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Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 30 mars 2026 22:43
par jeandu53
Victor a écrit : 30 mars 2026 16:31
Fonck1 a écrit : 30 mars 2026 16:27 l'allemagne vends surtout des bagnoles, que beaucoup de français achètent.
Que les français comme les autres membres de la zone euro peuvent acheter.
Rappelez vous du temps du franc.
Seuls les français vraiment les plus aisés pouvaient acheter une voiture allemande.
La zone euro a permis aux allemands de ventre leurs bagnoles aux consommateurs européens.
Et à l'inverse, l'euro a gravé dans le marbre le manque chronique de compétitivité de notre industrie.

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 31 mars 2026 15:20
par djep
jeandu53 a écrit : 30 mars 2026 22:43
Victor a écrit : 30 mars 2026 16:31
Que les français comme les autres membres de la zone euro peuvent acheter.
Rappelez vous du temps du franc.
Seuls les français vraiment les plus aisés pouvaient acheter une voiture allemande.
La zone euro a permis aux allemands de ventre leurs bagnoles aux consommateurs européens.
Et à l'inverse, l'euro a gravé dans le marbre le manque chronique de compétitivité de notre industrie.
L'euro est un boulet pour la France, mais le problème de compétitivité est antérieur et date probablement de son adhésion a l'OMC, le bébé chéri de l'UE, qui a vu le jour en 1994/1995.

La France s'est donc mise à appliquer sagement les règles de l’OMC via les directives européennes qui l'ont contrainte, entre autre, à réduire ses droits de douane, ainsi qu'à durcir certaines de ses normes environnementales et sanitaires, et/ou alléger celles qui étaient plutôt bonnes pour l'environnement et la santé publique.

Dès lors, l'excédent commercial de la France à fondu relativement vite pour se transformer en déficit chronique. Désormais les agences de notations internationales sonnent l'alerte de plus en plus fort, mais l'Etat continue de pédaler contre le sens du vent ...qui vient (peut-être) de tourner avec les gesticulations de Trump.

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 31 mars 2026 15:56
par Cépajuste
djep a écrit : 31 mars 2026 15:20 L'euro est un boulet pour la France, mais le problème de compétitivité est antérieur et date probablement de son adhésion a l'OMC, le bébé chéri de l'UE, qui a vu le jour en 1994/1995.
Dans les années 90, la France avait encore un excédent commercial. C'est à partir des années 2000 que la situation s'est dégradée. En cause l'euro et l'entrée de la Chine dans l'OMC, ainsi que l'appréciation de l'euro. Mais on aura beau jeu de souligner que la France est le seul pays européen à avoir un tel déficit structurel de sa balance commerciale. L'euro joue comme un facteur aggravant d'un problème préexistant de compétitivité-prix. L'impossibilité de dévaluer et le refus d'ajuster nos coûts par une politique d'austérité (comme l'ont fait la Grèce, l'Espagne, le Portugal...), ainsi que la difficulté de monter en gamme, sont en cause.

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 31 mars 2026 16:07
par Patchouli38
Cépajuste a écrit : 31 mars 2026 15:56
djep a écrit : 31 mars 2026 15:20 L'euro est un boulet pour la France, mais le problème de compétitivité est antérieur et date probablement de son adhésion a l'OMC, le bébé chéri de l'UE, qui a vu le jour en 1994/1995.
Dans les années 90, la France avait encore un excédent commercial. C'est à partir des années 2000 que la situation s'est dégradée. En cause l'euro et l'entrée de la Chine dans l'OMC, ainsi que l'appréciation de l'euro. Mais on aura beau jeu de souligner que la France est le seul pays européen à avoir un tel déficit structurel de sa balance commerciale. L'euro joue comme un facteur aggravant d'un problème préexistant de compétitivité-prix. L'impossibilité de dévaluer et le refus d'ajuster nos coûts par une politique d'austérité (comme l'ont fait la Grèce, l'Espagne, le Portugal...), ainsi que la difficulté de monter en gamme, sont en cause.
Bonjour Cépajuste,

Vous croyez que le retour au franc serait un avantage pour la France ? Notre ancienne monnaie ne ferait même pas le poids face à l'euro et au dollar et on paierait plus cher notre dette et nos importations. De plus, nos exportations nous reviendraient plus chers car dépréciées.

