gare au gorille a écrit : 18 novembre 2025 12:57
Yaroslav a écrit : 18 novembre 2025 07:18
Il y a un truc qui me fascine toujours un peu chez vous auquel je suis en train de penser.
Vous êtes toujours en train de défendre les gros racistes en tout genre (je fais simple..., il y a des gens qui ne méritent pas la nuance qu'ils n'appliquent pas eux-mêmes).
Mais je ne vous ai jamais tellement vu défendre vous-mêmes des opinions racistes ou extrêmes.
Ça donne l'impression que vous défendez obstinément des gens dont vous ne partagez pas les idées (ou faites semblant de partager les idées), c'est un peu bizarre.
Moi ce qui me fascine chez vous ce sont vos idées toutes faites et votre incapacité intellectuelle à faire la différence entre des gens qui défendent une idée de la France qui est la leur et le racisme. La France n'est pas une race, c'est un pays, une histoire, des traditions, le racisme n'a rien à faire dans tout ça jamais de ma vie je n'ai défendu des gens qui soutiennent une opinion raciste. Pour le reste je partage pleinement le combat identitaire aussi bien celui du RN que celui de CNews . Madame Kelly est une des figures de proue de CNews et on se tape de la couleur de sa peau. Arriverez vous un jour à comprendre tout ça ?
Vous aurez beau dire ou beau faire la vérité sera toujours plus forte que vos mensonges.
Les ressorts racistes du vote RN
Une lumineuse enquête de sociologie politique restitue les modes de vie et les représentations subjectives d’électeurs ordinaires du Rassemblement National dans le Sud de la France.
Elle met en lumière les ressorts racistes du vote pour ce parti.
Dans un livre ayant fait grand bruit, à très juste titre au regard de sa pertinence dans le contexte électoral et de sa qualité intrinsèque, Félicien Faury restitue magistralement une enquête réalisée pendant plusieurs années dans le sud de la France. Cette enquête a consisté à étudier les ressorts du vote pour le Rassemblement National à partir des logiques sociales, résidentielles et relationnelles dans lesquels il s’inscrit. Pour ce faire, il a adopté le parti de l’enquête qualitative et d’entretiens peu ou non directifs, laissant libre cours aux associations de pensée et aux principes de vision et de division du monde social de ses enquêtés, rencontrés sur différentes scènes sociales. Sans chercher à décrire le monde social dans l’objectivité de ses caractéristiques, ce sont les cartes mentales, les perceptions subjectives, dotées d’une efficacité sociale propre, qui intéressent l’auteur : la perception de son quartier par un commerçant ; la perception de l’environnement scolaire de ses enfants d’une mère de famille ; la perception de l’évolution de la fréquentation d’un café de centre-ville, etc.
Les ressorts du vote Rassemblement National sont ainsi expliqués à partir de l’environnement social au sein duquel il s’inscrit. Cette méthode qui ancre l’analyse de la politique dans les situations les plus ordinaires permet d’éviter de reproduire et de redoubler, dans le dispositif d’enquête, les phénomènes de mise à distance à l’égard du champ politique qui caractérise une grande partie de la population. Deux résultats principaux apparaissent, qui sont étroitement liés entre eux : la prééminence du racisme dans les déterminants du vote pour le Rassemblement National et son ancrage quotidien dans une critique de la redistribution par l’impôt et les prestations d’assistance ; la mise en lumière de formes de dépossession spatiales et culturelles. Un des résultats majeurs du livre est de souligner que, même si les inégalités économiques sont d’une ampleur beaucoup plus considérable, les distances culturelles, objectivement moins grandes, sont plus blessantes et plus déterminantes dans l’adhésion au Rassemblement National.
Race et pouvoir
Le livre de Félicien Faury développe une thèse simple, qui va à l’encontre du discours ambiant : les ressorts racistes sont primordiaux dans le vote pour le Rassemblement National. Contestée par des travaux récents (dont ceux de Julia Cagé et Thomas Piketty [1]), cette thèse est pourtant solidement confortée par des analyses quantitatives (comme celles de Nonna Mayer [2]).
Cette méthode révèle la centralité des ressorts racistes du vote RN. Par « ressorts racistes », il faut entendre non des comportements ou représentations individuelles, mais bien un processus d’assignation conduisant des membres du groupe majoritaire, notamment des membres appartenant aux classes populaires ou aux classes moyennes fragilisées, se sentant menacés dans leur intégration à ce groupe, à instaurer une relation sociale asymétrique permettant de minoriser les « autres » (« musulmans », « arabes », « turcs » principalement). Quatre opérations de fixation, essentialisation, altérisation, hiérarchisation (p. 20) sont à la source du pouvoir fantasmé que la racialisation octroie à ceux qui la déploient et qui souhaitent la voir mise en œuvre dans le droit positif par l’accès au pouvoir du vote RN.
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