Qu'est-ce qu'ils croyaient les deux clowns qui se pointent quand même alors que leur requête avait été refusé ?

Abayas : deux députés RN tentent de pénétrer dans un lycée de Stains
Julien Odoul et Laurent Jacobelli, deux députés du RN, sont allés dans le lycée Maurice-Utrillo de Stains, qui avait fait parler après une mobilisation en lien avec l'abaya.
Plus de deux semaines après la rentrée, l’abaya n’a toujours pas fini de faire parler. Dernier épisode en date, hier, mardi 19 septembre, lorsque deux députés du Rassemblement national, Julien Odoul et Laurent Jacobelli, ont tenté d’entrer au sein du lycée Maurice-Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis). C’était dans ce lycée que le personnel avait décidé d’une grève éclair. Pour ces derniers, la circulaire de Gabriel sur l’abaya ne devait pas « voiler le manque de moyens » dans l’Éducation nationale.
«
C’est la première fois qu’on est accueillis comme ça »
C’est après avoir vu cette mobilisation que les députés ont souhaité se rendre au sein du lycée. « Ce qu’on souhaitait, c’était avoir un moment d’échange avec la direction », affirme Julien Odoul, « pour pouvoir discuter de l’actualité« .
Ils avaient demandé, le matin même, à pouvoir visiter le lycée. Une demande faite directement auprès de l’établissement « par mail », précise l’élu.
Requête refusée par la direction de l’établissement. Malgré cela, les deux députés décident d’aller au lycée.
Une fois arrivés, ces derniers, venus avec quelques médias, trouvent porte close. «
C’est la première fois qu’on est accueilli comme ça », relève Julien Odoul.
Le député affirme pourtant se rendre « régulièrement dans les établissements scolaires de [sa] circonscription ». En effet, Julien Odoul (3e de l’Yonne) et Laurent Jacobelli (8e de la Moselle) ne sont pas députés de Stains (4e circonscription de Seine-Saint-Denis). Pourquoi venir dans un lycée qui ne relève pas de leur secteur ? « Parce que c’est au lycée de Stains qu’il y avait ces grèves« , répond le député. Il précise que dans son secteur : « Il n’y a pas eu de difficultés. Les personnels se sont adaptés dans les lycées de [sa] circonscription. »
Les policiers appelés
Même s’ils n’ont pas pu accéder à l’établissement, Julien Odoul et son collègue ont pu échanger avec le proviseur adjoint du lycée, qui a leur expliqué qu’ils ne pouvaient pas accéder à l’établissement comme ils le souhaitaient.
Le député confie avoir été « très mal reçu. Il nous a traités presque comme des criminels ». Il fait sans doute référence aux forces de l’ordre, qui sont arrivées peu après les députés, appelées par la direction selon les élus.
Julien Odoul s’interroge sur cette démarche et « avait l’impression que le lycée avait quelque chose à cacher ». À la rentrée, les problèmes en lien avec l’abaya ont concerné 298 élèves. 67 d’entre elles ont refusé d’ôter leur tenue.
Interrogé pour savoir s’il allait réitérer cela dans d’autres établissements, l’élu déclare simplement : « On ne s’exclut pas de pouvoir mener à bien notre mission de parlementaire. » Ni la mairie, ni le lycée, ni le rectorat, tous contactés par Actu Paris, n’ont, pour l’heure, répondu à nos sollicitations.
https://actu.fr/ile-de-france/stains_93 ... 05385.html