Kabé a écrit : 23 août 2025 21:49
Ce qui me sidère le plus, c'est qu'en Europe occidentale il y a des gens comme vous qui osent encore justifier le génocide en cours et nier toutes les évidences qui en font preuve. Encore une fois : c'est un choix ! Mais il ne vous honore pas.
Justifier le génocide ? Il ne s'agit pas d'un génocide, mais d'une guerre et je regrette que certains aillent jusqu'à justifier les actes qui l'ont délibérément provoquée ou que d'autres prennent pour argent comptant la propagande distillée par ses auteurs, dont le projet initial semble atteint : retourner l'opinion internationale contre l'État hébreu pour l'affaiblir et plus tard, qui sait, en venir enfin à bout.
Malgré cette vague de compassion où la quête du bien se substitue à celle de la vérité, je n'en suis pas moins indifférent aux souffrances réelles des Gazaouis qui sont les dindons de cette sinistre farce, bien qu'une partie non-négligeable d'entre eux en soient aussi les soutiens, comme l'ont montré les explosions de joie ayant accueilli les tueurs du 07/10 au retour de leur massacre.
Bref, entre autres points de vue difficiles à soutenir dans cette ambiance envahie de postures, je partage celui du magazine Franc-tireur et de sa rédactrice en chef Caroline Fourest dont voici un extrait, c'est un peu long, désolé :
''Le drame de Gaza, c’est la définition de l’enfer. Celui de civils gazaouis piégés par le Hamas, qui s’en sert comme boucliers humains, et par l’armée israélienne, qui les traite comme des dommages collatéraux.
Le drame de Gaza, ce n’est pas un génocide, mais une très sale guerre née d’un pogrom, menée par une armée puissante décidée à éliminer un voisin ayant juré sa mort, quoi qu’il en coûte. Un coût inhumain. Même si le « ministère de la Santé » du Hamas a finalement retranché des milliers d’enfants de ses premiers comptes manipulés, il en reste des milliers qui sont morts pour de vrai. Le drame de Gaza, ce sont ces innocents livrés aux bombes, pendant que ceux qui ont voulu cette guerre se cachent dans des tunnels. Le drame de Gaza, ce sont toujours 53 otages, morts ou vivants, violés et torturés par les monstres qui les ont kidnappés.
Le drame de Gaza, ce n’est pas une famine délibérée, mais c’est une population asphyxiée. Même si bien plus d’enfants et de femmes meurent de faim au Soudan, sans qu’aucun acteur ou député ne fasse un post Instagram ou une croisière-spectacle, la population gazaouie ne vit plus que pour trouver de l’aide alimentaire, et en meurt parfois sur le chemin. Ce qui devrait tous nous révolter. Des milliers de camions remplis de vivres piétinent à Gaza sans aider. Israël en rejette la faute sur l’ONU. Si l’État hébreu a voulu prendre en charge la distribution alimentaire pour desserrer la main-mise du Hamas sur Gaza, qui s’en servait pour contrôler la bande, la façon dont l’aide est désormais filtrée reste indigne d’une démocratie et vouée aux carnages. Aucune armée occupante ne peut s’improviser ONG. Surtout pas des mercenaires américains prêts à défourailler au moindre tir venant d’un terroriste glissé dans la foule.
Le drame de Gaza, c’est que la guerre durera tant que l’Unrwa, ce bras humanitaire, sera instrumentalisé par le Hamas, qui se sert du sigle de l’ONU pour cacher des otages, des lance-roquettes et former de futurs kamikazes dans ses écoles (lire notre enquête dans le n° 128). Que la France et l’Union européenne la perfusent (encore 220 millions versés) au lieu de faire pousser une Unicef Palestine qui puisse aider les Gazaouis sans les radicaliser prolongera l’enfer sur plusieurs générations.
Le drame de Gaza, c’est le manque de vision de nos gouvernants et l’incapacité d’Emmanuel Macron à comprendre qu’il n’existe aucun Moyen-Orient où l’on peut se donner le beau rôle sans, en même temps, donner un bon point à des ennemis jurés. Le drame de Gaza, c’est la durée de cette guerre, son atrocité, et la capacité légendaire – théorisée – des Frères musulmans à agresser pour se faire passer pour des martyrs. Cette propagande étouffe Israël et met en danger tous les Juifs du monde et leurs alliés, grâce à des idiots utiles manipulés. Je pense à ceux qui ne comptent que les morts lorsque l’État hébreu mène une guerre défensive, et jamais lorsqu’un groupe terroriste attaque. Reste qu’une démocratie a plus de devoirs. ''