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Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 26 juillet 2017 17:19
par vincent
saint thomas a écrit : En juin 2017, 35 718 ruptures conventionnelles ont été signées : un record en France. Négocier une séparation à l'amiable entre un salarié et son chef d'entreprise n'a jamais été aussi utilisée. Sur les six premiers mois de l'année, 207 000 ruptures ont été signées, ce qui représente une hausse de 7% par rapport à la même période en 2016.
Et 207 000 chômeurs en plus
C'est bien de faciliter les licenciements et de créer les fumeux CDI de chantier
ha bon, qu 'est ce qui vous fait dire que cela fait 270 000 chomeurs de plus ?
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 26 juillet 2017 17:24
par vincent
saint thomas a écrit : Sauf que :
Dans 70 % des cas, ce départ « à l'amiable » cache un licenciement déguisé. On convoque une personne, on lui annonce qu'elle va être licenciée, on le laisse mariner et on lui propose, finalement, une rupture conventionnelle. »
Depuis la mise en place de la rupture conventionnelle, les entreprises françaises n'enregistrent presque plus de démissions. Mais en décembre dernier, 79 % des salariés ayant négocié leur départ à l'amiable était inscrit à Pôle Emploi.
https://www.cadremploi.fr/editorial/con ... nelle.html
Ou encore:
330 000 ruptures conventionnelles ont été signées en 2014, ce sera 350 000 pour 2015. Ce succès cache des dérives. Certains employeurs en profiteraient pour licencier leurs salariés de façon déguiser. "On va lui faire une pression morale, un harcèlement et le mettre dans une situation où il va être dans une contrainte réelle d'accepter la rupture. Ce qu'il fait qu'il ne pourra pas librement la négocier", explique Me Lysa Halimi, avocate en droit du travail.
25% des fins de CDI chez les séniors
http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/fr ... 44344.html
Les employeurs font payer les préretraites par l'Assedic
Le niveau de chômage élevé des quinquas a démarré par Giscard qui a "inventé" les FNE......depuisl' habitude a été prise
,cela fait parti des zavantages zakis , merveilleuse machine a fabriquer des chômeurs ( il y en a d'autres )
ensuite , je crois que cette fabrique de "chomeurs" a été démontée par Mitterand, mais sans doute remplacée par une autre machine..mais la "tendance' est maintenue
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 26 juillet 2017 17:38
par Victor
Cette hausse des ruptures conventionnelles est une bonne nouvelle.
C'est autant de salariés qui n'iront pas pleurnicher aux prud'hommes !
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 26 juillet 2017 22:11
par lotus95
saint thomas a écrit : Je plains les jeunes qui auront tous des contrats de + en + précaires et les futurs séniors du privé , la vie ne va pas être facile à partir de 55 ans
Votez Macron , l'homme qui vous fera aller à Pôle Emploi à la cinquantaine
oui, les deux extrêmes ... en fait le bon âge pour travailler c'est entre 25 et 40 ans
avant, c'est trop jeune et pas assez d'expérience, et condamné aux CDD ou emplois payés à coup de lance-pierre ;
après, c'est trop vieux, trop cher, has been et pas assez malléable, et condamné à être poussé vers la sortie ...
le pire, c'est qu'avec le recul de l'âge légal pour départ en retraite, un sénior qui se retrouve au chômage à 50 ans, c'est quasiment 20 ans de galère ...
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 26 juillet 2017 22:15
par coincetabulle
ce qui devrait interpeller, c'est l'utilité de casser le code du travail pour raison de non flexibilité alors même que les chiffres nous prouvent qu'il est facile de rompre un CDI.
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 26 juillet 2017 22:17
par lotus95
Lion blanc a écrit : 330 000 ruptures conventionnelles ont été signées en 2014, ce sera 350 000 pour 2015. Ce succès cache des dérives. Certains employeurs en profiteraient pour licencier leurs salariés de façon déguiser. "On va lui faire une pression morale, un harcèlement et le mettre dans une situation où il va être dans une contrainte réelle d'accepter la rupture. Ce qu'il fait qu'il ne pourra pas librement la négocier", explique Me Lysa Halimi, avocate en droit du travail.
