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Re: Dette et fonctionnaires

Posté : 18 mai 2016 12:00
par Relax
Victor a écrit :
Et alors ?
Pourquoi le problème japonais devrait-il être obligatoirement le même que le français ?
La dépense publique en France, c'est d'abord le social, puis la masse salariale (+ coût des retraites) des fonctionnaires.
si on veut réduire la dépense publique en France (mais le veut-on vraiment ?) il faut jouer sur ces deux principaux postes de dépenses.
La France a traditionnellement un état qui intervient fortement dans l'économie nationale.
A partir de là, ceux qui parlent de réduire les dépenses publiques veulent en réalité sabrer notre modèle social national pour le remplacer par le modèle anglo-saxon.

Avoir un niveau élevé de dépenses publiques n'est pas un problème en soi, ce qui est problématique c'est le financement des dépenses publiques.

Prenons un exemple simple et connu : en France, les retraites sont comptabilisées dans les dépenses publiques, mais dans les pays qui ont adopté un système de retraite par capitalisation, elles n'y apparaissent pas.

Le concept de dépenses publiques n'a pas de sens parce qu'il ne recoupe pas le même périmètre selon les pays.
C'est un concept de nature idéologique souvent utilisé par la droite pour insinuer que l'argent public serait jeté par les fenêtres.

Mais en fait, le principe c'est que plus il y a de dépenses publiques, et plus le modèle social est géré dans le sens de l'intérêt général, et non pas dans le sens des intérêts particuliers des assurances privées et de leurs actionnaires.

Re: Dette et fonctionnaires

Posté : 18 mai 2016 12:06
par Victor
Relax a écrit :

La France a traditionnellement un état qui intervient fortement dans l'économie nationale.
A partir de là, ceux qui parlent de réduire les dépenses publiques veulent en réalité sabrer notre modèle social national pour le remplacer par le modèle anglo-saxon.
Il faut arrêter de caricaturer. Faire attention à la dépense publique (c'est quand même de l'argent public qui provient des taxes et des impôts collectés sur les français), c'est la moindre des choses.
Par exemple en limitant le nombre de niveau administratif dans le mille-feuille français.
François Fillon propose de fusionner les départements et les régions (les anciennes), voilà une réforme qui simplifiera et permettra de réelles économies de fonctionnement.
La taille des départements avaient été fixée par Bonaparte, il fallait que l'on puisse les parcourir d'une extrémité à une autre en une journée à cheval.
On voit bien que cette taille des département ne correspond plus à nos modes de déplacement !

Re: Dette et fonctionnaires

Posté : 18 mai 2016 13:04
par Lion blanc
Victor a écrit :
Il faut arrêter de caricaturer. Faire attention à la dépense publique (c'est quand même de l'argent public qui provient des taxes et des impôts collectés sur les français), c'est la moindre des choses.
Par exemple en limitant le nombre de niveau administratif dans le mille-feuille français.
François Fillon propose de fusionner les départements et les régions (les anciennes), voilà une réforme qui simplifiera et permettra de réelles économies de fonctionnement.
La taille des départements avaient été fixée par Bonaparte, il fallait que l'on puisse les parcourir d'une extrémité à une autre en une journée à cheval.
On voit bien que cette taille des département ne correspond plus à nos modes de déplacement !
Quelle erreur ! Quand nous aurons épuisé toutes nos ressources, nous seront bien content de remonter sur les chevaux, gardons bien ces proportions..

Re: Dette et fonctionnaires

Posté : 18 mai 2016 13:46
par Hdelapampa
Victor a écrit :
Je suis retourné sur ton lien, il y a bien le bouton dont tu parles, mais il n'est pas visible au premier coup d’œil ... En le cherchant, on finit par le trouver.
De plus je ne dis pas que le ratio dette / habitant n'est pas inintéressant mais c'est quand même le ratio dette / PIB qui est le plus pertinent. De fait, la capacité d'un État à rembourser sa dette est fonction des ressources qu'il peut mobiliser. Or celles-ci sont fonction de la taille du PIB, puisqu'elles proviennent, pour l'essentiel, de prélèvements obligatoires assis sur l'activité économique du pays.
N'oublie surtout pas que la France est au top niveau des prélèvements obligatoires (taxes, impôts, cotisations) et malgré cela les comptes publiques restent structurellement déficitaires et que nous ne respectons toujours pas par exemple les fameux 3% de Maastricht.
Doit-on poursuivre cette course infernale de la hausse des impôts, au risque d'étouffer l'activité économique et d'encourager l'exode fiscal ou bien devons-nous enfin lancer des réformes structurelles pour contenir les dépenses publiques ?
Il me semble que la réponse va de soi.
Il ne vous échappera pas qu'on ne peut compter (c'est la loi) que sur les contribuables (définis donc au moins par un revenu minimum qui ouvre "l'imposabilité") assujettis à l'IR et...à la TVA pour rembourser la Dette (ce n'est pas ce que je pense: pour moi, la Dette est illégitime)et...au fisc en général.

Donc, le nombre de contribuables potentiels est l'élément déterminant: la dette serait égale à 50% du PIB ce serait pareil.
OR:
-le nombre de contribuables soumis à l'IR dépend du chômage et donc de l'exploitation capitaliste (productivité, chômage) sui fait pression sur les salaires (montant imposables) et la TVA (consommation).
-le désengagement du Capital (entreprises, Bourgeoisie) des recettes fiscales croît.

Je pense que le fond du problème est plus politique qu'économique.
La fonction publique (avec les services publics) est un héritage du CNR que la Droite et le patronat veulent liquider.
1) La liberté de se syndiquer, de faire grève, AVEC la sécurité de l'emploi reste un exemple qui pourrait donner envie.
2) C'est un obstacle à la privatisation de tous les aspects de la vie quotidienne.
La bourgeoisie se met à l'abri de la colère du Peuple en opposant les fonctionnaires "nantis" aux salariés du privé surexploités...par elle.
Les fonctionnaires servent donc de boucs-émissaires (comme les immigrés).
On peut observer d'ailleurs une corrélation entre les propos anti-immigrés et le dénigrement des fonctionnaires.
C'est le cas des sympathisants-militants LR, UDI, Modem et FN.
Et peut-être une partie du PS.
TOUS des "héritiers" du CNR, sauf le FN bien sûr, parce qu'il ne fait pas partie des héritiers du CNR.