jeandu53 a écrit : 23 octobre 2026 10:48
Kelenner a écrit : 23 octobre 2026 10:08
Bah.. oui, c'est ce que ça veut dire, et donc ? C'est ce qu'on faisait avant le règne de ces politiques libérales à la con qui sont les premières responsables de l'endettement, il ne faut jamais l'oublier. On fera payer les entreprises qui ont les moyens de le faire et qui bénéficient de dispositifs indues, tout comme on fera payer les friqués qui se sont engraissés sans rien branler depuis 20 ans. Je ne vois vraiment pas où est le problème.
Le problème ?
La France détient déjà, malgré toutes ces niches et exonérations en tous genres, le record du monde des prélèvements obligatoires. Etes-vous bien certain que les finances publiques du pays souffrent d'un manque de recettes ?
Et que pensez-vous des délocalisations, de toutes ces usines qui ferment, parce que le coût du travail est trop élevé, ce qui grève leur compétitivité ?
Taxer les riches, oui, et s'ils s'en vont ?
Et, malgré ce record du monde des prélèvements obligatoires, plein de riches et entrepreneurs restent en France. Ils doivent tous être des cons masochistes...
Les riches ne s'en iront pas si on rétablissait un ISF ou une taxe Zucman. Les entreprises qui continuent de verser des dividendes à leurs actionnaires et en même temps récoltent des aides de l'État ne vont pas non plus aussitôt se délocaliser. Vous adoptez le discours anxiogène que les ultra-libéraux de ce pays, et leur représentant politiques LR, Modem, Macronistes et autres, essaient de nous inculquer, sans aucun fondement.
Il y a deux options basiques pour faire des économies : augmenter les recettes et baisser les dépenses.
Il faut forcément jouer sur les deux tableaux (ne serait-ce que pour pouvoir aller plus vite).
Côté dépenses :
L'appareil de l'État est beaucoup trop lourd. Sans doute un héritage de "l'État centralisé", ce qui perdure encore dans la mentalité de ceux qui nous gouvernent : seul l'État sait ce qui est bien pour le pays, donc c'est à nous de tout gérer. Mais, si l'État faisait un peu plus confiance à la société et ses institutions, il pourrait, par exemple, supprimer ou réduire fortement les Agences régionales de santé, les Inspections académiques et d'autres de ces administrations superflues qui n'ajoutent de la bureaucratie à la bureaucratie. Il suffit de déléguer des responsabilités aux institutions directement concernées : les hôpitaux, les universités et établissements scolaires, etc. etc. La plupart des pays européens, notamment nordiques, fonctionnent de cette façon et ça fonctionne pas plus mal (voire beaucoup mieux) qu'ici en France.
Aussi, faudrait-il réduire drastiquement le nombre de communes par l'obligation de fusionner. Supprimer les départements et transférer leurs compétences en partie aux Régions et en partie aux nouvelles communautés de communes qui n'auront qu'un seul Conseil de la CC, en suppriment tous les Conseils municipaux (là aussi, d'autres pays ont montrés l'exemple).
Côté recettes
Il faut (r)établir une certaine justice fiscale et donc davantage mettre à contribution les plus aisés, que ce soit les actifs, les retraités ou les entreprises. Que ça passe par le retour d'un ISF, d'une taxe Zucman ou autre encore.
Qu'on arrête de verser des aides à des entreprises qui versent en même temps des dividendes à leurs actionnaires.
Qu'on revoit radicalement toutes les aides aux entreprises, non pas pour tout supprimer, mais pour que ce soit plus en cohérence avec le besoin de la société. Si sur les 200 milliards annuel on ne pourrait pas trouver 40 milliards à économiser, c'est parce qu'on ne le veut pas, pas parce qu'on ne peut pas.
Voilà, rapidement, quelques pistes, mais il y en a beaucoup à explorer...