El Lobo a écrit : 27 novembre 2020 00:47Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça.
.
Dans un appel confié à Mediapart, trente-trois personnalités de la société civile ayant voté pour Emmanuel Macron en 2017 lui demandent le retrait de projets de lois qui font «reculer les libertés d’information, d’opinion, de croyance, d’éducation, d’association, de manifestation et de contestation».
.
En 2017, nous avons voté pour vous. Certains dès le premier tour en adhérant à votre promesse d’une rupture libérale et progressiste avec des politiques autoritaires et conservatrices. Les autres au second tour pour faire barrage à la candidature d’une extrême-droite nationaliste, xénophobe et raciste.
C’est au nom de ces votes que nous vous interpelons, dans la diversité de nos sensibilités. Car, au prétexte d’une illusoire sécurité face aux désordres du monde, le gouvernement et la majorité qui agissent en votre nom sont en train de restreindre nos libertés fondamentales. Celles qui garantissent la vitalité de la démocratie française, permettant la libre expression des critiques, protestations et oppositions.
Les projets de lois dites « Sécurité globale » et « Séparatisme », devenue « Loi confortant les principes républicains », font en effet reculer les libertés d’information, d’opinion, de croyance, d’éducation, d’association, de manifestation et de contestation. Toutes celles et tous ceux qui défendent ces droits le disent et s’en alarment, de la Commission consultative des droits de l’homme à la Défenseure des droits, sans oublier les organisations internationales.
Monsieur le Président, laisser faire cette atteinte à nos libertés et à nos droits, c’est installer ce dont l’extrême-droite néo-fasciste rêve : un État autoritaire où l’État de droit devient un État de police, criminalisant les mobilisations de la société et certaines revendications populaires. Si vous n’empêchez pas cette perdition, vous porterez la terrible responsabilité historique d’avoir fait la courte échelle aux idéologies mortifères contre lesquelles vous avez été élu ; et à votre tour, vous serez emporté et ne pourrez plus rien empêcher.
C’est pourquoi nous vous demandons avec force et gravité d’interrompre cette course à l’abîme en vous opposant à ces lois liberticides et à cette exacerbation des déchirures de notre société. Car elles abîment la République dont la promesse d’égalité des droits est indissociable de son exigence démocratique et sociale, inscrite dans notre Constitution.
Olivier Abel, philosophe
Régis Aubry, médecin, membre du Comité consultatif national d’éthique
Pascal Beauvais, juriste, membre de la CNCDH
Julien Bétaille, juriste
William Bourdon, avocat
Vincent Brengarth, avocat
Michel Broué, mathématicien
Dominique Cardon, sociologue
Paul Cassia, juriste
Patrick Chamoiseau, écrivain
Hélène Cixous, écrivaine
Constantin Costa-Gavras, cinéaste
Christophe Deltombe, avocat honoraire
Jacques Donzelot, sociologue
Geneviève Garrigos, ancienne présidente d’une ONG
Christine Lazerges, juriste, ancienne présidente de la CNCDH
Michel Lussault, géographe
Sébastien Mabille, avocat
Philippe Meirieu, pédagogue
Jean-Pierre Mignard, avocat
Ariane Mnouchkine, metteur en scène de théâtre
Olivier Mongin, écrivain
Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue
Raphaële Parizot, juriste
Joël Roman, philosophe
Olivier Roy, politologue
Valérie Sagant, magistrate
Jean-Louis Schlegel, éditeur
Lucile Schmid, haut-fonctionnaire
Didier Sicard, médecin, ancien président du Comité national d’éthique
Lilian Thuram, Président de la Fondation Éducation contre le racisme
c'est rien du tout, c'est même pas représentatif du moindre journal et de ses lecteurs puisque c'est un blog, c'est à dire une page privée, ensuite, rien de dit que ces types aient votés Macron....j'ai de gros doute.
par contre en matière de lobbying a deux balles, on est au summum.
Re: Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça
Il est temps de passer à la 6e république, d'en réformer le système électoral uniquement basé sur le régime présidentiel avec la constitution de 1958.
De Gaulle a bien fondé la 5e à son image pour avoir les pouvoirs qui s imposaient à l époque au sortir de la guerre.
Il est vrai qu aujourd'hui cette 5e république aurait besoin sinon d être remplacée d avoir une sacrée mise à jour, voir un reset.
On ne peut. dans une démocratie moderne refiler tous les pouvoirs à une poignée d hommes même si ceux ci ont été élus par le peuple.
