Dois-je conclure de votre question que vous admettez que l'argent des plans d'aide à l'UE est mal employé?
Une partie est là :
http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... _3214.html
Celle-ci est un DON.
Cet argent est dépensé par l'Etat Grec pour éviter des dépenses aux autres états membres.
Pour le reste, le 3 ème plan d'aide à la Grèce, c'est une excellente question.
Pas dans la poche des salariés en tous cas, à qui ce gouvernement de paillassons demande de nouveaux efforts.
http://www.20minutes.fr/monde/1840735-2 ... tour-crise
Donc cherchons ailleurs:
http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... _3214.html
Au total, le montant de « la solidarité européenne » ne devrait pas dépasser 86 milliards d’euros (25 milliards d’euros serviront de « tampon » pour veniren aide aux banques grecques en cas de besoin).
La méfiance reste de mise
Même si tous les protagonistes ont expliqué que le retour de la confiance – côté grec surtout – avait largement contribué à finaliser cet accord, la méfiance reste de mise et le décaissement des 86 milliards d’euros se fera au compte-gouttes d’ici à 2018. A la veille de probables élections anticipées en Grèce, les faucons de l’Eurogroupe maintiennent la pression sur Alexis TsÃpras, le premier ministre grec de la gauche radicale.
Ainsi, dès le 20 août, lorsque les Parlements nationaux qui doivent encore se prononcer auront donné leur aval, et dès que le conseil des gouverneurs du Mécanisme européen de stabilité (MES) chargé de superviser l’aide à la Grèce aura délivré son autorisation, une première tranche sera alors versée. Sur le papier, 26 milliards d’euros sont prévus ;10 seront affectés à la recapitalisation des banques grecques, mais ces milliards resteront dans les mains du MES, qui n’ouvrira les vannes que sous condition. Restent 16 milliards d’euros : seuls 13 milliards seront effectivement décaissés pour permettre à la Grèce d’honorer le remboursement de ses dettes à court terme (dont 3,4 milliards à verser à la Banque centrale européenne le 20 août).
Quant aux 3 derniers milliards, ils ne seront libérés que plus tard, probablement en septembre, voire en octobre, sans garantie sur le calendrier. Comme l’essentiel du programme, tout dépendra de la mise en œuvre effective du très large éventail de réformes que la Grèce s’est engagée à faire, avec l’accord préalable de ses créanciers.
Un calendrier de réformes jugé « ambitieux » par Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe. Mais le qualificatif demeure en deçà de la réalité. Le protocole d’accord que la Grèce a négocié avec ses créanciers pour obtenir cette manne financière l’obligera à engager un insondable processus de mutation en trois ans seulement, avec à la clé des réductions budgétaires, une chasse à l’évasion fiscale, une libéralisation à marche forcée de son économie, une réorganisation de son mode d’organisation sociale, des privatisations de pans entiers de son secteur public jugé démesuré et défaillant…
Vous avez la réponse: l'argent de l'UE va aux banques grecques et aux marchés financiers pour payer les intérêts de la Dette.
Et c'est tout ce qu'a gagné Tsipras...devenir un serviteur de l'UE.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"