Re: Où est le probléme du chômage
Posté : 19 décembre 2018 13:38
Je souhaite connaître l'adresse de ce magasin.voileux a écrit :
Ma fille dans son magasin en a recruté plusieurs , hormis celles qui se paluchaient dans les WC, excitées
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Je souhaite connaître l'adresse de ce magasin.voileux a écrit :
Ma fille dans son magasin en a recruté plusieurs , hormis celles qui se paluchaient dans les WC, excitées
Imaginez ce que pensent les chômeurs qui cherchent désespérément du travail et qui voient les salariés faire des heures supplémentaires défiscalisées.Crapulax a écrit : Je pense qu'il y a un trop large fossé entre ceux qui ne veulent rien branler et ceux qui taffent comme des fous..
Ca finit par faire des disputes d'ailleurs...Logique..Entre ceux qui se cassent les reins pour ramener la misère à la maison et les autres qui palpent de la tune "providentielle" sans se fatiguer le moins du monde....
Si on commençait par s'attaquer au problème des glandeurs pros alors ceux qui tirent de grosses journées verraient les choses différemment...
C'est vrai que la grosse partie du problème vient du fait que le boulot ne court pas les rues mais il est aussi d'ordre "moral"...
...On sait ou peut mener la frustration..Il serait bon d'apaiser les mentalités non?
Georges61 a écrit : Chaque année de nombreux candidats à l'apprentissage ne trouvent pas de patron. En France, il n'y a que dans l'artisanat et le commerce que l'on trouve des places d'apprentissage, alors que dans les pays voisins comme l'Allemagne, la Suisse... la plupart des industriels forment leurs apprentis. En France cela n'existe pas.
Comme il est logique que l'entreprise demande aussi un certain retour aussi puisque 13% des dépenses d'éducation sont financées par la taxe d'apprentissage.yen'amare a écrit :
C'est logique que les entreprises forment le personnel dont il ont besoin, on ne peut pas attendre tout de l'état comme on dit.
100% d'accord.sofasurfer a écrit : Pur répondre précisément au texte de Vincent, c'est une question de mentalité collective.
Ma génération, celle des années 70, est celle qui a été élevée a l'élitisme du " bac pour tous" et des études longues. Une vision dans laquelle il fallait absolument avoir son bac général, faire bac +5 pour espérer le privilège d'avoir un poste le cul assis sur une chaise a parler au téléphone toute la journée. Ceux qui partaient en bac professionnel étaient les ratés de la vie, les débiles profonds, les idiots du village. Meme entrer en BTS était vu comme avoir baissé les bras pour les études. Ca rigolait dans les universités quand on évoquait la création de licences professionnelles.
Les filière professionnelles ont été abandonnées au profit des filières générales. L'apprentissage, qui était deja boudé par les employeurs, a été méprisé. Plein de jeunes ne trouvaient pas de patron pour l'alternance ou l'apprentissage? Pas grave , c'étaient les ratés du système, à quoi bon s'en occuper?
Sauf que les employeurs n'ont que faire d'une maitrise de sociologie ou d'un DEA d'histoire. Ils veulent des salariés qualifiés pour le poste a pourvoir et en même temps avec une faculté à s'adapter au changement.
Il faut dire aussi que les employeurs ont largement contribué a cet élitisme. Pour encadrer, on préfère prendre un jeune qui sort d'une école de management qu'un ancien qui a fait ses preuves , question d'image et de prestige. On préfère prendre un diplômé d’école de commerce qu'un BTS pour un poste de commercial , parce que "ingénieur commercial" ça en jette. l'élitisme a été aussi largement favorisé par les méthodes de recrutement et de promotion internes.
Donc quelque part, avec cet élitisme d'entreprise et cette frilosité à pendre des apprentis ou des alternants, les entreprises se sont tiré une balle dans le pied, c'est principalement de leur faute si aujourd'hui elles ne trouvent pas de salariés qualifiés.
Ça correspond bien a la mentalité française : les entreprises veulent des salariés qualifiés mais rechignent à prendre des apprentis/alternants, ce sont les autres qui doivent les former. Et accessoirement, elles se plaignent de ne pas trouver preneur mais payent au minimum. Ma fille a un bac pro dans une filière en tension, elle a des d'opportunités en CDI, mais toutes au SMIC! Du coup elle va faire une autre formation , c'est du gâchis...
C'est ballot, hein?vincent a écrit : http://www.lepoint.fr/economie/pres-d-u ... n-d-oeuvre
Près d'une entreprise industrielle sur deux se plaint du manque de main-d'œuvre
Les entreprises ont toujours du mal à embaucher, mais elles incriminent de moins en moins le droit du travail, depuis l'adoption des ordonnances Macron. Par Marc Vignaud
Alors que le taux de chômage atteint encore 9,1 % de la population active en France (hors Mayotte), les entreprises françaises ont toujours autant de mal à embaucher. Fin 2018, elles sont 49 % à déclarer des barrières les empêchant de recruter, un chiffre en très légère hausse par rapport à début 2017. Mais ces barrières à l'embauche ont fortement évolué entre temps.
