gobsec a écrit :
alors là je suis subjugué avec un tel argumentaire, putain, et les caméras étaient-elles braquées sur le travail des cheminots

Non, car ce n'était pas le sujet.
Par contre, on a pu se rendre compte que les cheminots connaissaient mieux le dossier "sécurité", les facteurs d'accidents, les endroits dangereux et les problèmes techniques que leurs dirigeants.
On a pu se rendre compte de leur instruction , à leur façon de d'exprimer.
J'ai eu aussi un copain (mon meilleur ami) dont le père était cheminot, qui a voulu entrer "à la SNCF". Il a du passer un concours niveau bac (il fallait avoir au moins le bac pour le passer).
Et pourtant, il n'était pas conducteur.
Qu'a-t-on appris dans ce reportage?
1) que l'accident de Brétigny est bel et bien du à une éclisse vétuste et mal fixée, qu'il y en avait d'autres dans cette gare, que le problème avait été signalé par les agents dont c'est le travail mais que la hiérarchie n'avait pas donné suite.
2) que ce problème d'usure et de vétusté des voies est très répandu sur le réseau.
3) qu'il y a un autre problème lié aux traverses en bois qui doivent maintenir constant l'écartement des rails. Elles sont en très mauvais état sur de nombreux kilomètres de voies (dites "obsolètes",et devraient donc être remplacées.
Pourtant des trains y roulent!
Le pognon du voyageur d'abord, l'entretien aux calendes grecques?
4) que la direction de la SNCF est capable d'ignorer cette situation pour n'intervenir que là où des caméras passent.
5) que les trains sont ralentis (exemple donné: de 150 km/h à 100 km/h) sur certains tronçons non entretenus.
6) qu'il y a un problème grave avec certaines motrices qui shuntent, c'est à dire qui n'envoient plus de signal aux infrastructures de gestion de la signalisation et en particulier au passages à niveau automatiques. Certains trains dits "fantômes" sont passés alors que les barrières étaient relevées. Comme à St Vincent de Tyrosse dans les Landes.
De tels incidents sont nombreux chaque année (plusieurs centaines), certains deviennent des accidents. La politique de la SNCF lors des procés (un exemple donné en Bretagne) est de nier la position des barrières mais installe des systèmes mécaniques déclanchés par le passage du train à l'approche de l'intersection avec une route.
Alors, il me vient une question concernant la haine des clients passagers contre les grèves des cheminots qui ne sont pas quotidiennes, alors que les retards le sont.
On a vu grâce à cet excellent reportage, une des causes régulières: le mauvais état des voies qui impose des ralentissements.
On peut logiquement y ajouter les chantiers de remise en état, qui sont bien réels mains insuffisamment nombreux pour raison d'économie.
Les retards sont supportés par les clients.
Les grèves moins: or les cheminots ne font pas grève que pour leur intérêt catégoriel: ils font grève pour être plus nombreux, pour que la sécurité du trafic soit assurée (elle dépend de leurs conditions de travail), contre des fermetures de lignes et de gares...
On a vu aussi que la SNCF se retire de l'entretien des lignes inter-cités pour les confier aux régions, que l'Etat refuse de payer la dette (globale) de la SNCF.
En effet l'argent gagné grâce au "trafic voyageurs" est investi...dans le TGV et ses lignes.
A gobsec,
Et toi ton argumentation c'est quoi à part de la haine et des accusations non vérifiables par tous?