Une «délinquante» qui «ne peut se permettre de se présenter» : à gauche, Le Pen disqualifiée pour la présidentielle
Posté : 08 juillet 2026 05:50
Éthique vous avez dit éthique...
Avant de savoir si elle jette l’éponge pour 2027, les principaux responsables de gauche considèrent que la patronne de l’extrême droite, condamnée notamment à porter un bracelet électronique pendant un an, ne peut pas être candidate. A droite, on reste très discret.
Feu à gauche. En joue à droite. Sans attendre de savoir si Marine Le Pen sera ou non candidate à la présidentielle malgré sa condamnation par la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens de son parti, socialistes, écolos, insoumis et communistes ont fustigé, à l’image, du patron des députés PS, Boris Vallaud, une «délinquante, reconnue coupable de détournement de fonds publics». «Comment peut-on imaginer une candidate à l’élection présidentielle qui fait campagne avec un bracelet électronique, a lancé François Ruffin devant les journalistes à l’Assemblée nationale. C’est un marqueur du degré de corruption de la nation.» Même angle d’attaque pour le premier secrétaire du PS, Olivier Faure : «Quand on est candidat à la plus haute fonction présidentielle, on doit pouvoir se montrer exemplaire, ce qui n’est pas le cas.»
Chez les insoumis, Jean-Luc Mélenchon fait mine d’expliquer qu’il n’y a «rien de changé quelle que soit la candidature» du RN. «Notre but est de débarrasser le pays du RN et de ses candidats par la voie des urnes et la volonté du peuple lui-même, a-t-il écrit sur ses réseaux. Adage créole : “Même poil, même bête” et vice versa. Chassons-les tous !»
Rappelant dans un communiqué avoir «toujours indiqué [ne pas compter] sur les tribunaux pour battre le RN», La France insoumise a mis Marine Le Pen devant ses responsabilités politiques : «Il lui appartient désormais de se déjuger ou non et au Rassemblement national de choisir entre faire campagne un verre de champagne à la main ou un bracelet électronique à la cheville.» Quelques heures plus tôt, la cheffe des députés européens insoumis, Manon Aubry, avait rappelé le slogan «tête haute, mains propres» qui était celui du Front national dans les années 90 : «Ils en sortent “tête basse, mains sales”.»
Philippe et Attal au 20 heures, Macron «ne commente pas»
La patronne des écologistes, Marine Tondelier, opposante historique de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), a de son côté rappelé que «contrairement à ce que voudrait le RN, personne n’est au-dessus de la loi, pas même sa cheffe». «Les restrictions du bracelet électronique paraissent en effet peu compatibles avec une campagne présidentielle», a-t-elle ajouté dans sa réaction sur X. Le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel considère, lui, qu’«une telle condamnation, quel que soit l’aménagement de la peine, ne peut permettre de se présenter devant les Français».
https://www.liberation.fr/politique/une ... 2ISESGSHU/
Avant de savoir si elle jette l’éponge pour 2027, les principaux responsables de gauche considèrent que la patronne de l’extrême droite, condamnée notamment à porter un bracelet électronique pendant un an, ne peut pas être candidate. A droite, on reste très discret.
Feu à gauche. En joue à droite. Sans attendre de savoir si Marine Le Pen sera ou non candidate à la présidentielle malgré sa condamnation par la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens de son parti, socialistes, écolos, insoumis et communistes ont fustigé, à l’image, du patron des députés PS, Boris Vallaud, une «délinquante, reconnue coupable de détournement de fonds publics». «Comment peut-on imaginer une candidate à l’élection présidentielle qui fait campagne avec un bracelet électronique, a lancé François Ruffin devant les journalistes à l’Assemblée nationale. C’est un marqueur du degré de corruption de la nation.» Même angle d’attaque pour le premier secrétaire du PS, Olivier Faure : «Quand on est candidat à la plus haute fonction présidentielle, on doit pouvoir se montrer exemplaire, ce qui n’est pas le cas.»
Chez les insoumis, Jean-Luc Mélenchon fait mine d’expliquer qu’il n’y a «rien de changé quelle que soit la candidature» du RN. «Notre but est de débarrasser le pays du RN et de ses candidats par la voie des urnes et la volonté du peuple lui-même, a-t-il écrit sur ses réseaux. Adage créole : “Même poil, même bête” et vice versa. Chassons-les tous !»
Rappelant dans un communiqué avoir «toujours indiqué [ne pas compter] sur les tribunaux pour battre le RN», La France insoumise a mis Marine Le Pen devant ses responsabilités politiques : «Il lui appartient désormais de se déjuger ou non et au Rassemblement national de choisir entre faire campagne un verre de champagne à la main ou un bracelet électronique à la cheville.» Quelques heures plus tôt, la cheffe des députés européens insoumis, Manon Aubry, avait rappelé le slogan «tête haute, mains propres» qui était celui du Front national dans les années 90 : «Ils en sortent “tête basse, mains sales”.»
Philippe et Attal au 20 heures, Macron «ne commente pas»
La patronne des écologistes, Marine Tondelier, opposante historique de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), a de son côté rappelé que «contrairement à ce que voudrait le RN, personne n’est au-dessus de la loi, pas même sa cheffe». «Les restrictions du bracelet électronique paraissent en effet peu compatibles avec une campagne présidentielle», a-t-elle ajouté dans sa réaction sur X. Le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel considère, lui, qu’«une telle condamnation, quel que soit l’aménagement de la peine, ne peut permettre de se présenter devant les Français».
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