Première apparition de Madame Lucie Castests hier sur France Inter.
https://www.francetvinfo.fr/politique/p ... 83643.html
Débit trop rapide, elle lit ses notes, on dirait qu'elle récite une leçon, allure un peu trop "pète sec", elle invite d'une manière un peu trop raide le Président à la nommer Premier ministre... C'est pas comme ça que ça se passe quand on vient de nul part. Manque total de déférence et d'humilité, je trouve.
Franchement, cette personne aurait dû se faire coacher un minimum par un pro de la com avant de se lancer dans les médias qui la découvrent.
On voit qu'elle sort tout droit de son bureau. On peut être compétente en matière de dossiers mais la transmission et la communication c'est autre chose.
Sinon, pour en revenir à la question fondamentale du topic, il n'y a pas de solution. Que Macron cherche à établir un gouvernement de coalition à partir de la gauche, du centre, ou de la droite "républicaine", il ne pourra jamais arriver à une majorité absolue. Jamais.
Et chaque coalition de quelque bord qu'elle soit sera sous la menace directe et immédiate d'une destitution de l'ensemble restant de l'Assemblée ligué contre elle.
Le problème c'est que le pays continue de raisonner en terme de scrutin majoritaire alors qu'il ne le sait pas mais qu'il vote en terme de représentation proportionnelle alors qu'il ne le veut pas parce que ce n'est pas dans sa culture : voilà les données du casse-tête.
Et je demeure à peu près persuadé que si on lui demandait son avis, il tiendrait toujours à une représentation de type majoritaire classique, en deux blocs clairement délimités et opposés, genre "Travaillistes vs Conservateurs" à la britannique.
Alors que dans 90 % des pays voisins de l'UE, ça ne fonctionne plus comme ça depuis belle lurette. : ce sont des mosaïques politiques qui entrent en perpétuelles et circonstancielles inter-activités. C'est pas de la variété binaire classique, c'est du jazz en Europe. Mais en France, on veut toujours du binaire, on pense toujours Sardou, oui mais on commence à voter Polnareff , alors oui ça devient un peu plus compliqué mais c'est comme ça.
Le pays vit une crise institutionnelle mais aussi et surtout : une crise politique dans les esprits citoyens pour lesquels compromis = compromissions.
Tant que le pays n'aura pas résolu ce dilemme, il tournera en rond.