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Grèce ou comment faire de la croissance

Posté : 06 mai 2016 08:16
par saint thomas
La recette pour faire de la croissance est archi simple :

Augmenter les taxes et les impôts
Baisser les revenus des gens
Augmenter les prix pour les touristes

Et voilà , le miracle s'accomplit et la Grèce nous fait 10% de croissance et n'a plus de dettes :content79
Les lois envisagées sont très impopulaires, à commencer par la réforme des pensions. Le gouvernement veut mettre fin aux différents régimes et instituer une retraite nationale de 384 euros par mois. Cette baisse peut atteindre 30% pour certains retraités. Colère aussi des plus aisés, car l'impôt sur le revenu va augmenter. À partir de 3 300 euros par mois, le taux passerait de 38 à 50%. Enfin, la TVA passerait de 13 à 23% dans l'hôtellerie. Un coup de poignard pour le tourisme.

Ceci dit Tsipras aurait tout intérêt à faire du chantage sur les migrants , son pays en regorge
L'UE va donner 6 milliards à Erdogan , Tsipras pourrait obtenir encore plus en menaçant Merkel et les autres d'ouvrir grandes les vannes à migrants
Le migrant a une haute valeur électorale , cette menace foutrait la trouille à plus d'un élu

Re: Grèce ou comment faire de la croissance

Posté : 06 mai 2016 10:45
par hornby
Pour la TVA sur le tourisme et les impots pour les plus aisés, je suis d'accord. Je continuerai mème avec une TVA à 23% d'aller en Grèce, car j'apprécie ce pays, son peuple, son histoire et sa culture !

Re: Grèce ou comment faire de la croissance

Posté : 06 mai 2016 19:43
par Victor
Ce n'est pas parce que des mesures sont impopulaires qu'elles sont mauvaises.
De même, des mesures populaires ne sont pas forcément bonnes.

Re: Grèce ou comment faire de la croissance

Posté : 07 mai 2016 03:44
par Hdelapampa
On mesure l'efficacité d'une mesure à ses effets.
On appelle ça l'évaluation.
Pour l'instant pas de croissance en Grèce, après des années de mesures antisociales.
Au contraire: le PIB s'effondre.

Re: Grèce ou comment faire de la croissance

Posté : 07 mai 2016 10:56
par saint thomas
Victor a écrit : Ce n'est pas parce que des mesures sont impopulaires qu'elles sont mauvaises.
De même, des mesures populaires ne sont pas forcément bonnes.
On voit le résultat de cette austérité en Grèce , en Afrique le FMI avec son austérité sous le bras en échange de fric , a fait de jolis dégâts
Du coup les pays africains n'en veulent plus , la rançon de la gloire en somme

Re: Grèce ou comment faire de la croissance

Posté : 07 mai 2016 13:21
par Allora
Hdelapampa a écrit : On mesure l'efficacité d'une mesure à ses effets.
On appelle ça l'évaluation.
Pour l'instant pas de croissance en Grèce, après des années de mesures antisociales.
Au contraire: le PIB s'effondre.
où vont les milliards donnés par l'UE ??

Re: Grèce ou comment faire de la croissance

Posté : 07 mai 2016 14:38
par Hdelapampa
Dois-je conclure de votre question que vous admettez que l'argent des plans d'aide à l'UE est mal employé? :D


Une partie est là:
http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... _3214.html
Celle-ci est un DON.
Cet argent est dépensé par l'Etat Grec pour éviter des dépenses aux autres états membres.


Pour le reste, le 3 ème plan d'aide à la Grèce, c'est une excellente question.
Pas dans la poche des salariés en tous cas, à qui ce gouvernement de paillassons demande de nouveaux efforts.
http://www.20minutes.fr/monde/1840735-2 ... tour-crise

Donc cherchons ailleurs:
http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... _3214.html
Au total, le montant de « la solidarité européenne » ne devrait pas dépasser 86 milliards d’euros (25 milliards d’euros serviront de « tampon » pour veniren aide aux banques grecques en cas de besoin).
La méfiance reste de mise

Même si tous les protagonistes ont expliqué que le retour de la confiance – côté grec surtout – avait largement contribué à finaliser cet accord, la méfiance reste de mise et le décaissement des 86 milliards d’euros se fera au compte-gouttes d’ici à 2018. A la veille de probables élections anticipées en Grèce, les faucons de l’Eurogroupe maintiennent la pression sur Alexis Tsípras, le premier ministre grec de la gauche radicale.

Ainsi, dès le 20 août, lorsque les Parlements nationaux qui doivent encore se prononcer auront donné leur aval, et dès que le conseil des gouverneurs du Mécanisme européen de stabilité (MES) chargé de superviser l’aide à la Grèce aura délivré son autorisation, une première tranche sera alors versée. Sur le papier, 26 milliards d’euros sont prévus ;10 seront affectés à la recapitalisation des banques grecques, mais ces milliards resteront dans les mains du MES, qui n’ouvrira les vannes que sous condition. Restent 16 milliards d’euros : seuls 13 milliards seront effectivement décaissés pour permettre à la Grèce d’honorer le remboursement de ses dettes à court terme (dont 3,4 milliards à verser à la Banque centrale européenne le 20 août).
Quant aux 3 derniers milliards, ils ne seront libérés que plus tard, probablement en septembre, voire en octobre, sans garantie sur le calendrier. Comme l’essentiel du programme, tout dépendra de la mise en œuvre effective du très large éventail de réformes que la Grèce s’est engagée à faire, avec l’accord préalable de ses créanciers.

Un calendrier de réformes jugé « ambitieux » par Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe. Mais le qualificatif demeure en deçà de la réalité. Le protocole d’accord que la Grèce a négocié avec ses créanciers pour obtenir cette manne financière l’obligera à engager un insondable processus de mutation en trois ans seulement, avec à la clé des réductions budgétaires, une chasse à l’évasion fiscale, une libéralisation à marche forcée de son économie, une réorganisation de son mode d’organisation sociale, des privatisations de pans entiers de son secteur public jugé démesuré et défaillant
Vous avez la réponse: l'argent de l'UE va aux banques grecques et aux marchés financiers pour payer les intérêts de la Dette.
Et c'est tout ce qu'a gagné Tsipras...devenir un serviteur de l'UE.