Faites une cure d'austérité et vous avez les français dans la rue. Le problème de ce dernier est qu'il veut tout mais sans rien rien financer, ou sinon, au minimum syndical.

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 31 mars 2026 16:08
par Victor
Cépajuste a écrit : 31 mars 2026 15:56
djep a écrit : 31 mars 2026 15:20 L'euro est un boulet pour la France, mais le problème de compétitivité est antérieur et date probablement de son adhésion a l'OMC, le bébé chéri de l'UE, qui a vu le jour en 1994/1995.
Dans les années 90, la France avait encore un excédent commercial. C'est à partir des années 2000 que la situation s'est dégradée. En cause l'euro et l'entrée de la Chine dans l'OMC, ainsi que l'appréciation de l'euro. Mais on aura beau jeu de souligner que la France est le seul pays européen à avoir un tel déficit structurel de sa balance commerciale. L'euro joue comme un facteur aggravant d'un problème préexistant de compétitivité-prix. L'impossibilité de dévaluer et le refus d'ajuster nos coûts par une politique d'austérité (comme l'ont fait la Grèce, l'Espagne, le Portugal...), ainsi que la difficulté de monter en gamme, sont en cause.
Tout à fait. Nous avons tout cumulé afin de rendre le made in France le moins compétitif possible !
Avec la bénédiction des syndicats, genre la CFDT de notre "ami" ubu !

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 31 mars 2026 16:23
par Cépajuste
Victor a écrit : 31 mars 2026 16:08
Cépajuste a écrit : 31 mars 2026 15:56
Dans les années 90, la France avait encore un excédent commercial. C'est à partir des années 2000 que la situation s'est dégradée. En cause l'euro et l'entrée de la Chine dans l'OMC, ainsi que l'appréciation de l'euro. Mais on aura beau jeu de souligner que la France est le seul pays européen à avoir un tel déficit structurel de sa balance commerciale. L'euro joue comme un facteur aggravant d'un problème préexistant de compétitivité-prix. L'impossibilité de dévaluer et le refus d'ajuster nos coûts par une politique d'austérité (comme l'ont fait la Grèce, l'Espagne, le Portugal...), ainsi que la difficulté de monter en gamme, sont en cause.
Tout à fait. Nous avons tout cumulé afin de rendre le made in France le moins compétitif possible !
Avec la bénédiction des syndicats, genre la CFDT de notre "ami" ubu !
Je ne suis pas favorable à une politique d'austérité. Certes, c'est ce qu'on fait certains pays comme la Grèce, l'Espagne... mais c'est parce qu'ils y ont été contraints. Ce n'est jamais plaisant d'amputer le pouvoir d'achat de ses concitoyens. Il existe de meilleures solutions : reconstruire une base productive, miser sur la montée en gamme plutôt que sur les bas salaires, agir sur la formation et l'éducation, améliorer la productivité, réduire le coût de l'énergie, utiliser au maximum les marges de manoeuvre de l'OMC. On peut agir sur la compétitivité hors-prix, influencer le débat européen sur la politique monétaire, renforcer la politique industrielle...

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 31 mars 2026 17:20
par papibilou
Cépajuste a écrit : 31 mars 2026 16:23
Je ne suis pas favorable à une politique d'austérité. Certes, c'est ce qu'on fait certains pays comme la Grèce, l'Espagne... mais c'est parce qu'ils y ont été contraints. Ce n'est jamais plaisant d'amputer le pouvoir d'achat de ses concitoyens. Il existe de meilleures solutions : reconstruire une base productive, miser sur la montée en gamme plutôt que sur les bas salaires, agir sur la formation et l'éducation, améliorer la productivité, réduire le coût de l'énergie, utiliser au maximum les marges de manoeuvre de l'OMC. On peut agir sur la compétitivité hors-prix, influencer le débat européen sur la politique monétaire, renforcer la politique industrielle...
Je crains que vos propositions ne soient pas les meilleures pour le pays et pas explicites pour certaines.
- Qu'appelez vous politique d'austérité ?
- Miser sur la montée en gamme ? Quand par exemple les chinois fabriquent des voitures électriques peut-être meilleures que les nôtres ?
- Formation et éducation ? Macron a misé dessus et a augmenté le nombre d'apprentis et d'alternants de 250 000 à presque 1 million.
- Améliorer la productivité ? Comment ?
- Réduire le coût de l'énergie ? Avec le baril de brent qui monte qui monte comme la petite bête..
- Renforcer la politique industrielle ? Que croyez vous qu'a fait Macron. Notre pays est le plus attractif d'Europe.
- La politique monétaire ? Pour quoi en faire ?

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 31 mars 2026 17:41
par Cépajuste
papibilou a écrit : 31 mars 2026 17:20
Cépajuste a écrit : 31 mars 2026 16:23
Je ne suis pas favorable à une politique d'austérité. Certes, c'est ce qu'on fait certains pays comme la Grèce, l'Espagne... mais c'est parce qu'ils y ont été contraints. Ce n'est jamais plaisant d'amputer le pouvoir d'achat de ses concitoyens. Il existe de meilleures solutions : reconstruire une base productive, miser sur la montée en gamme plutôt que sur les bas salaires, agir sur la formation et l'éducation, améliorer la productivité, réduire le coût de l'énergie, utiliser au maximum les marges de manoeuvre de l'OMC. On peut agir sur la compétitivité hors-prix, influencer le débat européen sur la politique monétaire, renforcer la politique industrielle...
Je crains que vos propositions ne soient pas les meilleures pour le pays et pas explicites pour certaines.
- Qu'appelez vous politique d'austérité ?
- Miser sur la montée en gamme ? Quand par exemple les chinois fabriquent des voitures électriques peut-être meilleures que les nôtres ?
- Formation et éducation ? Macron a misé dessus et a augmenté le nombre d'apprentis et d'alternants de 250 000 à presque 1 million.
- Améliorer la productivité ? Comment ?
- Réduire le coût de l'énergie ? Avec le baril de brent qui monte qui monte comme la petite bête..
- Renforcer la politique industrielle ? Que croyez vous qu'a fait Macron. Notre pays est le plus attractif d'Europe.
- La politique monétaire ? Pour quoi en faire ?
- J'appelle une politique d'austérité une baisse des coûts, ce qui équivaut à une dévaluation monétaire. C'est ce qui a été fait en Grèce, en Espagne, au Portugal...
- La montée en gamme ne signifie pas " faire comme les Chinois ", mais se positionner sur ce qu’ils ne maîtrisent pas encore totalement. C'est ce que font l'Allemagne, la Corée, le Japon.
- C’est vrai : l’apprentissage a fortement augmenté, mais la compétitivité hors‑prix ne dépend pas seulement du nombre d’apprentis, elle dépend aussi de la qualité des formations, de l'adéquation avec les besoins, de la formation continue, de la montée en compétences dans les secteurs stratégiques. Oui, des progrès ont été faits, mais le besoin reste immense.
- Productivité : elle progresse via la modernisation des usines, la robotisation, la simplification administrative, la logistique, le numérique et la montée en compétences, pas seulement par l’effort individuel.
- Energie : le pétrole compte, mais la compétitivité industrielle dépend surtout de l’électricité. La France peut agir via le nucléaire, les contrats long terme, l’efficacité énergétique et la diversification des approvisionnements.
- Politique industrielle : l’attractivité est un bon point de départ, mais elle ne remplace pas une stratégie complète : filières intégrées, PME solides, innovation, compétences, cohérence énergie‑industrie.
- Politique monétaire : même si la BCE est indépendante, les états peuvent peser via l’eurogroupe, les nominations, et la coordination budgétaire. Pour quoi faire ? Agir sur les taux, l’investissement et la valeur de l’euro.

