papibilou a écrit : 31 mars 2026 17:20
Cépajuste a écrit : 31 mars 2026 16:23
Je ne suis pas favorable à une politique d'austérité. Certes, c'est ce qu'on fait certains pays comme la Grèce, l'Espagne... mais c'est parce qu'ils y ont été contraints. Ce n'est jamais plaisant d'amputer le pouvoir d'achat de ses concitoyens. Il existe de meilleures solutions : reconstruire une base productive, miser sur la montée en gamme plutôt que sur les bas salaires, agir sur la formation et l'éducation, améliorer la productivité, réduire le coût de l'énergie, utiliser au maximum les marges de manoeuvre de l'OMC. On peut agir sur la compétitivité hors-prix, influencer le débat européen sur la politique monétaire, renforcer la politique industrielle...
Je crains que vos propositions ne soient pas les meilleures pour le pays et pas explicites pour certaines.
- Qu'appelez vous politique d'austérité ?
- Miser sur la montée en gamme ? Quand par exemple les chinois fabriquent des voitures électriques peut-être meilleures que les nôtres ?
- Formation et éducation ? Macron a misé dessus et a augmenté le nombre d'apprentis et d'alternants de 250 000 à presque 1 million.
- Améliorer la productivité ? Comment ?
- Réduire le coût de l'énergie ? Avec le baril de brent qui monte qui monte comme la petite bête..
- Renforcer la politique industrielle ? Que croyez vous qu'a fait Macron. Notre pays est le plus attractif d'Europe.
- La politique monétaire ? Pour quoi en faire ?
- J'appelle une politique d'austérité une baisse des coûts, ce qui équivaut à une dévaluation monétaire. C'est ce qui a été fait en Grèce, en Espagne, au Portugal...
- La montée en gamme ne signifie pas " faire comme les Chinois ", mais se positionner sur ce qu’ils ne maîtrisent pas encore totalement. C'est ce que font l'Allemagne, la Corée, le Japon.
- C’est vrai : l’apprentissage a fortement augmenté, mais la compétitivité hors‑prix ne dépend pas seulement du nombre d’apprentis, elle dépend aussi de la qualité des formations, de l'adéquation avec les besoins, de la formation continue, de la montée en compétences dans les secteurs stratégiques. Oui, des progrès ont été faits, mais le besoin reste immense.
- Productivité : elle progresse via la modernisation des usines, la robotisation, la simplification administrative, la logistique, le numérique et la montée en compétences, pas seulement par l’effort individuel.
- Energie : le pétrole compte, mais la compétitivité industrielle dépend surtout de l’électricité. La France peut agir via le nucléaire, les contrats long terme, l’efficacité énergétique et la diversification des approvisionnements.
- Politique industrielle : l’attractivité est un bon point de départ, mais elle ne remplace pas une stratégie complète : filières intégrées, PME solides, innovation, compétences, cohérence énergie‑industrie.
- Politique monétaire : même si la BCE est indépendante, les états peuvent peser via l’eurogroupe, les nominations, et la coordination budgétaire. Pour quoi faire ? Agir sur les taux, l’investissement et la valeur de l’euro.