Mais nous oublions que nous ne votons pas pour nous mais pour mettre au pouvoir des politiques censés nous représenter, ce qui dans l absolu est ridicule.
Justement il faudrait revenir à un septennat non renouvelable, et faire quelques chose d'inédit (pour éviter le copinage), c'est d'élire le gouvernement à scrutin de liste à la proportionnelle. On voterait lors des élections exécutives. Il y aurait un vote pour élire le président, et un vote pour élire le gouvernement ! Ainsi, grâce à ce système, ça obligerait les différents courants politiques à travailler ensemble pour le bien de la France. Il y a, il me semble, dans la constitution le principe de solidarité gouvernementale !
Aussi, il faudrait limiter le nombre de ministre à 19 mais proposer des listes de 38 noms. Pourquoi ? Il faudrait que tous les 3 ans, il y ait un référendum révocatoire pour garder ou conserver soit un ou plusieurs ministres, soit le premier ministre, soit virer tout le gouvernement. Et c'est les suivants de liste qui remplaceraient les ministres partant. Ainsi, c'est les français qui décideraient eux mêmes du remaniement du gouvernement par le suffrage universel !!!!
Voilà, ça c'est de la proposition !
Re: Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça
Victor a écrit : 27 novembre 2020 12:12
Je ne te comprends pas du tout.
L'écologie est présente partout. Dans les programmes de tous les candidats, de tous les partis, et on a même un parti "vert".
Donc si tu trouves que l'écologie n'est pas suffisamment présente en politique ... Honnêtement je ne vois pas comment on peut faire plus.
T'as peut-être simplement besoin de t'équiper en lunettes ou en aides auditives ???
Si le vote blanc était comptabilisé, cela le présenterait comme un vote valide ou même titre que les autres votes et c'est justement ce qu'il ne faut pas faire. Le type qui voterait blanc se sentirait comme un type qui a rempli son devoir de citoyen alors que pas du tout.
Le vote blanc doit rester un vote de seconde zone. Le vote d'un semi-citoyen. Le vote d'une personne qui n'arrive pas à remplir son devoir électoral de citoyen.
On a un parti vert de branquignols, qui perd toute son énergie à défendre des fausses causes genre sortie du nucléaire ou interdiction des OGM au lieu de travailler sur du concret, et qui s'est allié puis a fusionné avec un PS moribond qui n'a jamais eu une politique écologique intéressante. Et les autres candidats mettent trois lignes sur l'écologie dans leur programme parce que c'est la mode, mais n'en pensent pas un mot. Aucun parti n'a une réelle volonté de placer une écologie pragmatique comme priorité, donc aucun ne me correspond.
Et oui, je me sens comme quelqu'un qui a rempli son devoir de citoyen en affirmant par mon vote blanc que l'offre politique est insatisfaisante, et qu'aucun parti ne mérite d'obtenir ma voix car aucun ne propose de programme que je juge vraiment utile.
Vous avez raison mais, me concernant, ne pas voter Macron pour empêcher le RN d'accéder au pouvoir m'aurait particulièrement mis mal à l'aise. En même temps avec le recul il aurait été intéressant de voir face au mouvement des gilets jaunes, des attentats et de la pandémie comment MLP et son gouvernement auraient, mais évidemment nous le saurons jamais, géré tout ça.
Re: Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça
Victor a écrit : 27 novembre 2020 12:12
Je ne te comprends pas du tout.
L'écologie est présente partout. Dans les programmes de tous les candidats, de tous les partis, et on a même un parti "vert".
Donc si tu trouves que l'écologie n'est pas suffisamment présente en politique ... Honnêtement je ne vois pas comment on peut faire plus.
T'as peut-être simplement besoin de t'équiper en lunettes ou en aides auditives ???
Si le vote blanc était comptabilisé, cela le présenterait comme un vote valide ou même titre que les autres votes et c'est justement ce qu'il ne faut pas faire. Le type qui voterait blanc se sentirait comme un type qui a rempli son devoir de citoyen alors que pas du tout.
Le vote blanc doit rester un vote de seconde zone. Le vote d'un semi-citoyen. Le vote d'une personne qui n'arrive pas à remplir son devoir électoral de citoyen.