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 31 mars 2026 21:07
par papibilou
Cépajuste a écrit : 31 mars 2026 17:41
- J'appelle une politique d'austérité une baisse des coûts, ce qui équivaut à une dévaluation monétaire. C'est ce qui a été fait en Grèce, en Espagne, au Portugal...
- La montée en gamme ne signifie pas " faire comme les Chinois ", mais se positionner sur ce qu’ils ne maîtrisent pas encore totalement. C'est ce que font l'Allemagne, la Corée, le Japon.
- C’est vrai : l’apprentissage a fortement augmenté, mais la compétitivité hors‑prix ne dépend pas seulement du nombre d’apprentis, elle dépend aussi de la qualité des formations, de l'adéquation avec les besoins, de la formation continue, de la montée en compétences dans les secteurs stratégiques. Oui, des progrès ont été faits, mais le besoin reste immense.
- Productivité : elle progresse via la modernisation des usines, la robotisation, la simplification administrative, la logistique, le numérique et la montée en compétences, pas seulement par l’effort individuel.
- Energie : le pétrole compte, mais la compétitivité industrielle dépend surtout de l’électricité. La France peut agir via le nucléaire, les contrats long terme, l’efficacité énergétique et la diversification des approvisionnements.
- Politique industrielle : l’attractivité est un bon point de départ, mais elle ne remplace pas une stratégie complète : filières intégrées, PME solides, innovation, compétences, cohérence énergie‑industrie.
- Politique monétaire : même si la BCE est indépendante, les états peuvent peser via l’eurogroupe, les nominations, et la coordination budgétaire. Pour quoi faire ? Agir sur les taux, l’investissement et la valeur de l’euro.
- Une baisse des coûts n'est pas une politique d'austérité. Une baisse de la redistribution, oui.
- Les chinois maitrisent tout.
- l'apprentissage fonctionne à peu près, mais ne vous y trompez pas le problème est le coût des emplois. Pourquoi avec une attractivité forte le chômage monte ? Les nouvelles entreprises sont des entreprises sans emplois.
- oui l'électricité est un facteur attractif, c'est pourquoi pas mal de data centers s'installent chez nous, mais sans emplois.
- politique industrielle ? Nous sommes trop loin de l'Allemagne et même de l'Italie. On ne reconstruit pas une industrie.
- agir sur les taux monétaires ? Oui en réduisant le déficit. Les autres pays y arrivent plutôt bien, pas nous.

