ?
Les assassinats du général Soleimani et d'Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces de sécurité, ont créé un consensus rare contre les États-Unis en Irak, secoué depuis des mois par une révolte notamment contre la mainmise de l'Iran. Au Parlement, en l'absence des députés kurdes et de la plupart des députés sunnites, de nombreux élus ont scandé "Non à l'Amérique!".
Le chef du Parlement Mohammed al-Halboussi a ensuite lu une décision qui "contraint le gouvernement à préserver la souveraineté du pays en retirant sa demande d'aide" au Conseil de sécurité de l'ONU pour combattre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) - et donc à retirer son invitation à la coalition internationale. Cette dernière a déjà dit avoir "suspendu" le combat contre l'EI, car elle se consacre désormais "totalement" à la protection de ses troupes.
"Remboursement":
Quelque 5.200 soldats américains sont actuellement stationnés en Irak. Si le vote a été salué par l'Iran, Donald Trump a très vivement réagi, évoquant la possibilité d'imposer des sanctions "très fortes" à l'encontre de Bagdad. "S'ils nous demandent effectivement de partir, si nous ne le faisons pas sur une base très amicale, nous leur imposerons des sanctions comme ils n'en ont jamais vu auparavant", a-t-il lancé. "Nous avons une base aérienne extraordinairement chère là-bas. Elle a coûté des milliards de dollars à construire. Nous ne partirons pas s'ils ne nous remboursent pas!", a-t-il martelé.
Les Brigades du Hezbollah, la faction la plus radicale du Hachd, avaient appelé samedi les soldats irakiens à s'éloigner "d'au moins 1 000 mètres" des sites où sont présents des soldats américains à partir de dimanche soir, sous-entendant que ces sites pourraient être la cible d'attaques.
Le mouvement chiite libanais Hezbollah, dont les hommes sont engagés en Syrie auprès du régime de Bachar al-Assad et de son allié iranien, a affirmé de son côté que l'armée américaine "paierait le prix de l'assassinat" de Soleimani. Face à la montée des tensions, Washington a annoncé récemment le déploiement de 3 000 à 3 500 soldats supplémentaires dans la région.
Dénonçant des "violations de la souveraineté de l'Irak", Bagdad a annoncé dimanche avoir convoqué l'ambassadeur américain et porté plainte auprès du Conseil de sécurité de l'ONU. Les morts de Soleimani et Mouhandis ont suscité une immense émotion en Irak et en Iran. Dimanche, une marée humaine d'hommes et de femmes en pleurs criant "Mort à l'Amérique" a déferlé dans plusieurs villes d'Iran, notamment la cité sainte chiite de Machhad (nord-est) où le cercueil de Soleimani est arrivé.
Les "deux occupants":
Les tensions entre Washington et Téhéran n'ont cessé de croître depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis d'un accord international sur le nucléaire conclu en 2015, retrait assorti du retour de lourdes sanctions américaines contre Téhéran. Un an après ce retrait, l'Iran a commencé à s'affranchir de certains des engagements pris dans le cadre de l'accord destiné à limiter son programme nucléaire.
L'Iran a annoncé dimanche la "cinquième et dernière phase" de ce plan de réduction de ses engagements, affirmant qu'il ne se sentait désormais plus tenu par aucune limite "sur le nombre de ses centrifugeuses". Téhéran avait indiqué plus tôt que son annonce "tiendrait compte" de la "situation nouvelle" créée par l'assassinat du général. L'Iran a cependant indiqué qu'il continuerait à se soumettre volontairement au programme d'inspection particulièrement draconien mis en place à la suite de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien.
Donald Trump a justifié l'assassinat de Soleimani en assurant qu'il préparait des attaques "imminentes" contre diplomates et militaires américains. Avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson, le président français Emmanuel Macron a convenu de "travailler ensemble pour réduire les tensions dans la région", selon Berlin.
L'escalade en Irak a fait complètement passer au second plan la révolte contre les dirigeants, jugés corrompus et incompétents et qui n'arrivent pas à s'entendre pour former un gouvernement. Les protestataires ont cependant encore défilé en nombre dimanche dans le sud, pour dénoncer "les deux occupants: l'Iran et les Etats-Unis".
Et si Trump est réélu ?jabar a écrit : 06 janvier 2020 16:44 Ne dis pas "les américains". Les américains ne suivent pas la décision de Trump. Même son camp a été pris de court.
J'espère juste que les iraniens seront en retenue et patienteront qu'il se fasse dégager.
Le bouffon orange est en roue libre pour se faire réelire.
Ce "génie" de la négociation a dénoncé le traité iranien et n'a rien trouvé de mieux que la provoc et les bombes en alternative.