Les entreprises ne sont plus que 22 % à citer les incertitudes économiques, en recul de 8 points.
En revanche, elles citent de plus en plus le manque de main-d'œuvre qualifiée. Elles sont 37 % à le faire, soit 12 points de plus que début 2017.
Dans l'industrie, ce taux atteint même 42 % ! L'importance du coût lié à l'emploi (coût de recrutement, niveau des salaires, niveau des cotisations) diminue.
Dans l'industrie, seulement 14 % des entreprises citent le poids des cotisations et 7 % celui des salaires comme obstacle. Soit 21 % au total. Le poids des cotisations sociales est même en recul de 4 points.
a fait un tel bond en une année.la pénurie de main d'oeuvre qualifiée
Mickey a écrit : C' est aussi un problème culturel où les parents refusent que leur chérubin se salisse les mains, quitte à payer des études pour rien.
Mais de l'autre côté, les entreprises ne font strictement rien pour promouvoir leur activité et espèrent trouver des candidats qui sachent tout faire dès la première minute d'embauche.
Par conséquent il ne faut pas s'étonner de cette pénurie dans certains secteurs d'activité.
Est-ce que le salaire proposé est à la hauteur de la qualification de la main d'oeuvre ?AAAgora a écrit :............
Vous parlez de "main d'oeuvre qualifiée".
Est-ce que le salaire proposé est à la hauteur de la qualification de la main d'oeuvre ?
Une main d'oeuvre qualifiée rechigne face à un salaire au SMIC, et elle a raison.
Ceci dit il faut savoir que l'industrie en France a perdu plus de la moitié de ses emplois depuis 1974 (4,4 millions en 1974, moins de 2 millions en 2017) et cette chute ne vient pas d'un manque de main d'oeuvre qualifiée.
yen'amare a écrit : C'est pas très intelligent de monter des entreprises sans savoir avant s'il y a des gens qualifiés disponibles. Ça devrait faire partie de l'étude de marché.
sofasurfer a écrit : Pur répondre précisément au texte de Vincent, c'est une question de mentalité collective.
Ma génération, celle des années 70, est celle qui a été élevée a l'élitisme du " bac pour tous" et des études longues. Une vision dans laquelle il fallait absolument avoir son bac général, faire bac +5 pour espérer le privilège d'avoir un poste le cul assis sur une chaise a parler au téléphone toute la journée. Ceux qui partaient en bac professionnel étaient les ratés de la vie, les débiles profonds, les idiots du village. Meme entrer en BTS était vu comme avoir baissé les bras pour les études. Ca rigolait dans les universités quand on évoquait la création de licences professionnelles.
Les filière professionnelles ont été abandonnées au profit des filières générales. L'apprentissage, qui était deja boudé par les employeurs, a été méprisé. Plein de jeunes ne trouvaient pas de patron pour l'alternance ou l'apprentissage? Pas grave , c'étaient les ratés du système, à quoi bon s'en occuper?
Sauf que les employeurs n'ont que faire d'une maitrise de sociologie ou d'un DEA d'histoire. Ils veulent des salariés qualifiés pour le poste a pourvoir et en même temps avec une faculté à s'adapter au changement.
Il faut dire aussi que les employeurs ont largement contribué a cet élitisme. Pour encadrer, on préfère prendre un jeune qui sort d'une école de management qu'un ancien qui a fait ses preuves , question d'image et de prestige. On préfère prendre un diplômé d’école de commerce qu'un BTS pour un poste de commercial , parce que "ingénieur commercial" ça en jette. l'élitisme a été aussi largement favorisé par les méthodes de recrutement et de promotion internes.
Donc quelque part, avec cet élitisme d'entreprise et cette frilosité à pendre des apprentis ou des alternants, les entreprises se sont tiré une balle dans le pied, c'est principalement de leur faute si aujourd'hui elles ne trouvent pas de salariés qualifiés.
Ça correspond bien a la mentalité française : les entreprises veulent des salariés qualifiés mais rechignent à prendre des apprentis/alternants, ce sont les autres qui doivent les former. Et accessoirement, elles se plaignent de ne pas trouver preneur mais payent au minimum. Ma fille a un bac pro dans une filière en tension, elle a des d'opportunités en CDI, mais toutes au SMIC! Du coup elle va faire une autre formation , c'est du gâchis...
Fonck1 a écrit : le problème du chômage? les gens ne veulent plus bosser.
on les assiste depuis des années, pourquoi donc travailler?
accouplé à un individualisme sévère, les bars sont pleins pour le plaisir des brasseurs, mais le travail lui....
Dès que l'on sort un argument qui ne vous plait pas, vous insultez, vous devenez méprisant, c'est pathétique.vincent a écrit :
vous nous mettez l' eau a la bouche ....c'est quoi cette filière en tension ??? qu' on rigole un peu .....