On a un parti vert de branquignols, qui perd toute son énergie à défendre des fausses causes genre sortie du nucléaire ou interdiction des OGM au lieu de travailler sur du concret, et qui s'est allié puis a fusionné avec un PS moribond qui n'a jamais eu une politique écologique intéressante. Et les autres candidats mettent trois lignes sur l'écologie dans leur programme parce que c'est la mode, mais n'en pensent pas un mot. Aucun parti n'a une réelle volonté de placer une écologie pragmatique comme priorité, donc aucun ne me correspond.
Et oui, je me sens comme quelqu'un qui a rempli son devoir de citoyen en affirmant par mon vote blanc que l'offre politique est insatisfaisante, et qu'aucun parti ne mérite d'obtenir ma voix car aucun ne propose de programme que je juge vraiment utile.
Tu demandes quand même quelque chose de très difficile. C'est à dire un parti et un candidat qui correspondent exactement à tes idées.
En pratique, tu comprends bien que ce n'est pas possible. Si il faut prévoir un parti politique par électeur !
Par exemple, aucun parti ne présente toutes les réformes économiques que j'aimerais voir mises en place.
Dois-je pour cela voter blanc ???
En fin de compte, tu oublies le militantisme.
C'est à dire qu'il est possible pour tous les citoyens d'aller militer dans les partis pour les faire évoluer dans une certaine direction.
On a oublié le militantisme en France. Peut-être parce que les partis les ont utilisé comme des godillots.
Mais la politique et la démocratie, ce ne sont pas que les élections. Il faut aussi militer dans des partis pour les faire bouger de l'intérieur.
Re: Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça
Posté : 27 novembre 2020 17:38
par vincent
ho vous savez , on a donné aussi en octobre 1917
vous avez des comparaisons trés malsaines qui puent ......
on peut classer les citoyens en plusieures zones , zone agricole , zone prériphérie gdes aglomération , zone gde aglomération.
Ou bien en zone suivant l' IR cher a tati danielle
Aucun classement n' implique une fin dans les chambres a gaz .......vous appellez cela une argumentation ? c'est maigre , trés maigre ;évitez des comparaison sur votre devoir de philo au bac , vous allez vous faire rétamer ......oui , vous en êtes un également , comme g a g
Re: Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça
Posté : 27 novembre 2020 17:45
par El Lobo
RAPPEL DU SUJET
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. Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça.
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Dans un appel confié à Mediapart, trente-trois personnalités de la société civile ayant voté pour Emmanuel Macron en 2017 lui demandent le retrait de projets de lois qui font «reculer les libertés d’information, d’opinion, de croyance, d’éducation, d’association, de manifestation et de contestation».
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En 2017, nous avons voté pour vous. Certains dès le premier tour en adhérant à votre promesse d’une rupture libérale et progressiste avec des politiques autoritaires et conservatrices. Les autres au second tour pour faire barrage à la candidature d’une extrême-droite nationaliste, xénophobe et raciste.
C’est au nom de ces votes que nous vous interpelons, dans la diversité de nos sensibilités. Car, au prétexte d’une illusoire sécurité face aux désordres du monde, le gouvernement et la majorité qui agissent en votre nom sont en train de restreindre nos libertés fondamentales. Celles qui garantissent la vitalité de la démocratie française, permettant la libre expression des critiques, protestations et oppositions.
Les projets de lois dites « Sécurité globale » et « Séparatisme », devenue « Loi confortant les principes républicains », font en effet reculer les libertés d’information, d’opinion, de croyance, d’éducation, d’association, de manifestation et de contestation. Toutes celles et tous ceux qui défendent ces droits le disent et s’en alarment, de la Commission consultative des droits de l’homme à la Défenseure des droits, sans oublier les organisations internationales.
Monsieur le Président, laisser faire cette atteinte à nos libertés et à nos droits, c’est installer ce dont l’extrême-droite néo-fasciste rêve : un État autoritaire où l’État de droit devient un État de police, criminalisant les mobilisations de la société et certaines revendications populaires. Si vous n’empêchez pas cette perdition, vous porterez la terrible responsabilité historique d’avoir fait la courte échelle aux idéologies mortifères contre lesquelles vous avez été élu ; et à votre tour, vous serez emporté et ne pourrez plus rien empêcher.
C’est pourquoi nous vous demandons avec force et gravité d’interrompre cette course à l’abîme en vous opposant à ces lois liberticides et à cette exacerbation des déchirures de notre société. Car elles abîment la République dont la promesse d’égalité des droits est indissociable de son exigence démocratique et sociale, inscrite dans notre Constitution.
