https://www.jurifiable.com/conseil-juri ... e-chiffres
"Les statistiques sont sans appel : les femmes sont de loin les plus importantes victimes de violence conjugale.
En moyenne, chaque année, ce sont entre 100 et 200 personnes qui décèdent des suites directes de violences conjugales, c’est-à-dire de violences subies par leur conjoint ou ex-conjoint.
Plus des quatre cinquième (4/5) des victimes de ces homicides – volontaires ou involontaires – sont des femmes."
"Par ailleurs, chaque année entre 1000 et 1200 viols conjugaux sont déclarés aux services de police et de gendarmerie. Dans la très grande majorité des cas, l’auteur du viol est un homme (dans 90% des cas).
Les violences conjugales non mortelles (coups et blessures) déclarées sont en moyenne au nombre de 60 000 chaque année – dont plus de 50 000 occasionnées par des hommes à l’encontre de femmes."
"Ne pas oublier enfin qu’entre 10 et 25 enfants meurent chaque année des suites des violences conjugales (soit un enfant tous les 20 jours en moyenne)."
"Bon à savoir : certains instituts avancent qu’une femme sur 10 serait victime de violences conjugales en France. Une femme sur quatre aurait déjà été victime de violences conjugales répétées et une femme sur cinq de violence sexuelle."
Notons que souvent, c'est la terreur des femmes qui les poussent à cacher les violences qu'elles subissent. Elles veulent aussi protéger leurs enfants. Il en résulte des chiffres fortement sous-estimés.
Dans ce contexte on peut comprendre que certaines femmes, surtout si elles sont d'anciennes victimes (même en tant qu'enfant de femme battue), ne souhaitent pas prendre le risque.
D'autant que c'est un fait, la société fait peu pour changer les mentalités qui génèrent cette violence. Le machisme et sa charge brutale inhérente, et constitutive de la masculinité construite.
L'homme vie aussi bien souvent dans l'idée qu'il a des besoins sexuels que la femme ne saurait négliger sans culpabilité. D'où des stratégie de harcèlement, ou des viols (si on insiste ou qu'on fait du chantage affectif, c'est un viol). Dans les faits cela se traduit par la peur de la femme d'être abandonnée par celui qu'elle aime si elle ne se donne pas comme il veut. Ou alors cela donne lieu à des viols plus brutaux.
Souvent l'homme n'a pas vraiment conscience qu'il perpétue un viol, car on lui a apprit à "s'affirmer", et à "prendre". Il considère être dans son rôle d'homme, et donc de se comporter comme sa femme "veut" (même inconsciemment) qu'il se comporte.
Je me souviens avoir eu une aventure avec une femme quand j'étais ados. Mes pôtes m'ont demandé si elle m'avait sucé. J'ai dit qu'elle n'avait pas voulu. Alors ils m'ont dit: "mais fallait insister! C'est comme ça que ça marche, elle allait pas dire oui tout de suite!".
Sans doute avaient-ils-raison, dans le sens ou en insistant j'aurais eu ce que je voulais. J'eu l'occasion d'ailleurs de vérifier cela par la suite. Mais cela aurait été une forme de viol sur le moment car j'aurais joué sur plusieurs facteurs:
-l'éducation féminine qui pousse la femme à s'attacher à sa vertue face à un homme voulant la lui arracher. C'est un jeu de rôle sexiste qui perpétue le patriarcat. Cela suppose qu'elle aurait pu en avoir aussi envie, mais qu'elle attendait de se sentir contrainte par ma volonté. Cela peut arriver, mais dans tous les cas c'est une attitude qu'il ne faut pas encourager car fondée sur des mécanismes engendrés par la culture du viol et le patriarcat.
-La peur de me décevoir, et donc le soucis de faire ce qu'elle a faire pour me satisfaire
- La peur peut-être que je m'emporte et que je la brutalise. Dans le doute elle se serait exécuté, préférant ne pas avoir la réponse à cette question.
Ect
Bon bien-sûr elle pouvait aussi continuer à refuser. Mais en aurait-elle pris le risque? Et qu'elle puisse aimer ça n'y change rien d'ailleurs mdr.