Sov Strochnis a écrit : Peut-être se méprend t-on sur la définition de l'humour, et c'est aussi pour cette raison que certains imaginent qu'il n'est plus dans l'humour ou qu'il en a dépassé les limites pour faire de la politique. Et par ailleurs, qui a décrété que l'humour devait se faire sans prises de position politique ? Qui se permet, selon sa propre sensibilité, de dire si oui ou non il est encore dans l'humour ?...
Humour ou pas, la loi interdit les propos racistes, antisémites, homophobees, revisionnistes, etc...
Sov Strochnis a écrit : Encadré par des lois...que l'on créé au fur et à mesure qu'une sensibilité générale se manifeste. Un peu comme un fragment de la loi Gayssot. Donc, si le gouvernement continue sur sa lancée, il est probable que des lois soient créées, et alors on dira sans plus réfléchir "mais c'est la loi". Car souvent on n'ose pas trop aller contre les lois, elles sont presque nées légitimement, on les sanctifie parfois.
Une loi qui a franchit toute les étapes du processus (projet de loi, examen et vote à l'assemblé, examen et vote au sénat, examen par le Conseil Constitutionnel, publication au journal officiel et enfin décret d'application est née légitimement. Point barre.
tisiphoné a écrit : et Dieudonné sur Net, il peut continuer ses diatribes ?
A ma connaissane, il n'existe aucun dispositif permettant d'empêcher qqun de s'exprimer sur le net. Par contre, une fois publiée, ses propos peuvent faire l'objet d'action juridiques et de supression.
La difficile suppression des vidéos de Dieudonné sur Internet
Dieudonné est très populaire sur les sites de partage de vidéos. Mais ces derniers ne sont pas responsables des contenus publiés et n'agissent que sur signalement des internautes ou sur décision de justice.
Après les salles de spectacles, faut-il aussi empêcher la diffusion des spectacles et des vidéos de Dieudonné sur Internet? L‘humoriste controversé rencontre en effet un vif succès sur les plateformes de partage de vidéos. Sa chaîne officielle YouTube, IamDieudo, comptabilise plus de 40 millions de visionnages et près de 250.000 abonnés. En plus de ses sketchs, Dieudonné use de ce canal pour diffuser des droits de réponse (à Manuel Valls, à Elie Semoun, à Yann Barthès...), ou s'adresser directement à ses fans. Plusieurs de ces vidéos se retrouvent de temps à autre en une de YouTube ou, comme ce week-end, en tête de leur newsletter signalant les contenus les plus populaires de la plateforme.
Contactés par LeFigaro, YouTube comme Dailymotion n'ont pas souhaité s'exprimer sur le cas particulier de Dieudonné, mais ont rappelé les prérequis pour qu'une vidéo soit retirée de leurs services: un signalement aux équipes de modération ou une décision de justice. D'après la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), les deux sites sont considérés comme des hébergeurs, et non comme des éditeurs de contenus: ils ne sont donc pas responsables des vidéos postées par leurs membres. Le statut d'hébergeur avait été confirmé en 2011 par la Cour de cassation en ce qui concerne Dailymotion. La loi les oblige cependant à agir promptement dès qu'un contenu litigieux leur est signalé. Les deux plateformes ont donc mis en place des outils permettant d'avertir les équipes de modération, en poste 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.
● Avertir la modération
«Nous demandons à nos modérateurs d'agir comme des bons pères de famille. Si une vidéo qu'on nous signale est manifestement illicite, on la retire», explique Giuseppe de Martino, directeur général de Dailymotion. «Mais ce ne sont pas des juristes. Si le caractère illicite n'est pas explicite ou est objet à débat, nous laissons la vidéo.» Même philosophie chez YouTube: «Toutes les vidéos mises en ligne sur YouTube doivent se conformer au règlement de la communauté YouTube.» Ce règlement indique que le site «encourage la liberté d'expression» et défend «le droit de chacun à s'exprimer sur des points de vue peu populaires», mais il n'autorise pas «les discours incitant à la haine», notamment ceux qui «attaquent ou rabaissent un groupe en raison de la race, de l'origine ethnique ou de la religion». Le géant américain dispose d'une équipe de modérateurs spécialisés sur l'Europe, et donc sensibles aux contextes politico-sociaux de chaque pays, afin de prendre la meilleure décision possible. Mais pour qu'elle puisse agir, l'équipe de modérateurs doit une nouvelle fois être avertie par les internautes. Sans cela, pas d'action possible.
Les signalements des internautes ont conduit YouTube à afficher un message avant le lancement de la dernière vidéo de Dieudonné, «2014 sera l'année de la quenelle». Le message indique que la vidéo a été «identifiée par la communauté YouTube comme potentiellement offensante ou choquante. Il vous appartient de choisir de la visionner ou pas». L'équipe de modération a donc opté pour l'avertissement plutôt que la suppression pure et simple.
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tec ... ternet.php