D'un autre côté, je vois mal les Américains s'engager réellement militairement contre l'Iran qui a tout de même des moyens pour répliquer, en plus d'un fort pouvoir de nuisance dans une région stratégique importante pour ce qui est de l'approvisionnement du monde en pétrole.Victor a écrit : 06 janvier 2020 16:55Et si Trump est réélu ?jabar a écrit : 06 janvier 2020 16:44 Ne dis pas "les américains". Les américains ne suivent pas la décision de Trump. Même son camp a été pris de court.
J'espère juste que les iraniens seront en retenue et patienteront qu'il se fasse dégager.
Le bouffon orange est en roue libre pour se faire réelire.
Ce "génie" de la négociation a dénoncé le traité iranien et n'a rien trouvé de mieux que la provoc et les bombes en alternative.
Ils feront quoi les mollahs ?
La relative victoire de Bachar en Syrie (surtout victoire des Russes !), aidé par des forces pro-Iran a tourné la tête aux mollahs !
Ils pensaient renouveler cette opération en Irak en s'appuyant sur la population chiite. Sauf que là, ya un os. Ya pas la Russie et ils ont toute la région contre eux !
Je ne sais pas comment ils vont se sortir de cette situation sans perdre la face surtout vis à vis de leur population qui réclame désormais une vengeance qui les entraînerait dans un conflit où ils pourraient perdre beaucoup.
On n'est plus dans la guerre du Vietnam. Les américains n'ont plus besoin de perdre des milliers de GI pour mener une guerre.
Je sais pas mon gars. Tu te montes le bourrichon tout seul.Victor a écrit : 06 janvier 2020 16:55
Et si Trump est réélu ?
Ils feront quoi les mollahs ?
La relative victoire de Bachar en Syrie (surtout victoire des Russes !), aidé par des forces pro-Iran a tourné la tête aux mollahs !
Ils pensaient renouveler cette opération en Irak en s'appuyant sur la population chiite. Sauf que là, ya un os. Ya pas la Russie et ils ont toute la région contre eux !
Je ne sais pas comment ils vont se sortir de cette situation sans perdre la face surtout vis à vis de leur population qui réclame désormais une vengeance qui les entraînerait dans un conflit où ils pourraient perdre beaucoup.
On n'est plus dans la guerre du Vietnam. Les américains n'ont plus besoin de perdre des milliers de GI pour mener une guerre.
C'est pour cela qu'une solution diplomatique comme celle négociée avec l'Iran, la Russie, l'UE, l'Allemagne, la France, la GB et la précédente administration américaine était une bonne idée. Trump a renversé la table, désormais c'est encore plus chaud et plus tendu dans la région !Stounk a écrit : 06 janvier 2020 16:58D'un autre côté, je vois mal les Américains s'engager réellement militairement contre l'Iran qui a tout de même des moyens pour répliquer, en plus d'un fort pouvoir de nuisance dans une région stratégique importante pour ce qui est de l'approvisionnement du monde en pétrole.Victor a écrit : 06 janvier 2020 16:55
Et si Trump est réélu ?
Ils feront quoi les mollahs ?
La relative victoire de Bachar en Syrie (surtout victoire des Russes !), aidé par des forces pro-Iran a tourné la tête aux mollahs !
Ils pensaient renouveler cette opération en Irak en s'appuyant sur la population chiite. Sauf que là, ya un os. Ya pas la Russie et ils ont toute la région contre eux !
Je ne sais pas comment ils vont se sortir de cette situation sans perdre la face surtout vis à vis de leur population qui réclame désormais une vengeance qui les entraînerait dans un conflit où ils pourraient perdre beaucoup.
On n'est plus dans la guerre du Vietnam. Les américains n'ont plus besoin de perdre des milliers de GI pour mener une guerre.
2003, c'est avant-hier Victor, ce n'est pas 1851 ou 654.Victor a écrit : 06 janvier 2020 16:38 Je ne faisais pas une analyse historique de la situation mais uniquement de la situation présente.
Les Iraniens ont plus que jamais toutes les raisons de se doter au plus vite de l'arme atomique. Qui pourrait les blâmer?Victor a écrit : 06 janvier 2020 17:11C'est pour cela qu'une solution diplomatique comme celle négociée avec l'Iran, la Russie, l'UE, l'Allemagne, la France, la GB et la précédente administration américaine était une bonne idée. Trump a renversé la table, désormais c'est encore plus chaud et plus tendu dans la région !Stounk a écrit : 06 janvier 2020 16:58
D'un autre côté, je vois mal les Américains s'engager réellement militairement contre l'Iran qui a tout de même des moyens pour répliquer, en plus d'un fort pouvoir de nuisance dans une région stratégique importante pour ce qui est de l'approvisionnement du monde en pétrole.
Et la dénonciation de cet accord par Trump a mis au pouvoir en Iran, les durs, les faucons, et a discrédité les iraniens favorables à une pacification des rapports entre l'Iran et le reste du monde !