Aliette Espieux, née le 5 mai 1999 à Carpentras, est une militante pro-vie française.
Elle est la porte-parole de la Marche pour la Vie depuis septembre 2019. Elle est également proche de l'extrême droite, dont certaines formations radicales, et est notamment candidate sur une liste du Rassemblement national (RN) dans le 5e arrondissement de Lyon lors des élections municipales de 2020.
Biographie
Enfance et études
Née le 5 mai 1999 à Carpentras (Vaucluse)[1],
Aliette Espieux est la benjamine des treize enfants[2] (huit fils et cinq filles) de Bruno Espieux, commissaire-colonel de l'Armée de l'air, et de son épouse, Christine née Cumunel[3].
Fervente catholique tout comme ses parents, elle découvre l'opposition à l’avortement et à l'euthanasie en assistant avec sa famille à plusieurs marches dans son enfance[2]. Elle dit notamment avoir été marquée à six ans par un rosaire organisé par le médecin embryologiste Xavier Dor (1929-2020) et dont des contre-manifestants auraient agressé des participants[1].
Carrière politique
En 2019, elle devient porte-parole de la Marche pour la vie, un mouvement catholique anti-avortement. Elle cherche à moderniser et rajeunir le mouvement[2],[4].
En 2020, elle soutient la candidature du candidat RN Olivier Pirra lors des élections municipales dans le 5e arrondissement de Lyon en figurant en sixième position sur sa liste « Pour l'amour de Lyon »[5],[6].
Elle est également bénévole à la Fondation Jérôme-Lejeune et au sein de l'ONG SOS Chrétiens d'Orient, et est proche de plusieurs organisations d'extrême droite, notamment Academia Christiana, pour qui elle donne une conférence en 2022[4],[7].
Lors de l'élection présidentielle de 2022, elle soutient Éric Zemmour avant d'appeler à voter Marine Le Pen[4].
En 2026, elle dépose la déclaration d'une marche organisée à Lyon en hommage à Quentin Deranque, militant d'extrême droite mort peu auparavant après un affrontement avec des militants antifascistes[4],[8],[9].
Activité professionnelle
Elle occupe un poste d'alternante en communication pour la plateforme de prières en ligne Hozana, financée par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin[9].
Vie privée
Elle est, depuis l'été 2025, l'épouse d'Eliot Bertin, dirigeant du groupuscule néonazi Lyon populaire, dissous en 2025 pour apologie de la collaboration avec le nazisme et provocation à la haine envers les étrangers[8]. Bertin est mis en examen pour association de malfaiteurs après avoir mené en novembre 2023 une attaque contre une conférence sur la Palestine faisant six blessés. Elle milite parfois à ses côtés[4],[8],[9].
Prises de position
Depuis les prémices de son militantisme, Aliette Espieux défend une idée selon laquelle l'avortement est une « violence faite aux femmes »[10]. Elle se décrit elle-même comme « féministe pro-vie »[11]. Elle compare l'avortement à la Shoah[4].
Elle affirme que « tant que l’avortement sera encouragé et présenté comme un droit fondamental, en France, nous ne pourrons pas nous positionner en tant que femmes ni dans notre taf, ni dans notre couple. Nous ne serons pas respectées comme telles. Alors nous, les femmes, mobilisons-nous et ensemble, levons le poing et la voix contre ces lois ». Pour la sociologue Magali Della Sudda, Espieux se réapproprie ainsi des concepts féministes tels que l'autonomie des femmes, l'égalité des sexes et même la liberté de choisir tout en tenant un discours opposition au droit à l'IVG[12].
Aliette Espieux est également contre la pilule du lendemain et la contraception. Ce sont selon elle des outils effaçant les femmes au sens biologique de la féminité que sa vision du féminisme retient exclusivement, des outils « utilisés par des femmes qui n'assument pas d'avoir des bébés »[13].
Elle est citée par la Fondation des femmes, dans son rapport de 2024 sur la propagande anti-avortement, comme l'une des créatrices de Reels du réseau social Instagram sur lesquels on est dirigé dans 20% des cas lorsqu'on se renseigne sur l'avortement sans poursuivre spécifiquement un contenu anti-avortement.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aliette_Espieux