Olivier Abel, philosophe
Régis Aubry, médecin, membre du Comité consultatif national d’éthique
Pascal Beauvais, juriste, membre de la CNCDH
Julien Bétaille, juriste
William Bourdon, avocat
Vincent Brengarth, avocat
Michel Broué, mathématicien
Dominique Cardon, sociologue
Paul Cassia, juriste
Patrick Chamoiseau, écrivain
Hélène Cixous, écrivaine
Constantin Costa-Gavras, cinéaste
Christophe Deltombe, avocat honoraire
Jacques Donzelot, sociologue
Geneviève Garrigos, ancienne présidente d’une ONG
Christine Lazerges, juriste, ancienne présidente de la CNCDH
Michel Lussault, géographe
Sébastien Mabille, avocat
Philippe Meirieu, pédagogue
Jean-Pierre Mignard, avocat
Ariane Mnouchkine, metteur en scène de théâtre
Olivier Mongin, écrivain
Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue
Raphaële Parizot, juriste
Joël Roman, philosophe
Olivier Roy, politologue
Valérie Sagant, magistrate
Jean-Louis Schlegel, éditeur
Lucile Schmid, haut-fonctionnaire
Didier Sicard, médecin, ancien président du Comité national d’éthique
Lilian Thuram, Président de la Fondation Éducation contre le racisme
Il y avait qui en face ??
Un coco , Mélanchon ??J
Aucune chance !
Fillon ?? descendu en flamme !
Que reste t il en rayon ??
Le PS ??
Reste le RN !
Donc les français ont plutot choisi le candidat qui tiendrait la route face à Lepen ..
Comme au échecs un tour d'avance ..;
il l'a quand même bien cherché, de ses aveux même....
Ca , pour sur ....
Mais je me suis habitué à Macron ..
Tu l'diras pas aux autres ..... El Loco va encore me traiter de Macroniste ...
Re: Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça
Posté : 27 novembre 2020 17:48
par le chimple
El Lobo a écrit : 27 novembre 2020 17:45RAPPEL DU SUJET
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. Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça.
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Dans un appel confié à Mediapart, trente-trois personnalités de la société civile ayant voté pour Emmanuel Macron en 2017 lui demandent le retrait de projets de lois qui font «reculer les libertés d’information, d’opinion, de croyance, d’éducation, d’association, de manifestation et de contestation».
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En 2017, nous avons voté pour vous. Certains dès le premier tour en adhérant à votre promesse d’une rupture libérale et progressiste avec des politiques autoritaires et conservatrices. Les autres au second tour pour faire barrage à la candidature d’une extrême-droite nationaliste, xénophobe et raciste.
C’est au nom de ces votes que nous vous interpelons, dans la diversité de nos sensibilités. Car, au prétexte d’une illusoire sécurité face aux désordres du monde, le gouvernement et la majorité qui agissent en votre nom sont en train de restreindre nos libertés fondamentales. Celles qui garantissent la vitalité de la démocratie française, permettant la libre expression des critiques, protestations et oppositions.
Les projets de lois dites « Sécurité globale » et « Séparatisme », devenue « Loi confortant les principes républicains », font en effet reculer les libertés d’information, d’opinion, de croyance, d’éducation, d’association, de manifestation et de contestation. Toutes celles et tous ceux qui défendent ces droits le disent et s’en alarment, de la Commission consultative des droits de l’homme à la Défenseure des droits, sans oublier les organisations internationales.
Monsieur le Président, laisser faire cette atteinte à nos libertés et à nos droits, c’est installer ce dont l’extrême-droite néo-fasciste rêve : un État autoritaire où l’État de droit devient un État de police, criminalisant les mobilisations de la société et certaines revendications populaires. Si vous n’empêchez pas cette perdition, vous porterez la terrible responsabilité historique d’avoir fait la courte échelle aux idéologies mortifères contre lesquelles vous avez été élu ; et à votre tour, vous serez emporté et ne pourrez plus rien empêcher.
C’est pourquoi nous vous demandons avec force et gravité d’interrompre cette course à l’abîme en vous opposant à ces lois liberticides et à cette exacerbation des déchirures de notre société. Car elles abîment la République dont la promesse d’égalité des droits est indissociable de son exigence démocratique et sociale, inscrite dans notre Constitution.