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 31 mars 2026 21:50
par Cépajuste
papibilou a écrit : 31 mars 2026 21:07
Cépajuste a écrit : 31 mars 2026 17:41
- J'appelle une politique d'austérité une baisse des coûts, ce qui équivaut à une dévaluation monétaire. C'est ce qui a été fait en Grèce, en Espagne, au Portugal...
- La montée en gamme ne signifie pas " faire comme les Chinois ", mais se positionner sur ce qu’ils ne maîtrisent pas encore totalement. C'est ce que font l'Allemagne, la Corée, le Japon.
- C’est vrai : l’apprentissage a fortement augmenté, mais la compétitivité hors‑prix ne dépend pas seulement du nombre d’apprentis, elle dépend aussi de la qualité des formations, de l'adéquation avec les besoins, de la formation continue, de la montée en compétences dans les secteurs stratégiques. Oui, des progrès ont été faits, mais le besoin reste immense.
- Productivité : elle progresse via la modernisation des usines, la robotisation, la simplification administrative, la logistique, le numérique et la montée en compétences, pas seulement par l’effort individuel.
- Energie : le pétrole compte, mais la compétitivité industrielle dépend surtout de l’électricité. La France peut agir via le nucléaire, les contrats long terme, l’efficacité énergétique et la diversification des approvisionnements.
- Politique industrielle : l’attractivité est un bon point de départ, mais elle ne remplace pas une stratégie complète : filières intégrées, PME solides, innovation, compétences, cohérence énergie‑industrie.
- Politique monétaire : même si la BCE est indépendante, les états peuvent peser via l’eurogroupe, les nominations, et la coordination budgétaire. Pour quoi faire ? Agir sur les taux, l’investissement et la valeur de l’euro.
- Une baisse des coûts n'est pas une politique d'austérité. Une baisse de la redistribution, oui.
- Les chinois maitrisent tout.
- l'apprentissage fonctionne à peu près, mais ne vous y trompez pas le problème est le coût des emplois. Pourquoi avec une attractivité forte le chômage monte ? Les nouvelles entreprises sont des entreprises sans emplois.
- oui l'électricité est un facteur attractif, c'est pourquoi pas mal de data centers s'installent chez nous, mais sans emplois.
- politique industrielle ? Nous sommes trop loin de l'Allemagne et même de l'Italie. On ne reconstruit pas une industrie.
- agir sur les taux monétaires ? Oui en réduisant le déficit. Les autres pays y arrivent plutôt bien, pas nous.
- J'aurais dû parler de dévaluation interne, c'est-à-dire un ensemble de mesures visant à baisser les revenus du travail et les prix au pour améliorer la compétitivité. C'est ce qu'ont fait la Grèce, le Portugal, l'Espagne il y a une dizaine d'années.
- Les Chinois progressent très vite, mais restent dépendants de technologies étrangères dans plusieurs domaines. La montée en gamme consiste justement à se positionner là où la concurrence est moins forte.
- L’apprentissage progresse, mais le coût du travail n’est qu’un facteur parmi d’autres. Le chômage peut monter même avec l’attractivité si les investissements attirés sont très capitalistiques (data centers, usines automatisées) ou si les PME locales ne suivent pas.
- Oui, les data centers créent peu d’emplois. L’enjeu est d’utiliser l’avantage électrique pour attirer aussi des industries productives (chimie, acier bas carbone, batteries), qui génèrent davantage d’emplois directs et indirects.
- Il est vrai que l’écart avec l’Allemagne et l’Italie est ancien. Justement, une politique industrielle vise à reconstruire des filières complètes (PME, compétences, innovation), ce qui prend du temps mais n’est pas impossible: plusieurs pays l’ont fait (Corée, Pologne, Tchéquie).
- Réduire le déficit aide à stabiliser les taux, mais ce n’est pas le seul levier. Les taux dépendent aussi de la conjoncture européenne, de la politique monétaire de la BCE et des conditions financières mondiales.

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 01 avril 2026 12:03
par papibilou
Cépajuste a écrit : 31 mars 2026 21:50
papibilou a écrit : 31 mars 2026 21:07

- Une baisse des coûts n'est pas une politique d'austérité. Une baisse de la redistribution, oui.
- Les chinois maitrisent tout.
- l'apprentissage fonctionne à peu près, mais ne vous y trompez pas le problème est le coût des emplois. Pourquoi avec une attractivité forte le chômage monte ? Les nouvelles entreprises sont des entreprises sans emplois.
- oui l'électricité est un facteur attractif, c'est pourquoi pas mal de data centers s'installent chez nous, mais sans emplois.
- politique industrielle ? Nous sommes trop loin de l'Allemagne et même de l'Italie. On ne reconstruit pas une industrie.
- agir sur les taux monétaires ? Oui en réduisant le déficit. Les autres pays y arrivent plutôt bien, pas nous.
- J'aurais dû parler de dévaluation interne, c'est-à-dire un ensemble de mesures visant à baisser les revenus du travail et les prix au pour améliorer la compétitivité. C'est ce qu'ont fait la Grèce, le Portugal, l'Espagne il y a une dizaine d'années.
- Les Chinois progressent très vite, mais restent dépendants de technologies étrangères dans plusieurs domaines. La montée en gamme consiste justement à se positionner là où la concurrence est moins forte.
- L’apprentissage progresse, mais le coût du travail n’est qu’un facteur parmi d’autres. Le chômage peut monter même avec l’attractivité si les investissements attirés sont très capitalistiques (data centers, usines automatisées) ou si les PME locales ne suivent pas.
- Oui, les data centers créent peu d’emplois. L’enjeu est d’utiliser l’avantage électrique pour attirer aussi des industries productives (chimie, acier bas carbone, batteries), qui génèrent davantage d’emplois directs et indirects.
- Il est vrai que l’écart avec l’Allemagne et l’Italie est ancien. Justement, une politique industrielle vise à reconstruire des filières complètes (PME, compétences, innovation), ce qui prend du temps mais n’est pas impossible: plusieurs pays l’ont fait (Corée, Pologne, Tchéquie).
- Réduire le déficit aide à stabiliser les taux, mais ce n’est pas le seul levier. Les taux dépendent aussi de la conjoncture européenne, de la politique monétaire de la BCE et des conditions financières mondiales.
- Comment baisser les revenus du travail sans baisser les salaires, ou/et les charges ? Les pays que vous citez sont partis de beaucoup plus bas que nous aujourd'hui.
- Les chinois sont au top et possèdent la plus grande partie des terres rares essentielles au technologies futures.
- Le coût du travail est un facteur essentiel à notre rétablissement financier. Tant que le coût du travail est élevé, et que la bureaucratie typiquement française bloque les projets pendant des années, il ne faut pas espérer une croissance capable de nous redresser.
- La Corée est un bon exemple: le niveau technologique est élevé mais les salaires sont 30% inférieurs aux nôtres.
- La BCE a des objectifs en matière d'inflation et elle fixe les taux, mais le spread entre par exemple l'Allemagne et la France est devenu important: L'OAT française à 10 ans offre un rendement de 3,85 %, contre 3,09 % pour le Bund allemand. Et ce spread est lié à l'état de nos finances publiques (et merci l'euro).

