crepenutella a écrit : Pour ma part je n’adhère pas au discours anti élite des gilets jaunes. Mais je comprend le ressentiment que les élites ont provoqué chez le peuple. Nous avons franchi la ligne rouge aristocratique; c’est à dire que notre élite a finit par être tellement peu modeste, tellement sûre d’elle même, qu’elle a oublié que son existence seule n’etait pas une légitimité en soi, mais cette légitimité naissait d’une action juste au service de tous. Une élite trop imbue d’elle même qui finit par croire que défendre ses intérêts propres c’est servir l’interet général, finalement manque de sagesse, et se délégitime elle-même.
Disons, pour faire simple, qu'un fossé s'est creusé entre les "élites" et le reste de la population.
On pourrait analyser le pourquoi du comment ou le comment du pourquoi pendant des heures.
Mais quelle est la solution concrète à ce problème ?
Je pense encore une fois que la bonne démarche consiste à regarder autour de nous chez nos voisins européens ce qui fonctionne et non à se concentrer sur son nombril franco-français.
Et je remarque que la France est le pays le plus centralisé où les budgets et décisions principales sont décidées depuis un exécutif central à Paris concentrant énormément de pouvoir, alors que nos voisins européens sont des pays beaucoup plus régionalisés où chaque région dispose de beaucoup de responsabilité et d'autonomie.
Et ce qui est le plus terrible en terme de coûts de fonctionnement, c'est que bien que la France soit extrêmement centralisée, on a le plus terrible des mille-feuilles administratifs (Région, département, canton, communauté de communes, communes, ... etc)
Bref, on a un système politique et administratif qui cumule les inconvénients de tous les systèmes sans en cumuler aucun avantage.
C'est pourquoi, je pense qu'il faut rapprocher les électeurs, les contribuables, des politiques qui votent les budgets et mènent les politiques concrètes dans les territoires.
C'est à dire qu'il faut quitter le modèle jacobin ultra-centralisé français pour aller vers un modèle girondin (cher à Onfray) qui rapprochera les français de leur élite politique régionale (leurs élus régionaux) en charge de la majorité des budgets concernant leur vie pratique quotidienne.