Olivier Abel, philosophe
Régis Aubry, médecin, membre du Comité consultatif national d’éthique
Pascal Beauvais, juriste, membre de la CNCDH
Julien Bétaille, juriste
William Bourdon, avocat
Vincent Brengarth, avocat
Michel Broué, mathématicien
Dominique Cardon, sociologue
Paul Cassia, juriste
Patrick Chamoiseau, écrivain
Hélène Cixous, écrivaine
Constantin Costa-Gavras, cinéaste
Christophe Deltombe, avocat honoraire
Jacques Donzelot, sociologue
Geneviève Garrigos, ancienne présidente d’une ONG
Christine Lazerges, juriste, ancienne présidente de la CNCDH
Michel Lussault, géographe
Sébastien Mabille, avocat
Philippe Meirieu, pédagogue
Jean-Pierre Mignard, avocat
Ariane Mnouchkine, metteur en scène de théâtre
Olivier Mongin, écrivain
Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue
Raphaële Parizot, juriste
Joël Roman, philosophe
Olivier Roy, politologue
Valérie Sagant, magistrate
Jean-Louis Schlegel, éditeur
Lucile Schmid, haut-fonctionnaire
Didier Sicard, médecin, ancien président du Comité national d’éthique
Lilian Thuram, Président de la Fondation Éducation contre le racisme
Re: Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça
Posté : 27 novembre 2020 18:17
par El Lobo
Maintenant que son altesse sérénissime, depuis son Olympe élyséen, nous a montré sa très grande mansuétude et grandeur d'âme en nous accordant de rallonger notre laisse de un à vingt kilomètres et le nombre de personnes de six à dix à table (mais papi et mamie à la cuisine semble-t-il), de zéro à trente à l'église, de zéro à zéro au théâtre, maintenant qu'il nous a précisé qu'il fallait se laver les mains et se moucher dans un mouchoir jetable ; c'est son grand chambellan, pardon ... son premier ministre, qui va nous expliquer plus précisément ce qui a été décidé avec l'expertise de quelques galonnés aussi compétents en phénomènes virologiques que je le suis en stratégie militaire.
Ensuite, ce sera le tour de son ministre de la santé puis de son porte parole (ou l'inverse).
Faut dire qu'on est quand même cons comme la lune (laquelle ne l'est pas), les gars, ils doivent s'y mettre à dix pour nous expliquer ce qui est pourtant simple à comprendre : C'est eux qui commandent épicétou, et ils n'ont pas d'explications à nous donner ni de comptes à nous rendre sur ce qu'ils ont décidé.
Le parlement entérine, et quand il ne veut pas, on annule son vote et on le fait revoter jusqu'à ce qu'il entérine.
Nous, on exécute, et si on ne veut pas exécuter, c'est 135€ pour commencer, la taule pour finir, et la matraque (sans vidéos, hein, parce que ça donne des images choquantes que les enfants pourraient voir sur YouTube) pour les plus récalcitrants.
En absurdie macronienne, la démocratie et la responsabilité citoyenne, c'est simple comme un arrêté préfectoral.
Il n'y a qu'à savoir le lire.
Re: Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça
latresne a écrit : 27 novembre 2020 02:01
Que des épées ,30 inconnus sur 33 ,ça va faire du bruit .Plouf.
Au moins ils n'ont pas honte d'avoir voté pour Macron en affichant leur nom, contrairement à beaucoup d'autres qui n'assument pas.
C'est vrai mais m'étonnerait que Thuram est voté pour Macron .
Mais pourquoi pas .
Re: Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça
Posté : 27 novembre 2020 21:44
par Mesoke
Victor a écrit : 27 novembre 2020 16:47
Tu demandes quand même quelque chose de très difficile. C'est à dire un parti et un candidat qui correspondent exactement à tes idées.
En pratique, tu comprends bien que ce n'est pas possible. Si il faut prévoir un parti politique par électeur !
Par exemple, aucun parti ne présente toutes les réformes économiques que j'aimerais voir mises en place.
Dois-je pour cela voter blanc ???
En fin de compte, tu oublies le militantisme.
C'est à dire qu'il est possible pour tous les citoyens d'aller militer dans les partis pour les faire évoluer dans une certaine direction.
On a oublié le militantisme en France. Peut-être parce que les partis les ont utilisé comme des godillots.
Mais la politique et la démocratie, ce ne sont pas que les élections. Il faut aussi militer dans des partis pour les faire bouger de l'intérieur.
Mais je ne demande pas quelque chose d'incroyable : juste un parti qui pourrait réellement faire de l'écologie pragmatique une priorité. Sachant que l'écologie est un des sujets majeurs d'une campagne, sans être dans les tous premiers, ça ne me semble pas être une demande si exceptionnelle que ça.
