lotus95 a écrit : 23 septembre 2020 17:18
Vincent, à lire vos déductions tirées par les cheveux, tout ne semble pas connecté chez vous
je réexplique mon point de vue ...
1) Une entreprise française qui s'implante dans un pays où le salaire mini est entre 300 et 500€ exploite la misère humaine de ce pays et appauvrit son pays d'origine (la France) à travers la vague de licenciements qu'elle aura engendrée pour délocaliser
2) La France s'est désindustrialisée au fil des années ; aujourd'hui, sauf secteurs particuliers qui ne souffrent pas beaucoup de concurrence (luxe, aéronautique ...), on voit mal comment le pays pourrait rattraper le retard considérable qu'il a dans bien des domaines technologiques en ayant une culture de profit immédiat. La France est surtout une économie de services et sa croissance est majoritairement portée par la demande intérieure.
En réalité, le niveau des salaires, conditions sociales et la "concurrence" ne sont que des prétextes pour obtenir des allègements de toutes sortes qui n'empêchent pas pour autant les délocalisations. En bref, c'est le beurre et l'argent du beurre.
3) L'UE est une union en apparence, non démocratique puisque ses décisionnaires ne sont pas élus ; elle est exclusivement construite et élargie pour permettre la circulation des capitaux sans limite, et accroitre les profits d'une minorité en exploitant la pauvreté des pays les moins bien lotis ou les moins-disants fiscalement, ce qui entraine un chômage de masse et une fuite de recettes fiscales dans les pays d'origine ...
le tout permettant de tirer l'ensemble vers le bas et "harmoniser" la médiocrité sociale à défaut d'autre chose.
La France n'a aucune chance de se redresser dans ce schéma, bien au contraire ...
4) Non ce n'est pas un fake ... le plan d'aides pour les TPE/PME est, sauf erreur, de 3 milliards ... soit 3% alors que ces entreprises représentent 99% de l'ensemble des entreprises françaises et environ 50% du personnel salarié ... où vont les 97% restants ???
Aides aux entreprises face à la Covid-19 : ceux qui y ont droit
27/04/2020 (MIS À JOUR LE 05/05/2020 À 16:50)
Bar-restaurant à Paris le 15 mars 2020. Tous les lieux publics "non essentiels" ont été contraints de fermer leurs portes à partir du 14 mars minuit.• Crédits : Sébastien Muylaert - Maxppp
En dehors du chômage partiel, le gouvernement a élaboré une série de dispositifs pour les entreprises frappées par la crise économique, liée à l'état d'urgence sanitaire.
Prêts garantis par l'Etat, report de charges, fonds de solidarité pour les TPE ... Que recouvrent-ils précisément ? Quelles sont les conditions posées par Bercy ? Avec des secteurs privilégiés ? Les entreprises concernées rencontrent-elles des difficultés dans la mise en œuvre ?
Prêts garantis par l'Etat
Pour pallier des problèmes de trésorerie, l'Etat a élaboré un dispositif de prêts garantis, actif jusqu'au 31 décembre 2020. Pour cela, il a dégagé 300 milliards d'euros.
Les entreprises, quelle que soit leur taille et leur forme juridique, peuvent en bénéficier. Seules sont exclues les SCI (Sociétés civiles immobilières), les établissements de crédit et les sociétés de financement
. L'emprunt peut représenter jusqu'à 25 % du chiffre d'affaires annuel. Et l'entreprise n'a aucun remboursement à effectuer la première année. Elle peut ensuite étaler ses remboursements sur 5 ans. Précision : il ne s'agit pas de prêts à taux zéro. Les taux sont définis par chaque banque, en intégrant le coût de la garantie de l'Etat.
Pour bénéficier de ces PGE (prêts garantis par l'Etat), la procédure est la suivante : l'entreprise doit contacter sa banque qui va étudier la demande de prêt. Une fois que cette dernière donne son accord, elle doit se rapprocher de la Banque publique d'investissement pour obtenir un identifiant, garantissant la couverture par ce dispositif.
Selon un premier portrait robot, publié par Bercy, les TPE représentent 90 % des bénéficiaires et 54 % des montants accordés. Une majorité (60 %) est issue des secteurs durement frappés par le confinement : commerce, hébergement-restauration et construction-immobilier.
De grandes entreprises ont aussi profité de ces facilités de financement. Air France a ainsi obtenu 4 milliards d'euros octroyés par un consortium de banques françaises et étrangères, garanti par l'État français à hauteur de 90 % (au total, la compagnie va percevoir 7 milliards d'euros sous forme de prêts, 3 milliards étant des prêts directs de l'Etat actionnaire).
Le groupe Fnac-Darty a également emprunté 500 millions d'euros dans ce cadre, dont 70 % garanti par l'Etat. Renault a négocié un PGE de 5 milliards d'euros.
Pas de feu vert automatique
La banque a toujours la possibilité de refuser ces prêts. Certaines sociétés qui avaient des difficultés avant la crise essuient ainsi des refus, leur situation étant jugée trop fragile. Il faut dire que les banques supportent encore une partie du risque, puisque la garantie de l'Etat ne porte pas sur 100 % du prêt, mais sur 70 à 90 % du montant total. Certaines sont donc réticentes à l'idée d'accepter certains dossiers, notamment ceux des entreprises mal notées à la Banque de France. Les sociétés en redressement judiciaires sont pourtant éligibles. Mais sur son site Internet, la BPI précise que ces demandes là sont traitées au cas par cas par les banques.
Pour celles qui n'obtiendraient pas de prêts garantis par l'Etat, le gouvernement a annoncé un système d'avances remboursables pour un montant total de 500 millions d'euros. Ces sommes permettraient, par exemple, d'acheter des matières premières, indispensables au redémarrage de l'activité. Les entreprises rembourseront l'Etat quand elles généreront du chiffre d'affaires.
Autre dispositif pour les "recalés du crédit" : des prêts participatifs accordés par l'Etat et remboursables après tous les autres (ils sont assimilés à des fonds propres). Une enveloppe d'un milliard d'euros a été dégagée à cette fin dans le deuxième projet de loi de finances rectificative. Elle doit bénéficier aux TPE mais aussi aux entreprise de taille intermédiaire.
Report de cotisations sociales et d'impôts directs
Les entreprises peuvent demander le report du paiement d'impôts directs (taxes sur les salaires, impôts sur les sociétés). Certaines ont aussi pu bénéficier d'un report de leurs échéances de cotisations sociales de mars et avril. Une mesure réservée à celles "qui en ont le plus besoin" a précisé le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. L'Urssaf appelle ainsi les entreprises à la responsabilité : "dans le contexte actuel, où notre système de soins et plus largement notre protection sociale et l’action de l’Etat sont plus que jamais sollicités, il est important que les entreprises qui le peuvent continuent à participer au financement de la solidarité nationale", écrit ainsi l'organisme sur son site internet. La mesure a été prolongée, les reports seront aussi possibles pour l'échéance du mois de mai.