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cold case résolu, le violeur mis en examen grace à l'ADN
Posté : 31 décembre 2015 08:14
par tisiphoné
Un homme de 40 ans, soupçonné d'avoir commis une trentaine de viols entre 1995 et 2000 a été mis en examen.
Il est soupçonné d'avoir commis 35 viols, tentatives de viols et agressions sexuelles dans la forêt de Sénart, dans l'Essonne. Mercredi, cet homme de 40 ans a été présenté à un juge avant d'être mis en examen, a annoncé le procureur de la République d'Evry. Les viols se seraient produits entre 1995 et 2000. Il a déclaré "ne pas nier les faits mais ne pas s'en rappeler", a précisé le procureur Eric Lallement.
Panne de cyclomoteur. Le mode opératoire de l'auteur présumé des viols était souvent le même, a précisé le procureur : "l'homme circulait sur un cyclomoteur dans les allées de la forêt de Sénart puis repérait sa victime", "une femme". "Il simulait ensuite une panne de cyclomoteur" et se jetait sur elle, lui donnant plusieurs coups avant de la violer, toujours porteur d'un casque. D'autres faits ont été commis à Corbeil-Essonnes, d'où le suspect est originaire, et à Ris-Orangis.
Identifié grâce à l'ADN. L'homme, avait été arrêté lundi. Les enquêteurs sont remontés au suspect en comparant l'ADN prélevé sur les victimes avec ceux enregistrés au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) susceptibles d'être issus de la même parenté. Ils ont ainsi mis en évidence les profils génétiques de membres de sa famille, avant de l'identifier.
Re: cold case résolu, le violeur mis en examen grace à l'ADN
Posté : 31 décembre 2015 11:54
par Jarod1
J'aime bien sa ligne de défense.

Re: cold case résolu, le violeur mis en examen grace à l'ADN
Posté : 31 décembre 2015 12:18
par tisiphoné
Jarod1 a écrit : J'aime bien sa ligne de défense.

Il a déclaré "ne pas nier les faits mais ne pas s'en rappeler",
encore un qui va passer au travers les mailles ???
Re: cold case résolu, le violeur mis en examen grace à l'ADN
Posté : 31 décembre 2015 12:26
par Patrick_NL
Dans le même genre:"Oui, ce soir-là, je reconnais que j’avais bien été boire un verre chez ma belle-sœur. Elle dit que je l’ai étranglé et secoué ? Ce n’est pas possible ! Enfin, si elle le dit, c’est que c’est vrai…". (Un prévenu qui a visiblement une confiance aveugle en sa belle-sœur, le 19/01 Tribunal de Tournai).
Re: cold case résolu, le violeur mis en examen grace à l'ADN
Posté : 31 décembre 2015 12:32
par Kelenner
Jarod1 a écrit : J'aime bien sa ligne de défense.

Ba, ça fait longtemps aussi, comment tu veux qu'il se rappelle de ces petites virées 20 ans après ?!

Re: cold case résolu, le violeur mis en examen grace à l'ADN
Posté : 31 décembre 2015 13:19
par Jarod1
Kelenner a écrit : Jarod1 a écrit : J'aime bien sa ligne de défense.

Ba, ça fait longtemps aussi, comment tu veux qu'il se rappelle de ces petites virées 20 ans après ?!

Ni avouer, ni nier.
On a retrouvé l'inventeur du NI-NI.

Re: cold case résolu, le violeur mis en examen grace à l'ADN
Posté : 31 décembre 2015 16:20
par Allora
Jarod1 a écrit : On a retrouvé l'inventeur du NI-NI.


Re: cold case résolu, le violeur mis en examen grace à l'ADN
Posté : 14 septembre 2020 14:55
par Crapulax
......................................................Jugé pour une trentaine de viols en forêt de Sénart...................................................
Il est accusé d’une trentaine de viols, tentatives de viol et agressions sexuelles commis dans la forêt de Sénart (Essonne) entre 1995 et 2000: Après presque deux décennies d’enquête, un homme de 45 ans sera jugé à partir de mardi aux assises d’Evry.
L’enquête sur le "violeur de la forêt de Sénart", comme l’a surnommé la presse, a longtemps piétiné. Faute d’éléments probants, elle a même été close une première fois en 2005.
Mais de nouvelles techniques d’analyse d’ADN ont finalement conduit fin 2015 à l’arrestation d’un père de famille sans histoires, Aïssa Z., qui conteste les faits après avoir initialement livré des aveux.
Les viols obéissaient toujours au même mode opératoire : l’agresseur circulait en scooter dans les allées boisées de la forêt pour repérer sa victime – souvent une femme seule en compagnie de son chien – et simulait une panne afin d’attendre qu’elle arrive à sa hauteur.
Il se jetait alors sur elle et la plaquait au sol, lui assénant parfois des coups au visage. Son forfait accompli, il s’enfuyait en présentant parfois des excuses.
Tout au long des investigations qui se sont étalées sur 18 ans, les enquêteurs ont buté sur plusieurs obstacles. Tout d’abord, l’impossibilité pour les victimes de reconnaître l’assaillant qui n’ôtait jamais son casque de moto intégral.
Le moyen de locomotion a également posé problème, certains scooters ne disposant pas de plaque d’immatriculation à l’époque.
Mais surtout, les enquêteurs ont dû attendre que l’ADN parle.
Car si des échantillons de sperme et de sang ont bien été retrouvés sur 16 victimes et ont permis de confirmer l’hypothèse d’un auteur unique, il n’a pas été possible de les confronter immédiatement aux données du fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg), qui n’a vu le jour qu’en 1998.
En 2005, le dossier est alors clos.
Source:La Dépêche.
https://www.ladepeche.fr/2020/09/14/jug ... 069325.php