Sauf que cette fois PAS UN PARTI n'en a fait une réelle priorité. Ou alors vaguement à propos d'écologie idéologique sans intérêt.
Vu que c'est sur ce point que je choisis mes candidats, voter pour qui que ce soit c'est valider une politique qui irait à l'encontre de ce que je cherche. Donc le vote blanc est le plus adapté.
Re: Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça
Posté : 27 novembre 2020 21:45
par latresne
Que les ahuris qui veulent une 6ie se renseignent sur la 4 ie république ,ils verront combien de gvts sont passés à la moulinette : 25 en tt à cause du régime des partis .C'est exactement ceque veulent les petits partis actuels .Aucune chance que ça passe .
Re: Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça
El Lobo a écrit : 27 novembre 2020 17:45RAPPEL DU SUJET
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. Monsieur le Président, nous n’avons pas voté pour ça.
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Dans un appel confié à Mediapart, trente-trois personnalités de la société civile ayant voté pour Emmanuel Macron en 2017 lui demandent le retrait de projets de lois qui font «reculer les libertés d’information, d’opinion, de croyance, d’éducation, d’association, de manifestation et de contestation».
.
En 2017, nous avons voté pour vous. Certains dès le premier tour en adhérant à votre promesse d’une rupture libérale et progressiste avec des politiques autoritaires et conservatrices. Les autres au second tour pour faire barrage à la candidature d’une extrême-droite nationaliste, xénophobe et raciste.
C’est au nom de ces votes que nous vous interpelons, dans la diversité de nos sensibilités. Car, au prétexte d’une illusoire sécurité face aux désordres du monde, le gouvernement et la majorité qui agissent en votre nom sont en train de restreindre nos libertés fondamentales. Celles qui garantissent la vitalité de la démocratie française, permettant la libre expression des critiques, protestations et oppositions.
Les projets de lois dites « Sécurité globale » et « Séparatisme », devenue « Loi confortant les principes républicains », font en effet reculer les libertés d’information, d’opinion, de croyance, d’éducation, d’association, de manifestation et de contestation. Toutes celles et tous ceux qui défendent ces droits le disent et s’en alarment, de la Commission consultative des droits de l’homme à la Défenseure des droits, sans oublier les organisations internationales.
Monsieur le Président, laisser faire cette atteinte à nos libertés et à nos droits, c’est installer ce dont l’extrême-droite néo-fasciste rêve : un État autoritaire où l’État de droit devient un État de police, criminalisant les mobilisations de la société et certaines revendications populaires. Si vous n’empêchez pas cette perdition, vous porterez la terrible responsabilité historique d’avoir fait la courte échelle aux idéologies mortifères contre lesquelles vous avez été élu ; et à votre tour, vous serez emporté et ne pourrez plus rien empêcher.
C’est pourquoi nous vous demandons avec force et gravité d’interrompre cette course à l’abîme en vous opposant à ces lois liberticides et à cette exacerbation des déchirures de notre société. Car elles abîment la République dont la promesse d’égalité des droits est indissociable de son exigence démocratique et sociale, inscrite dans notre Constitution.
Olivier Abel, philosophe
Régis Aubry, médecin, membre du Comité consultatif national d’éthique
Pascal Beauvais, juriste, membre de la CNCDH
Julien Bétaille, juriste
William Bourdon, avocat
Vincent Brengarth, avocat
Michel Broué, mathématicien
Dominique Cardon, sociologue
Paul Cassia, juriste
Patrick Chamoiseau, écrivain
Hélène Cixous, écrivaine
Constantin Costa-Gavras, cinéaste
Christophe Deltombe, avocat honoraire
Jacques Donzelot, sociologue
Geneviève Garrigos, ancienne présidente d’une ONG
Christine Lazerges, juriste, ancienne présidente de la CNCDH
Michel Lussault, géographe
Sébastien Mabille, avocat
Philippe Meirieu, pédagogue
Jean-Pierre Mignard, avocat
Ariane Mnouchkine, metteur en scène de théâtre
Olivier Mongin, écrivain
Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue
Raphaële Parizot, juriste
Joël Roman, philosophe
Olivier Roy, politologue
Valérie Sagant, magistrate
Jean-Louis Schlegel, éditeur
Lucile Schmid, haut-fonctionnaire
Didier Sicard, médecin, ancien président du Comité national d’éthique
Lilian Thuram, Président de la Fondation Éducation contre le racisme