25% des fins de CDI chez les séniors
tout le monde connait cette pratique du out-senior depuis des dizaines d'années, on dirait même que nos dirigeants et tout autres politicards (et je ne parle pas des syndicats salariés et patronaux).... font les autistes..

oui et c'est d'autant plus paradoxal qu'un sénior au chômage coûte plus cher et a vocation à le rester assez longtemps, étant donné la discrimination pratiquée dans à peu près tous les cabinets de recrutement. C'est illégal mais on s'en fout ...
le jeunisme est la tendance, on le voit même à la TV
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 26 juillet 2017 22:42
par lotus95
coincetabulle a écrit : ce qui devrait interpeller, c'est l'utilité de casser le code du travail pour raison de non flexibilité alors même que les chiffres nous prouvent qu'il est facile de rompre un CDI.
c'est tout le paradoxe ... en fait, il faut comprendre que dans toutes les réformes prévues, on a trouvé des justifications qui ne reposent sur rien, mais qui servent de prétexte et cachent les motifs réels et inavouables.
dans le cas des licenciements facilités et du plafonnement des indemnités prud'homales, on ne peut parler que de licenciements abusifs puisque dans les autres cas de figure, les solutions existent déjà ... dès lors, on comprend que ces réformes ne peuvent répondre qu'à un besoin de licencier abusivement des salariés en poste, ou encore diminuer fortement leurs prétentions lors de négociations de ruptures conventionnelles ou indemnités transactionnelles.
J'ai un cas récent dans mon entourage, comme par hasard survenu 1 à 2 semaines après l'élection de Macron : c'est un cadre supérieur qui a près de 20 ans d'ancienneté qu'on licencie pour un motif bidon, alors qu'il n'a jamais eu d'antécédent dans cette boite ... avec les règles existantes actuellement, il aurait pu prétendre à plus de 2 ans de salaire aux prud'hommes d'autant plus qu'il a plus de 50 ans... avec le plafonnement prévu, l'indemnité maximale sera de 14 mois ...
pour le coup, cela donne toute latitude à la boîte de négocier bien en dessous ..
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 26 juillet 2017 22:45
par NSC
lotus95 a écrit : coincetabulle a écrit : ce qui devrait interpeller, c'est l'utilité de casser le code du travail pour raison de non flexibilité alors même que les chiffres nous prouvent qu'il est facile de rompre un CDI.
c'est tout le paradoxe ... en fait, il faut comprendre que dans toutes les réformes prévues, on a trouvé des justifications qui ne reposent sur rien, mais qui servent de prétexte et cachent les motifs réels et inavouables.
dans le cas des licenciements facilités et du plafonnement des indemnités prud'homales, on ne peut parler que de licenciements abusifs puisque dans les autres cas de figure, les solutions existent déjà ... dès lors, on comprend que ces réformes ne peuvent répondre qu'à un besoin de licencier abusivement des salariés en poste, ou encore diminuer fortement leurs prétentions lors de négociations de ruptures conventionnelles ou indemnités transactionnelles.
J'ai un cas récent dans mon entourage, comme par hasard survenu 1 à 2 semaines après l'élection de Macron : c'est un cadre supérieur qui a près de 20 ans d'ancienneté qu'on licencie pour un motif bidon, alors qu'il n'a jamais eu d'antécédent dans cette boite ... avec les règles existantes actuellement, il aurait pu prétendre à plus de 2 ans de salaire aux prud'hommes d'autant plus qu'il a plus de 50 ans... avec le plafonnement prévu, l'indemnité maximale sera de 14 mois ...
pour le coup, cela donne toute latitude à la boîte de négocier bien en dessous ..
