TomaGG a écrit : En disant "Poutine a pris les devants et annexé la Crimée qui était au départ tatare, puis russe" c'est toi qui remonte aux siècles passés. Moi, je voulais simplement montrer que c'est un argument absurde pour modifier les frontières au présent.
Le débarquement de matériel militaire est une provocation très fréquente, oui, mais si tu te souviens, pratiquée par la Russie aussi. Mais entre ce claquement d'armes et l'agression militaite il y a une différence importante. En plus, les relations entre l'Ukraïne et l'OTAN datent depuis des années et je ne vois aucune raison pourquoi un État indépendant doit prendre en considération l'opinion d'un autre, même de la Russie, en ce qui concerne son adhésion à telle ou telle union.
En ce qui concerne le pourcentage, les chiffres sont 24, pas 15, et ceux qui se considèrent russes sont environ 58, mais ce n'est pas tellement important. Ce qui est plus important, c'est que la langue maternelle n'est pas un argument valable pour séparer un territoire. Je pense que les exemples et les arguments sont inutiles.
Le referendum était ridicule. Le même jour il y avait des "citoyens", armés en plus, qui ne savaient même pas où se trouve l'école dans laquelle ils devaient voter et qui l'ont confondu avec la mairie.
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Les réalités sont pourtant là...pourquoi ne pas ouvrir les yeux et avec la grande lorgnette ? Il faudrait lire les projets américains.
Après la fin de la guerre froide est née , l’espérance d’une vie commune en paix, en liberté et en égalité. La Déclaration de Paris de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe adoptée en novembre 1990 l’a très bien exprimé, en ce temps-là avec la participation de l’Union soviétique.
Mais c'est sans compter que depuis 1991, les Etats-Unis aspirent à être la seule grande puissance au monde
Avec la deuxième guerre du Golfe de 1991 déjà, la direction politique et militaire des Etats-Unis a démontré à quoi elle aspirait véritablement:
un «nouvel ordre mondial» selon les idées américaines et l’accès du pays aux principales réserves de matières premières
de notre planète.
Depuis 1991, les Etats-Unis poursuivent l’idée fixe de devenir une hégémonie et donc la seule grande puissance au monde.
Ce n’est donc pas un hasard que le livre de l’ancien conseiller en matière de sécurité nationale, Zbigniev Brzezinski, paru en 1999 soit intitulé «Le Grand Echiquier – L’Amérique et le reste du monde». qui décrit très exactement les ambitions américaines bien acceptées en Occident. Les autres pays n’avaient qu’à se soumettre.
Le fait que le projet des néoconservateurs américains proposé à la fin des années 1990 fut intitulé «Project for a New American Century» (PNAC) s’inscrit parfaitement dans ce concept.
Cela concerna également les Etats successeurs de l’Union soviétique, dont la Russie. Les Etats-Unis revendiquèrent les énormes quantités de matières premières russes, le pays fut soumis à une «stratégie du choc» (selon Naomi Klein) définie par la politique radicale de marché.
Les ONG et les médias américains et occidentaux tentèrent par tous les moyens d’influencer l’opinion publique du pays, on soutint et on développa des projets pour la division du pays. Ce qu’il fallait à tout prix éviter, en correspondance avec les plans géopolitiques des Anglo-Saxons du début du XXe siècle, était la constitution (sur le continent eurasiatique Europe et Asie) d’un contre-pouvoir indépendant des Etats-Unis par exemple sous forme d’une étroite collaboration des autres Etats européens notamment de l’Allemagne et de la France – avec la Russie.
Sous le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, la partie russe avait déjà parlé d’une maison européenne commune.
Cela dut être empêché par tous les moyens.
Au début du nouveau millénaire, la politique du nouveau président Vladimir Poutine changea la donne. La partie américaine réalisa cela très rapidement.
Déjà au début de ce nouveau siècle, Zbigniev Brzezinski pesta dans ses articles et interviews contre le nouveau président russe et sa politique, «rappelant» à la Russie de ne pas quitter le rôle qui lui était assigné et d’abandonner toute velléité d’être acceptée en tant que puissance se trouvant sur un même pied d’égalité.
Dans les Etats baltes, des hommes politiques néoconservateurs du gouvernement de Bush junior vinrent pour dénigrer la Russie.
Auparavant déjà, les pays baltes et d’autres anciens membres du Pacte de Varsovie étaient prévus comme membres de l’OTAN et de l’UE et on commença rapidement à les «intégrer» pas à pas. La frontière de l’OTAN se rapprocha de la Russie, et même dans les anciennes républiques constitutives européennes et asiatiques de l’Union soviétique, les Etats-Unis promurent des «révolutions colorées» pour faciliter l’accès au pouvoir de régimes antirusses.
Le discours du président russe tenu dans le cadre du «Forum de Munich sur les politiques de défense» en février 2007 marqua un tournant manifeste dans les rapports entre l’Est et l’Ouest.
Vladimir Poutine déclara sans la moindre ambigüité que la Russie exigeait d’être placée sur un même pied d’égalité que tous les autres Etats de la communauté internationale, qu’elle exigeait le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international public et qu’elle n’était plus disposée à accepter la politique des Etats-Unis et de l’OTAN ne respectant plus aucun principe juridique.
Les Etats-Unis se sont retirés du traité ABM , parce qu’ils voulaient absolument installer leur système anti-missiles, dirigé dès le début contre la Russie, en Europe orientale. La même année, le gouvernement américain a déclaré la guerre illimitée contre le présumé axe du mal.
En 2003, l'Amérique a lancé une guerre illégale au regard du droit international contre l’Irak. En 2004, il y eut la première tentative d’un coup d’Etat en Ukraine («révolution orange») … et ainsi de suite.
Le chaos au Proche-Orient fait partie du plan de déploiement.
Les Etats-Unis, l’OTAN et l’UE n’ont pas pris au sérieux les avertissements du président russe de 2007.
Tout au contraire: Les Etats-Unis, l’OTAN et à leur suite l’UE ont maintenu leur objectif d’affaiblir et d’exclure la Russie.
D’autres foyers d’incendie et de terres brûlées ont suivi, provoqués en grande partie par des Etats membres de l’OTAN et de l’UE: Géorgie, Libye, Syrie, Yémen, Ukraine … et peu de choses de ce que nos «élites» politiques et leurs médias alignés nous expliquent concernant ces pays correspondent à la vérité.
Pourquoi allumer autant d'incendies si ce n'est pour garder une position dominante de la part des Anglosaxons ?
Par ailleurs l'Europe suit aveuglément alors qu'elle a elle-même tant de problèmes internes...
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