fleur2jasmin a écrit : 29 décembre 2019 14:33
Crapulax a écrit : 11 décembre 2019 14:34
Il faut se demander ce qu'à fait la Palestine..Surtout de tout l'argent dont elle a pu bénéficier pendant tant d'années..Si elle avait utilsé ce dernier pour bâtir un état moderne et fort alors elle occuperait la quasi-totalité de son territoire..Plutôt que de retrouver des millions de ressortissants dans les pays voisins..
Mais elle a préféré se servir des aides,en partie,pour continuer une guérilla stérile contre son voisin..Poussant même son peuple à connaitre les restrictions.
Personne ne les a empêché de se développer..Et en devant plus puissant ces derniers auraient eu plus de poids pour des négociations..Ils auraient même pu espérer un partenariat économique.
Palestine : 48 milliards de dollars de pertes de revenus dues à l'occupation entre 2000 et 2017 (ONU)
Le coût budgétaire de l'occupation pour le peuple palestinien limite gravement la capacité de l'État de Palestine d'atteindre les objectifs du développement durable, selon un rapport de l’ONU publié lundi.
« Le coût budgétaire de l'occupation pour le peuple palestinien, sur la période 2000-2017, est estimé à 47,7 milliards de dollars, soit trois fois l'économie palestinienne en 2017, et il continue à augmenter », selon un nouveau rapport de la CNUCED à l'Assemblée générale des Nations Unies.
Le rapport intitulé « Le coût économique de l'occupation israélienne pour le peuple palestinien : aspects fiscaux » indique que le chiffre comprend les pertes de recettes publiques et les paiements d'intérêts. Il comprend quelque 28,2 milliards de dollars d'intérêts estimés et 6,6 milliards de dollars de recettes fiscales palestiniennes qui sont parties vers Israël.
Deux millions d’emplois auraient pu être créés
Le coût budgétaire cumulé estimé de l'occupation aurait non seulement pu éliminer le déficit budgétaire palestinien estimé à 17,7 milliards de dollars au cours de la même période, mais il aurait également pu générer un excédent presque deux fois plus important que le déficit. Par ailleurs, il aurait pu plus que décuplé les dépenses de développement du gouvernement palestinien, qui s'élevaient à 4,5 milliards de dollars au cours de la période à l'examen.
Selon une simulation du modèle de l'économie palestinienne mené par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), partant de l'hypothèse où les 48 milliards de dollars de coût budgétaire n'auraient pas été perdus mais injectés par des politiques budgétaires expansionnistes, l'économie aurait créé 2 millions d'emplois sur une période de 18 ans, soit en moyenne 111.000 emplois chaque année.
L'évaluation du coût budgétaire suppose que les Palestiniens ont le plein contrôle de leur domaine fiscal en l'absence d'occupation, tandis que l'estimation de la fuite fiscale suppose le statu quo mais avec une mise en œuvre adéquate du Protocole de Paris.
Le rapport attribue les pertes fiscales aux mesures imposées par l'occupation israélienne, notamment :
- les restrictions à la libre circulation du peuple palestinien et des biens palestiniens ;
- le contrôle par Israël de la zone « C » en Cisjordanie et de tous les points de passage frontaliers ;
- la privation du droit du peuple palestinien d'utiliser librement ses terres, ses ressources naturelles et humaines ;
- et le fait que le gouvernement palestinien n'exerce aucun contrôle significatif sur ses ressources fiscales.
Fuite de ressources fiscales vers Israël et pertes fiscales dues à l'occupation prolongée
Le coût budgétaire fait partie des pertes économiques globales causées par l'occupation et se compose de deux éléments : la fuite de ressources fiscales palestiniennes vers Israël et d'autres pertes fiscales résultant des politiques et mesures imposées par l'occupation prolongée.
Selon le rapport, les estimations du coût budgétairessont partielles et prudentes. Il est donc nécessaire de poursuivre les recherches afin d'identifier et de quantifier d'autres canaux de pertes fiscales palestiniennes.
Il est clair, cependant, que les fuites et le coût budgétaire perpétuent la fragilité budgétaire de l'État de Palestine et sapent sa capacité de planification et de financement du développement pour orienter l'économie vers une croissance durable.
https://news.un.org/fr/story/2019/12/1057291