Re: Négociations à gauche : Jean-Luc Mélenchon fait "un pâté d'alouette", fustige Patrick Mignola
Posté : 08 mai 2022 09:17
Je ne suis pas très éloigné de votre analyse.AAAgora a écrit : 07 mai 2022 19:51.papibilou a écrit : 07 mai 2022 16:53
la radicalité a rarement donné des résultats optimaux pour le pays en général et pour les classes les moins favorisées en particulier.
Mais peut-être verrons nous.
J'ai plusieurs fois évoqué les évolution du capitalisme.
Et surtout le passage du capitalisme productif au capitalisme financier.
Au niveau idéologique cela correspond au passage du libéralisme au néo-libéralisme.
La disparition du patronat (identifiable) au actionnariat (invisible) a créé une rupture entre les forces du capital et celle du travail.
Avant il y avait les négociations collectives qui permettaient d'arriver à des ententes.
Tout cela est terminé, le salarié est seul face à un conseil d'administration invisible.
Cette situation a radicalisé les rapports entre les parties, celle du travail plongeant dans une forme de résignation et d'impuissance, tandis que celle du capital continue à engranger de plus en plus de bénéfices, en chevauchant les crises sans en être impacté.
Une société dans la quelle la force de travail est réduite à variable d'ajustement, ne pourra jamais être une société apaisée.
Il ne faut pas s'étonner si la radicalité s'invite à table.
C'est la raison pour laquelle je prône:
- le développement de l'actionnariat salarié jusqu'à 30%. Les salariés doivent être associés financièrement au résultats de l'entreprise. Un salarié qui perçoit des dividendes a intérêt comme les dirigeants et comme les actionnaires à la bonne marche de l'entreprise. Tout le monde tire dans le même sens.
- la participation des salariés aux AG, avec voix de blocage pour certaines décisions du type rémunération du PDG ...
- les négociations sociales , non par branches mais par entreprise, car toutes les entreprises d'une branche ne sont pas dans le même état de santé.