En bloquant le traitement des ordures ménagères, la CGT ouvr
Posté : 03 juin 2016 08:22
En bloquant le traitement des ordures ménagères, la CGT ouvre un nouveau front
Yeux cernés, voix cassée, casquette vissée sur la tête, Frédéric Aubisse, le secrétaire général du syndicat CGT des égouts de la ville de Paris, a passé la nuit de mercredi à jeudi devant l'entrée du centre de traitement de déchets d'Ivry-Paris XIII, le plus important d'Île-de-France. Avec une trentaine de camarades, il bloque depuis le début de la semaine ce site stratégique pour la capitale. Les bennes, empêchées d'entrer sur zone, ne peuvent plus pénétrer dans l'usine pour décharger leur cargaison. Ce qui a conduit la direction de l'entreprise à arrêter, dès mardi, le fonctionnement des incinérateurs. Jeudi, les deux autres centres de traitement de déchets et d'incinération de la capitale, basés à Saint-Ouen et Issy-les-Moulineaux, ont aussi été temporairement coincés.
En cause? L'appel de la fédération CGT des services publics «à engager partout sur le territoire des actions visant à paralyser la collecte et le traitement des déchets». D'abord par solidarité avec les salariés du privé qui sont «les premières victimes de la loi travail», explique Baptiste Talbot, son secrétaire général, mais ensuite et surtout «par crainte d'une remise en cause du statut de la fonction publique en cascade». Et de surcroît avec le soutien (encore pour l'heure) des Français: «Nous représentons 70 % de l'opinion sur le projet de loi travail.»
À l'entrée du site d'Ivry, les grévistes ont dressé des tentes. En arrière-plan, suspendu sur la barrière d'entrée du centre, une banderole attire l'œil: «49-3, Hollande, Valls, les vassaux du Medef imposent une dictature. Retrait de la loi.» Deux amoncellements de cannettes, épluchures, sacs plastiques et tout un tas d'autres ordures cohabitent avec les grévistes. Un feu, alimenté par des palettes en bois, sert à réchauffer l'atmosphère… La nuit a été froide. «C'est sûr que dans les bureaux de Gattaz et compagnie, ils sont toujours au chaud. C'est ça le décalage entre eux et nous», fulmine Olivier Garrot, technicien à la ville de Paris.
http://www.lefigaro.fr/social/2016/06/0 ... -front.php
Yeux cernés, voix cassée, casquette vissée sur la tête, Frédéric Aubisse, le secrétaire général du syndicat CGT des égouts de la ville de Paris, a passé la nuit de mercredi à jeudi devant l'entrée du centre de traitement de déchets d'Ivry-Paris XIII, le plus important d'Île-de-France. Avec une trentaine de camarades, il bloque depuis le début de la semaine ce site stratégique pour la capitale. Les bennes, empêchées d'entrer sur zone, ne peuvent plus pénétrer dans l'usine pour décharger leur cargaison. Ce qui a conduit la direction de l'entreprise à arrêter, dès mardi, le fonctionnement des incinérateurs. Jeudi, les deux autres centres de traitement de déchets et d'incinération de la capitale, basés à Saint-Ouen et Issy-les-Moulineaux, ont aussi été temporairement coincés.
En cause? L'appel de la fédération CGT des services publics «à engager partout sur le territoire des actions visant à paralyser la collecte et le traitement des déchets». D'abord par solidarité avec les salariés du privé qui sont «les premières victimes de la loi travail», explique Baptiste Talbot, son secrétaire général, mais ensuite et surtout «par crainte d'une remise en cause du statut de la fonction publique en cascade». Et de surcroît avec le soutien (encore pour l'heure) des Français: «Nous représentons 70 % de l'opinion sur le projet de loi travail.»
À l'entrée du site d'Ivry, les grévistes ont dressé des tentes. En arrière-plan, suspendu sur la barrière d'entrée du centre, une banderole attire l'œil: «49-3, Hollande, Valls, les vassaux du Medef imposent une dictature. Retrait de la loi.» Deux amoncellements de cannettes, épluchures, sacs plastiques et tout un tas d'autres ordures cohabitent avec les grévistes. Un feu, alimenté par des palettes en bois, sert à réchauffer l'atmosphère… La nuit a été froide. «C'est sûr que dans les bureaux de Gattaz et compagnie, ils sont toujours au chaud. C'est ça le décalage entre eux et nous», fulmine Olivier Garrot, technicien à la ville de Paris.
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