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 01 avril 2026 15:37
par Victor
Cépajuste a écrit : 31 mars 2026 21:50
papibilou a écrit : 31 mars 2026 21:07

- Une baisse des coûts n'est pas une politique d'austérité. Une baisse de la redistribution, oui.
- Les chinois maitrisent tout.
- l'apprentissage fonctionne à peu près, mais ne vous y trompez pas le problème est le coût des emplois. Pourquoi avec une attractivité forte le chômage monte ? Les nouvelles entreprises sont des entreprises sans emplois.
- oui l'électricité est un facteur attractif, c'est pourquoi pas mal de data centers s'installent chez nous, mais sans emplois.
- politique industrielle ? Nous sommes trop loin de l'Allemagne et même de l'Italie. On ne reconstruit pas une industrie.
- agir sur les taux monétaires ? Oui en réduisant le déficit. Les autres pays y arrivent plutôt bien, pas nous.
- J'aurais dû parler de dévaluation interne, c'est-à-dire un ensemble de mesures visant à baisser les revenus du travail et les prix au pour améliorer la compétitivité. C'est ce qu'ont fait la Grèce, le Portugal, l'Espagne il y a une dizaine d'années.
- Les Chinois progressent très vite, mais restent dépendants de technologies étrangères dans plusieurs domaines. La montée en gamme consiste justement à se positionner là où la concurrence est moins forte.
- L’apprentissage progresse, mais le coût du travail n’est qu’un facteur parmi d’autres. Le chômage peut monter même avec l’attractivité si les investissements attirés sont très capitalistiques (data centers, usines automatisées) ou si les PME locales ne suivent pas.
- Oui, les data centers créent peu d’emplois. L’enjeu est d’utiliser l’avantage électrique pour attirer aussi des industries productives (chimie, acier bas carbone, batteries), qui génèrent davantage d’emplois directs et indirects.
- Il est vrai que l’écart avec l’Allemagne et l’Italie est ancien. Justement, une politique industrielle vise à reconstruire des filières complètes (PME, compétences, innovation), ce qui prend du temps mais n’est pas impossible: plusieurs pays l’ont fait (Corée, Pologne, Tchéquie).
- Réduire le déficit aide à stabiliser les taux, mais ce n’est pas le seul levier. Les taux dépendent aussi de la conjoncture européenne, de la politique monétaire de la BCE et des conditions financières mondiales.
Ce que vous appelez la "dévaluation interne" est aujourd'hui, compte tenu de la cruelle perte de compétitivité de nos productions, absolument indispensable.
D'autant plus que cette "dévaluation interne" a l'énorme avantage de ne pas dévaluer notre devise et donc de ne pas renchérir l'achat de matières premières importées que ce soit du pétrole ou de tout autre matières premières comme les minerais ou même des produits semi-finis (puces électroniques ou autres).

