Victor a écrit : 29 novembre 2023 15:19
Normal de négocier avec des terroristes ?
On ne devrait pas, non.
Oui mais IRL, tout le monde fait cela.
Le Qatar héberge l'organisation politique du Hamas. Cet état devrait être donc considéré comme un état terroriste : et pourtant, en ce moment même, Israël négocie avec les Hamas via le Qatar. Et plusieurs pays concernés par les otages passent par le Qatar pour négocier avec le Hamas.
Alors que cette organisation nous dégoûte pour les massacres du 7 Octobre, qu' elle nous dégoûte pour ses prises d' otages (des femmes, des enfants, des bébés, des personnes âgées), qu'on la trouve insupportable et cynique quand on la voit avoir sous l' œil des caméras des gestes chaleureux envers les otages qu'elle libère au compte-goutte, oui tout cela est une chose. Sans oublier son idéologie islamiste mortifère (ce qui n'est pas le cas de l'Autorité palestinienne, un peu plus "laïque")
Malheureusement, la "realpolitik" fait que le Hamas semble devoir être de plus en plus incontournable en ce moment. Et d'autant plus que sa popularité est grandissante en Cisjordanie.
Benyamin Netanyahou a promis "d'éradiquer" le Hamas : plus facile à dire qu'à faire. On voit bien, que même affaibli militairement, le Hamas continue de jouer sa carte dans le sud de Gaza mais au Qatar, aussi.
Israël ne pourra pas éradique le Hamas dans le sud de Gaza sauf à éradiquer les deux millions de Palestiniens qui s'y trouvent et qui vivent eux-mêmes déjà une véritable catastrophe humanitaire en ce moment.
Alors, certes, il y aurait une solution "finale" proposée par certains fous furieux de l' entourage Netanyahou: une bombe atomique sur Gaza et hop ! le tour serait joué, non ?
Bien.
Mais qui oserait appuyer sur le bouton ?
Et encore : il faudrait trouver une autre "solution" (finale ?) pour les Palestiniens de Cisjordanie. Et là, ce serait bien plus compliqué en raison des nombreuses colonies illégales qui mitent la région.
Non, retour au sérieux : il ne pourra pas y avoir d'autre solution que politique sur la question.
Et - tout le monde le dit et n'en voit pas d'autre en ce moment - : la seule solution sera solution à deux états indépendants.
Là encore certes, plus facile à dite qu'à faire.
Mais, à mon avis, cette solution politique ne pourra être envisagée qu'à partir de deux mises à l'index préalables : celle de la branche dure d'extrême-droite israélienne ( comprenant les colons de Cisjordanie) et celle de la branche dure palestinienne (comprenant le Hamas).