Re: Le capitalisme dans la tourmente
Posté : 03 mai 2020 23:39
https://www.contrepoints.org/2019/10/21 ... ode-delire
Comme toujours avec contre-point, les thèses défendues sont puériles et simplistes et n’atteignent même pas le niveau d'un sophisme de bas étage.
Désolé mais c'est vraiment trop bête ce site. Il s'agit avant tout de considérations idéologiques qui ne se fonde sur aucune études sérieuses. Et même lorsqu'ils s'appuient sur des auteurs sérieux, c'est pour mieux camoufler la vacuité du reste.
Personnellement je me pose la question concrète d'une amélioration de la méritocratie dans notre pays, qui pose le problème de l'équité, ainsi que la fondamentale question de l'inégalité juste en démocratie.
De quelle manière une démocratie moderne peut-elle se doter d'une structure sociétale, politique, éducative pouvant fonder un système d'inégalités justes, acceptées par tous?
Les solutions façon "tea party" de contre-point, qui ne témoigne que de la minuscule pointe la plus fanatique de l'anarcho-libéralisme, ne sont pas satisfaisantes et confinent à la mauvaise foi. Contre-point est au libéralisme ce que le salafisme est à l'Islam ou Les Khmers rouge à la sociale démocratie.
Pour ce qui est des grandes écoles, et d'une manière générale de l'enseignement supérieur de qualité, il est prouvé que ce système fonctionne entièrement au service de la reproduction sociale de quelques grandes familles, exactement comme une machine à "blanchir" et "légitimer" les "fils de", en leur octroyant des titres. On sait aujourd'hui que la différence de niveau entre un élève qui fera une grande école et un élève qui ne le fera pas s'établit dans les 5 premières années de la vie, essentiellement sur la base de l'éducation donnée...déjà ça remet les choses en place. A partir de ce moment, notre système éducatif (et ce n'est pas le cas dans tous les pays heureusement), ne fera que sanctionner, voir accroître, cet écart initial. Dans ce contexte, le pire, c'est que lorsque là minorité de boursiers arrivent dans de bonnes écoles...ce n'est donc pas imputable à notre système éducatif mais à des éléments extérieurs comme l'environnement familiale ect. Sachant que le "talents", ou les "dons" sont généralement considérés aujourd'hui par les scientifiques comme des qualités acquises et exploitées en réalités depuis le plus jeune âge de manière systématique et orientée, mais ne relevant pas de l'inné.
Dans ce contexte si l'on peut s'accorder sur une meilleure capacité des enfants de la classe sociale dominante à acquérir les savoirs nécessaires au taches de gouvernement...on peut tout aussi bien considérer que c'est un "fait", que c'est encore "la manière la plus efficace de former des élites fiables", mais que là dedans il n'y a pas de mérite, et qu'à ce titre il ne devrait pas y avoir de privilèges. Ce serait une manière de régler le sujet.
C'est d'ailleurs la grande supercherie que celle des dominant essayant de faire croire aux dominés qu'ils doivent leur statut à des qualités supérieurs. Cela est faut, en réalité il s'agit de méthodes transmises et acquises...et de la rétention de connaissance la plupart du temps.
Pour finir, la question des inégalités basées sur une hiérarchie de mérite, pose ce problème précis:
Le fils d'ouvrier qui arrive à obtenir son bac, en terme de "rattrapage" intellectuel et culturel, en terme de capacité d'adaptation à un milieu scolaire qui n'est pas fait pour lui, sera en réalité infiniment plus méritant que le fils d'ingénieur réussissant HEC. Alors comment répartir les inégalités en fonction des mérites dans ce contexte?
Comme toujours avec contre-point, les thèses défendues sont puériles et simplistes et n’atteignent même pas le niveau d'un sophisme de bas étage.
Désolé mais c'est vraiment trop bête ce site. Il s'agit avant tout de considérations idéologiques qui ne se fonde sur aucune études sérieuses. Et même lorsqu'ils s'appuient sur des auteurs sérieux, c'est pour mieux camoufler la vacuité du reste.
Personnellement je me pose la question concrète d'une amélioration de la méritocratie dans notre pays, qui pose le problème de l'équité, ainsi que la fondamentale question de l'inégalité juste en démocratie.
De quelle manière une démocratie moderne peut-elle se doter d'une structure sociétale, politique, éducative pouvant fonder un système d'inégalités justes, acceptées par tous?
Les solutions façon "tea party" de contre-point, qui ne témoigne que de la minuscule pointe la plus fanatique de l'anarcho-libéralisme, ne sont pas satisfaisantes et confinent à la mauvaise foi. Contre-point est au libéralisme ce que le salafisme est à l'Islam ou Les Khmers rouge à la sociale démocratie.
Pour ce qui est des grandes écoles, et d'une manière générale de l'enseignement supérieur de qualité, il est prouvé que ce système fonctionne entièrement au service de la reproduction sociale de quelques grandes familles, exactement comme une machine à "blanchir" et "légitimer" les "fils de", en leur octroyant des titres. On sait aujourd'hui que la différence de niveau entre un élève qui fera une grande école et un élève qui ne le fera pas s'établit dans les 5 premières années de la vie, essentiellement sur la base de l'éducation donnée...déjà ça remet les choses en place. A partir de ce moment, notre système éducatif (et ce n'est pas le cas dans tous les pays heureusement), ne fera que sanctionner, voir accroître, cet écart initial. Dans ce contexte, le pire, c'est que lorsque là minorité de boursiers arrivent dans de bonnes écoles...ce n'est donc pas imputable à notre système éducatif mais à des éléments extérieurs comme l'environnement familiale ect. Sachant que le "talents", ou les "dons" sont généralement considérés aujourd'hui par les scientifiques comme des qualités acquises et exploitées en réalités depuis le plus jeune âge de manière systématique et orientée, mais ne relevant pas de l'inné.
Dans ce contexte si l'on peut s'accorder sur une meilleure capacité des enfants de la classe sociale dominante à acquérir les savoirs nécessaires au taches de gouvernement...on peut tout aussi bien considérer que c'est un "fait", que c'est encore "la manière la plus efficace de former des élites fiables", mais que là dedans il n'y a pas de mérite, et qu'à ce titre il ne devrait pas y avoir de privilèges. Ce serait une manière de régler le sujet.
C'est d'ailleurs la grande supercherie que celle des dominant essayant de faire croire aux dominés qu'ils doivent leur statut à des qualités supérieurs. Cela est faut, en réalité il s'agit de méthodes transmises et acquises...et de la rétention de connaissance la plupart du temps.
Pour finir, la question des inégalités basées sur une hiérarchie de mérite, pose ce problème précis:
Le fils d'ouvrier qui arrive à obtenir son bac, en terme de "rattrapage" intellectuel et culturel, en terme de capacité d'adaptation à un milieu scolaire qui n'est pas fait pour lui, sera en réalité infiniment plus méritant que le fils d'ingénieur réussissant HEC. Alors comment répartir les inégalités en fonction des mérites dans ce contexte?