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 01 avril 2026 19:55
par djep
Victor a écrit : 01 avril 2026 15:37
Cépajuste a écrit : 31 mars 2026 21:50
- J'aurais dû parler de dévaluation interne, c'est-à-dire un ensemble de mesures visant à baisser les revenus du travail et les prix au pour améliorer la compétitivité. C'est ce qu'ont fait la Grèce, le Portugal, l'Espagne il y a une dizaine d'années.
- Les Chinois progressent très vite, mais restent dépendants de technologies étrangères dans plusieurs domaines. La montée en gamme consiste justement à se positionner là où la concurrence est moins forte.
- L’apprentissage progresse, mais le coût du travail n’est qu’un facteur parmi d’autres. Le chômage peut monter même avec l’attractivité si les investissements attirés sont très capitalistiques (data centers, usines automatisées) ou si les PME locales ne suivent pas.
- Oui, les data centers créent peu d’emplois. L’enjeu est d’utiliser l’avantage électrique pour attirer aussi des industries productives (chimie, acier bas carbone, batteries), qui génèrent davantage d’emplois directs et indirects.
- Il est vrai que l’écart avec l’Allemagne et l’Italie est ancien. Justement, une politique industrielle vise à reconstruire des filières complètes (PME, compétences, innovation), ce qui prend du temps mais n’est pas impossible: plusieurs pays l’ont fait (Corée, Pologne, Tchéquie).
- Réduire le déficit aide à stabiliser les taux, mais ce n’est pas le seul levier. Les taux dépendent aussi de la conjoncture européenne, de la politique monétaire de la BCE et des conditions financières mondiales.
Ce que vous appelez la "dévaluation interne" est aujourd'hui, compte tenu de la cruelle perte de compétitivité de nos productions, absolument indispensable.
D'autant plus que cette "dévaluation interne" a l'énorme avantage de ne pas dévaluer notre devise et donc de ne pas renchérir l'achat de matières premières importées que ce soit du pétrole ou de tout autre matières premières comme les minerais ou même des produits semi-finis (puces électroniques ou autres).
Pour baisser le coût du travail, il va être sans doute difficile de baisser ou même seulement bloquer les salaires, car le coût de la vie est déjà bien trop cher pour beaucoup de Français.
Il conviendrait peut-être de baisser les charges d'entreprise et réserver à ces dernières les commandes publiques.

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 01 avril 2026 20:05
par Cépajuste
djep a écrit : 01 avril 2026 19:55 Pour baisser le coût du travail, il va être sans doute difficile de baisser ou même seulement bloquer les salaires, car le coût de la vie est déjà bien trop cher pour beaucoup de Français.
Il conviendrait peut-être de baisser les charges d'entreprise et réserver à ces dernières les commandes publiques.
Baisser les charges patronales, c'est ce qu'ont fait tous les gouvernements depuis 25 ans, mais d'une part cela ne suffit pas à redresser la compétitivité, d'autre part l'état doit compenser les baisses de cotisations sociales, ce qui dégrade nos finances publiques. Merci l'euro, comme dit Papibilou !

Re: L'Europe serait elle nuisible à la France?

Posté : 01 avril 2026 20:11
par djep
Cépajuste a écrit : 01 avril 2026 20:05
djep a écrit : 01 avril 2026 19:55 Pour baisser le coût du travail, il va être sans doute difficile de baisser ou même seulement bloquer les salaires, car le coût de la vie est déjà bien trop cher pour beaucoup de Français.
Il conviendrait peut-être de baisser les charges d'entreprise et réserver à ces dernières les commandes publiques.
Baisser les charges patronales, c'est ce qu'ont fait tous les gouvernements depuis 25 ans, mais d'une part cela ne suffit pas à redresser la compétitivité, d'autre part l'état doit compenser les baisses de cotisations sociales, ce qui dégrade nos finances publiques. Merci l'euro, comme dit Papibilou !
Mis à part dans un domaine strictement financier, je ne comprends pas pourquoi il faudrait remercier l'Euro. Cette monnaie a permis aux pays périphériques de la France de se développer bien plus vite que le nôtre qui n'a malheureusement pas pu dévaluer cette monnaie à son avantage.