Stounk a écrit : Victor a écrit : Déjà, il faut sortir de la crise ...
Ensuite, je pense que Macron devra revoir sa manière de gouvernement en impliquant les "corps intermédiaires" en particulier les syndicats.
Cette crise est bien entendu une crise de gouvernance mais c'est aussi, me semble-t-il, une crise plus profonde de la société qui ne touche pas seulement Macron, le gouvernement actuel mais aussi l'ensemble du système politique, l'ensemble des corps intermédiaires dont les syndicats.
La France devient un pays de plus en plus difficile à gouverner. Voire même ingouvernable aujourd'hui.
Mais surtout, ne changeons rien à nos institutions qui ne fonctionnent plus. Ne cédons pas à la tentation populiste de les faire évoluer pour nous diriger vers une sixième République.

Je ne suis pas certain qu'une 6ième république
dont nous ignorons tout soit forcément la solution
automatique à cette crise.
Certes, d'une certaine manière, tu as raison, (mais d'une certaine manière seulement, je te rassure !). Il se peut que le problème ne soit pas la manière de gouverner de Macron mais nos institutions qui ne seraient plus en phase avec notre époque des réseaux sociaux !
Enfin cela ne me semble être qu'une hypothèse.
Il me semble plus réaliste de penser que cette crise est la résultante d'au moins quatre choses.
1 - le clivage "peuple"/élite qui a clairement remplacé le clivage droite/gauche. Cela fait maintenant plusieurs années que je soutiens cette thèse, contre toi d'ailleurs qui maintient contre vents et marées que le clivage droite/gauche était encore pertinent ... Cette crise montre clairement que j'avais raison et toi tort mais passons ...
2 - le clivage France des grandes villes, des grandes métropoles/ France des campagnes, des petites et moyennes villes, voire tout ce qui a été dit et écrit sur cette France dite périphérique.
3 - La communication et le mépris incroyable de Macron envers cette France périphérique : les riens ... etc.
4 - La taxe carbone et la hausse du diesel, détonateurs de cette crise.
MA conclusion, c'est que l'on ne peut plus aujourd'hui gouverner la France sans comprendre, j'allais dire ressentir la France dans toute sa sociologie, dans toutes les composantes de sa population.