Les gens n'aime pas dire a leur entourage qu'ils ont ete vire pour faute proffessionelle
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 26 juillet 2017 22:59
par lotus95
NSC a écrit : lotus95 a écrit :
c'est tout le paradoxe ... en fait, il faut comprendre que dans toutes les réformes prévues, on a trouvé des justifications qui ne reposent sur rien, mais qui servent de prétexte et cachent les motifs réels et inavouables.
dans le cas des licenciements facilités et du plafonnement des indemnités prud'homales, on ne peut parler que de licenciements abusifs puisque dans les autres cas de figure, les solutions existent déjà ... dès lors, on comprend que ces réformes ne peuvent répondre qu'à un besoin de licencier abusivement des salariés en poste, ou encore diminuer fortement leurs prétentions lors de négociations de ruptures conventionnelles ou indemnités transactionnelles.
J'ai un cas récent dans mon entourage, comme par hasard survenu 1 à 2 semaines après l'élection de Macron : c'est un cadre supérieur qui a près de 20 ans d'ancienneté qu'on licencie pour un motif bidon, alors qu'il n'a jamais eu d'antécédent dans cette boite ... avec les règles existantes actuellement, il aurait pu prétendre à plus de 2 ans de salaire aux prud'hommes d'autant plus qu'il a plus de 50 ans... avec le plafonnement prévu, l'indemnité maximale sera de 14 mois ...
pour le coup, cela donne toute latitude à la boîte de négocier bien en dessous ..
Les gens n'aime pas dire a leur entourage qu'ils ont ete vire pour faute proffessionelle
non, il n'y a pas faute professionnelle, j'ai vu la lettre de licenciement ... c'est très léger et largement contestable
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 26 juillet 2017 23:09
par Mickey
Bien entendu que le but final est de ne plus donner d'indemnités de licenciement. Cela dit il faudrait aussi que les employés arrêtent de s'accrocher comme des tiques à leur petite entreprise.
Qu'ils pratiquent à fond le turnover, ne restent pas plus de six mois dans la même boutique, après ça on verrait si les boîtes en ont pas marre de passer leur temps à former des nouveaux venus.
Le rapport de force serait plutôt du côté des salariés, mais encore faut-il avoir les capacités de le comprendre .
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 26 juillet 2017 23:56
par vincent
saint thomas a écrit : En juin 2017, 35 718 ruptures conventionnelles ont été signées : un record en France. Négocier une séparation à l'amiable entre un salarié et son chef d'entreprise n'a jamais été aussi utilisée. Sur les six premiers mois de l'année, 207 000 ruptures ont été signées, ce qui représente une hausse de 7% par rapport à la même période en 2016.
Et 207 000 chômeurs en plus
C'est bien de faciliter les licenciements et de créer les fumeux CDI de chantier
vos chiffres sont faux , il n' y a pas 270 000 chômeurs en plus .
le nombre de chômeurs en plus sur une période identique entre
,A avant cette possibilité de l' IT , et
B aprés mise en place del' IT
A le nombre de chômeurs qui viennent s'inscrire TOUT EN AYANT UN PROCES AU PRUD 'HOMME (
B " " " " " " " " " " " " " " " ( car ilen reste bien sur)
ce qui doit permettre de voir trés certainement , qu'une partie des chomeurs qui allait avant aux Prud' Homme préfèrent l' IT .....l' IT n' apparaissant plus comme une augmentation du nombre de chômeurs , mais comme un glissement Prud'Homme vers IT
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 27 juillet 2017 00:17
par lotus95
Mickey a écrit : Bien entendu que le but final est de ne plus donner d'indemnités de licenciement. Cela dit il faudrait aussi que les employés arrêtent de s'accrocher comme des tiques à leur petite entreprise.
Qu'ils pratiquent à fond le turnover, ne restent pas plus de six mois dans la même boutique, après ça on verrait si les boîtes en ont pas marre de passer leur temps à former des nouveaux venus.
Le rapport de force serait plutôt du côté des salariés, mais encore faut-il avoir les capacités de le comprendre .
encore faut il pouvoir se permettre de se remettre sur le marché du travail avec tous les aléas qu'il comporte ... je pense surtout à ceux qui ont une charge de famille et qui préféreront toujours tenir que courir, ou à ceux qui ont acquis une ancienneté et donc un niveau de salaire qu'ils n'auront pas dans une nouvelle boite ... ce n'est pas aussi simple
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 27 juillet 2017 08:32
par coincetabulle
Mickey a écrit : Bien entendu que le but final est de ne plus donner d'indemnités de licenciement. Cela dit il faudrait aussi que les employés arrêtent de s'accrocher comme des tiques à leur petite entreprise.
