Once a écrit : 07 juillet 2022 16:37
Ce "comité d'écoute" au sein de LFI pose quand même de sérieuses questions. D'abord n'y siègent que des femmes : je ne trouve pas cela très égalitaire.
Pourquoi que des femmes ? Le harcèlement féminin, même s'il n'a rien à voir avec les fréquences et les modes du harcèlement masculin, ça n'existe pas ? Moi - sans parler des pubs contemporaines dans lesquelles les femmes prennent ouvertement l'initiative face à des hommes réduits à l'état d'objets- je vois parfois des films où ce sont les femmes qui draguent : un exemple ?
Demi-vérité = demi mensonge.
Le comité d'écoute est composé exclusivement de femmes: vrai.
C'est lui qui décide: faux.
C'est le comité du respect des principes qui tranche.
Once a écrit : 07 juillet 2022 16:37
Par ailleurs, ce comité, cette cellule d'écoute, ça n'a aucune valeur juridique ni pénale.
Encore heureux, car les décisions de LFI ne sent pas (ne remplacent pas) des décisions de justice pénale.
Once a écrit : 07 juillet 2022 16:37
Mais - via les réseaux sociaux - il a quand même la capacité de faire "fuiter" juste ce qu'il faut pour disqualifier illico presto tel ou tel dans les médias sans aucun respect de la présomption d'innocence qui leur dû aux responsables politiques. Et ce, avant toute plainte officielle et légale déposée par celles qui se disent victimes.
Et vous, vous embôitez le pas aux réseaux sociaux.
La présomption d'innocence concerne les tribunaux.
Le comoité du respect des principes est là pour faire, comme son nom l'indique respecter des principes que tout adhérent à LFI est censé connaître.
En y adhérant on adhère AUSSI à ces principes.
Principes de LFI
-°4 La France insoumise est un mouvement bienveillant et inclusif. Les compétitions internes, les conflits de personnes et les affrontements de courants n’y ont pas leur place, tout comme les propos ou les comportements violents, sexistes, racistes, antisémites ou LGBTphobes. Les prises de décisions par consentement sont privilégiées afin d’éviter les écueils liés aux clivages et aux mises en minorité. Le mouvement expérimente progressivement les modalités démocratiques les plus adaptées à cette orientation. La création et la mise en place du comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles vient renforcer l’application de ce principe.
Once a écrit : 07 juillet 2022 16:37
Y a quelque chose qui cloche dans ce type d' organisation et qui peut rappeler l'époque des jugements staliniens où tout était "ficelé" d'emblée.
Surtout quand on veut que "l'accusé" est sommé de raconter la version que France Insoumise lui impose : ce qui a été le cas avec Taha Bouhaf à qui Clémentine Autain aurait demandé de dire que s'il avait vu sa candidature retirée dans le Rhône à cause de la campagne raciste qui aurait été déployée par l'extrême-droite à son encontre.
1) Rien n'a été imposé à Taha Bouhaf. Il pouvait choisir de rendre l'affaire publique, au moment de l'investiture du candidat, dans sa circonscription.
Il l'a d'ailleurs fait.
2) Le Parti (c'est à dire son Congrès) est souverain. S'il choisit de donner a priori de la valeur aux plaintes des femmes, c'est un choix politique pour répondre à une situation où la présomption d'innocence court avec la lenteur de la justice, qui bénéficie toujours aux présumés innocents.
Once a écrit : 07 juillet 2022 16:37
Mathilde Panot - qui a assisté à l'entretien - bien troublée, essaie d'abord de botter en touche devant Appolline de Malherbe qui finit par la coincer.
La séquence en question, très significative :
https://www.bfmtv.com/replay-emissions/ ... 60204.html
C'est pas beau tout ça !
Je n'ai pas entendu cela.
LFI (à travers Clémentine Autain et Mathilde Panot) a dit à Taha Bouhaf qu'il n'aurait pas l'investiture LFI, qu'elle n'en donnerait pas la raison publiquement à la demande des plaignantes.
A partir de là il y a divergence.
Qui a donné les raisons de la non investiture de Taha Bouhaf?
Taha Bouhaf.
Pourquoi n'a-t-il pas donné lui même les vraies raisons?
Il en avait le pouvoir, n'étant pas lié, lui, par la demande des plaignantes.
https://www.midilibre.fr/2022/05/11/leg ... 288712.php
Voici ce qu'il disait, d'ailleurs le 11 mai UN MOIS AVANT le 1er tour des législatives.
Elections législatives
Publié le 11/05/2022 à 14:33
Le journaliste fait l'objet d'une enquête interne après de soupçons de harcèlement et de violences sexuelles au sein de la France Insoumise.
Taha Bouhafs avait retiré sa candidature aux législatives, ce mardi 11 mai. Selon son communiqué, ce renoncement découlerait de toutes "les menaces de mort, les calomnies et les nouvelles accusations" qu'il recevrait "tous les jours". Pourtant, la réalité serait autre selon BFMTV et Mediapart.
L'Union populaire aurait demandé au journaliste militant de se retirer. Pour cause : La France insoumise a saisi son comité contre les violences sexistes et sexuelles afin d'ouvrir une enquête au sujet de Taha Bouhafs.
Au moins trois personnes ont témoigné
Selon les informations de BFMTV, au moins trois personnes ont témoigné contre lui, l’accusant de harcèlement sexuel et de violences sexuelles. Personne n'a porté plainte pour le moment, précise nos confrères.
Contacté par Mediapart, Taha Bouhafs s'explique : "J'étais déjà à bout, le signalement a été la dernière goutte qui m'a conduit à me retirer. Cela fait partie des calomnies évoquées dans mon communiqué." Et de continuer en évoquant une accusation de violence sexuelle "d'une ex-petite amie" : "Je crois profondément dans le combat politique contre les violences faites aux femmes et accepte le processus d'accueil de la parole. Je considère que toute personne faisant l'objet d'accusation doit se retirer de la vie publique dans l'attente de la vérification de cette parole. Ce que j'ai décidé de faire."
Pour rappel, le journaliste était candidat à Vénissieux (14ème circonscription du Rhône) auprès de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes).