Fonck1 a écrit : non
ou bien
loi mal conçue comme d'hab.mais le medef s'en tape des 35 heures.il a les moyens de les payer,c'est les petites boites qui ont pas les moyens de travailler aussi peu.
la CGPME (confédération générale des Petites et Moyennes Entreprises) est une composante non négligeable du MEDEF. Les petites boîtes auraient du comme les grande embaucher une personne de plus pour 5 salariés, de façon à maintenir une production plus importante. Elles ont fait le contraire : tout le monde à 35 heures et prière de faire en 35 ce qu'ils faisaient avant en 39....
ou bien quoi d'autre, exactement ?
un pays pour survivre doit produire,bien et de qualité en restant compétitif.
pas moins,mal payé,mal fabriqué,et surtout innondant le monde de produit qui décoivent au final ceux qui les achete.
je n'achete (à mon possible)que peu de matos asiatique.
je rajouterais qu'il faut pas se plaindre d'être pauvre quand on travaille pas,ou aussi peu.
Il n'y a pas de corrélation entre le fait de travailler beaucoup d'heures et la pauvreté, ou plutôt si, mais dans l'autre sens : ceux qui multiplient les heures, et souvent les boulots, sont les plus pauvres : double voire triple jobs aux USA, double jobs en Angleterre, absence de droits du travail (et donc de durée limite) dans de nombreux pays, sans parler de ceux où l'on fait travailler des enfants 12 à 14 heures par jour...
Un patron du CAC 40 fera nettement moins d'heure qu'un artisan boulanger, et pourtant, il gagnera beaucoup beaucoup beaucoup plus.
il est intéressant de regarder l'histoire du droit du travail en comparaison avec les modifications des proportions de travailleurs dans les 3 secteurs (primaire, secondaire, tertiaire). avant le fordisme et le taylorisme, le travail était payé à la tâche effectuée et non à l'heure. L'arrivée du taylorisme et du fordisme a modifié la manière de rémunérer le travail et on est passé à une rémunération horaire. On était alors en plein boum de l'industrialisation, dans le secteur primaire.
Cette rémunération horaire s'est appliquée à tous les secteurs d'activité, jusqu'au secteur tertiaire, qui a pris et continu à prendre une place prépondérante. Or, aujourd'hui, on s'aperçoit qu'on aurait plutôt tendance à penser "mission" (donc tâche) qu'horaires dans ces secteurs d'activité. n'y aurait-il pas là une piste à creuser, d'autant plus au regard de la multiplication des postes de cadre qui, souvent, n'encadrent rien, mais deviennent cadre (à 1600 euros net/mois) parce qu'il n'y a pas de pointage aux 35 heures et que, sans compter leurs heures, ils finissent les tâches qu'on leur a assignées ?
Fustiger les 35 heures parce que les entreprises (à commencer par l'Etat lui-même !) n'a pas joué le jeu, ça me semble un peu facile et surtout peu constructif. Car la question demeure entière : comment résorber le chômage de masse ?