Qu'ils pratiquent à fond le turnover, ne restent pas plus de six mois dans la même boutique, après ça on verrait si les boîtes en ont pas marre de passer leur temps à former des nouveaux venus.
Le rapport de force serait plutôt du côté des salariés, mais encore faut-il avoir les capacités de le comprendre .
ça, ce serait possible dans un monde sans chômage. il y a une paire d'année. je me suis payé le luxe de choisir ma boite en en quittant deux de suite pendant la période d'essai. l'une parce que le boulot ne me convenait pas, l'autre pour cause d'ambiance pourrie.
aujourd'hui c'est totalement exclu, je ne serai pas sur de retrouver rapidement un boulot.
aujourd'hui le rapport de force est du coté des entreprises. et crois moi elles en profites très largement.
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 27 juillet 2017 09:18
par saint thomas
vincent a écrit :je suis curieux de connaître l' origine de cs chiffres , et aprés je répondrai
2010 soit 2 ans après le vote de cette réforme du code du travail :
Cadre emploi ça devrait te plaire comme lien, ça s'adresse aux cadres et c'est un avocat spécialiste du droit du travail au barreau de Lyon qui dénonce ces dérives
https://www.cadremploi.fr/editorial/con ... nelle.html
2015 : on retrouve les mêmes dérives encore et toujours
http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/fr ... 44344.html
2017 : nouveau calcul
Lorsqu'un salarié perçoit des indemnités liées à la rupture de son contrat, le versement des allocations chômage est décalé d'un certain nombre de jours. Celui-ci est fixé en fonction du montant qui dépasse les indemnités légales (1/5 du salaire par ancienneté + 2/15 par année au-delà de 10 ans). Ce différé peut désormais atteindre au maximum 180 jours (soit près de 6 mois), contre 75 auparavant.
Par ailleurs, la formule de calcul est modifiée : le nombre de jours de différé dépend désormais uniquement du montant des indemnités, alors qu'il était auparavant aussi modulé selon le salaire de l'intéressé. Ce qui va pénaliser les personnes touchant plus de 2.700 euros brut par mois.
Concrètement, le plafond de 180 jours est atteint dès que le salarié touche 16.200 euros en plus des indemnités légales.
A noter : à ce plafond de 180 jours s'ajoutent les 7 jours de différé forfaitaire appliqué par Pôle Emploi ainsi que des jours découlant de l'indemnité compensatrice de congés payés.
Les cadres ont intérêt à y réfléchir à 2 fois avant d'engager cette procédure et de bien s'informer
Re: hausse des ruptures de contrat
Posté : 27 juillet 2017 09:28
par NSC
lotus95 a écrit : Mickey a écrit : Bien entendu que le but final est de ne plus donner d'indemnités de licenciement. Cela dit il faudrait aussi que les employés arrêtent de s'accrocher comme des tiques à leur petite entreprise.
Qu'ils pratiquent à fond le turnover, ne restent pas plus de six mois dans la même boutique, après ça on verrait si les boîtes en ont pas marre de passer leur temps à former des nouveaux venus.
Le rapport de force serait plutôt du côté des salariés, mais encore faut-il avoir les capacités de le comprendre .
encore faut il pouvoir se permettre de se remettre sur le marché du travail avec tous les aléas qu'il comporte ... je pense surtout à ceux qui ont une charge de famille et qui préféreront toujours tenir que courir, ou à ceux qui ont acquis une ancienneté et donc un niveau de salaire qu'ils n'auront pas dans une nouvelle boite ... ce n'est pas aussi simple
Quand tu cherche un nouveau boulot tout en en ayant deja un, tu negocie ton nouveau salaire, c'est la base, tu peut te permettre d'etre plus exigeant sans gros risque.