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Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 14:06
par LOFOTEN
C'est déja passé mais on peut le voir en replay sur France 5....
Intéressant surtout en tant que rappel historique...

Un documentaire indispensable pour comprendre pourquoi une partie de la gauche française a collaboré pendant la Seconde guerre mondiale. Le téléspectateur n'est pas au bout de ses surprises.



Quel est le point commun entre Jacques Doriot, Marcel Déat, Charles Spinasse, Jean Luchaire ou Marc Augier ? Avant de faire le grand écart et de choisir la collaboration avec l'Allemagne nazie, ils ont été des figures de la gauche de l'entre-deux-guerres, pacifistes, communistes ou socialistes.

Comme la première partie de ce remarquable documentaire ("Quand l'extrême droite résistait - 1939-1945") diffusée le 3 décembre, le second volet éclaire la période mouvementée de la Seconde Guerre mondiale en France d'une lumière plus nuancée que celle des habituels clichés entre "bons" et "méchants". Comment peut-on passer de la SFIO au Rassemblement national populaire (RNP) comme Marcel Déat, du communisme au fascisme via le Parti populaire français (PPF) comme Jacques Doriot, ou du Front populaire à la Division Charlemagne comme Marc Augier, qui combattit en Biélorussie aux côtés des Nazis ?

"L'idée qu'une partie de l'extrême droite qui s'est reconstituée dans les années 1960, et qu'on connaît encore aujourd'hui, a sa source dans les mutations de la gauche dans les années 1930 est impensable […] . Il faut dire d'où viennent ces gens, sinon on occulte une partie de la réalité historique française", prévient Simon Epstein, le conseiller historique de ce documentaire à recommander vivement aux lycéens. Aux côtés des historiens Pascal Ory et Olivier Wieviorka, il analyse les contradictions d'une gauche partagée entre antifascisme et pacifisme à tout prix, et ces trajectoires nées pour la plupart du traumatisme de la Première Guerre mondiale.

Dimanche 10 décembre à 22h40 sur France 5. Documentaire de Florent Leone et Christophe Weber (2017, 2/2). (Disponible en replay sur france.tv).

https://teleobs.nouvelobs.com/la-select ... orait-1939

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 14:24
par voileux
LOFOTEN a écrit : C'est déja passé mais on peut le voir en replay sur France 5....
Intéressant surtout en tant que rappel historique...

Un documentaire indispensable pour comprendre pourquoi une partie de la gauche française a collaboré pendant la Seconde guerre mondiale. Le téléspectateur n'est pas au bout de ses surprises.



Quel est le point commun entre Jacques Doriot, Marcel Déat, Charles Spinasse, Jean Luchaire ou Marc Augier ? Avant de faire le grand écart et de choisir la collaboration avec l'Allemagne nazie, ils ont été des figures de la gauche de l'entre-deux-guerres, pacifistes, communistes ou socialistes.

Comme la première partie de ce remarquable documentaire ("Quand l'extrême droite résistait - 1939-1945") diffusée le 3 décembre, le second volet éclaire la période mouvementée de la Seconde Guerre mondiale en France d'une lumière plus nuancée que celle des habituels clichés entre "bons" et "méchants". Comment peut-on passer de la SFIO au Rassemblement national populaire (RNP) comme Marcel Déat, du communisme au fascisme via le Parti populaire français (PPF) comme Jacques Doriot, ou du Front populaire à la Division Charlemagne comme Marc Augier, qui combattit en Biélorussie aux côtés des Nazis ?

"L'idée qu'une partie de l'extrême droite qui s'est reconstituée dans les années 1960, et qu'on connaît encore aujourd'hui, a sa source dans les mutations de la gauche dans les années 1930 est impensable […] . Il faut dire d'où viennent ces gens, sinon on occulte une partie de la réalité historique française", prévient Simon Epstein, le conseiller historique de ce documentaire à recommander vivement aux lycéens. Aux côtés des historiens Pascal Ory et Olivier Wieviorka, il analyse les contradictions d'une gauche partagée entre antifascisme et pacifisme à tout prix, et ces trajectoires nées pour la plupart du traumatisme de la Première Guerre mondiale.

Dimanche 10 décembre à 22h40 sur France 5. Documentaire de Florent Leone et Christophe Weber (2017, 2/2). (Disponible en replay sur france.tv).

https://teleobs.nouvelobs.com/la-select ... orait-1939
Darnand, Béttecourt, Schuller, Edmond giscard d'Estaing , Mitterrand ont tous été décorés de la francisque , pourquoi ai je l'impression qu'ils n'étaient aucunement de gauche ? A moins que le gouvernement de Vichy soit reconnu communiste...
Les français de cette époque , comme maintenant sont de vraies girouettes, plus de 95% ont soit collaboré , soit sont restés passifs, comme le furent les planqués d'officiers français en 1944, je n'ai qu'un nom ayant participé réellement à la libération de Paris , Rol Tanguy et sa femme tous deux communistes, mais en aucun cas d'autres si ce n'est américains...
Sur l'intégralité de la famille de Gaulle une seule, sa nièce a résisté , jusqu'à se retrouver en camp de la mort, certains me diront que Dassault lui aussi, mais avec un fait établi et prouvé, le messersmith ressemblait comme deux gouttes d'eau à l'avion de Dassault et quand on sait qu'à la libération du camp , il récupéra son porte feuille parmi des milliers d'autres, probabilités 1 sur 100.000 tout au plus...

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 14:34
par Crapulax
Les Socialistes à l'époque de la collaboration s'étaient reconvertis en Néo-Socialistes avec en tête de file le Président Laval.
Doriot et compagnie étaient les Chefs de mouvements qui étaient des branches de la Révolution Nationale voulue par le Maréchal Philippe Pétain,qui lui était de Droite à l'origine.

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 14:34
par latresne
LOFOTEN a écrit : C'est déja passé mais on peut le voir en replay sur France 5....
Intéressant surtout en tant que rappel historique...

Un documentaire indispensable pour comprendre pourquoi une partie de la gauche française a collaboré pendant la Seconde guerre mondiale. Le téléspectateur n'est pas au bout de ses surprises.



Quel est le point commun entre Jacques Doriot, Marcel Déat, Charles Spinasse, Jean Luchaire ou Marc Augier ? Avant de faire le grand écart et de choisir la collaboration avec l'Allemagne nazie, ils ont été des figures de la gauche de l'entre-deux-guerres, pacifistes, communistes ou socialistes.

Comme la première partie de ce remarquable documentaire ("Quand l'extrême droite résistait - 1939-1945") diffusée le 3 décembre, le second volet éclaire la période mouvementée de la Seconde Guerre mondiale en France d'une lumière plus nuancée que celle des habituels clichés entre "bons" et "méchants". Comment peut-on passer de la SFIO au Rassemblement national populaire (RNP) comme Marcel Déat, du communisme au fascisme via le Parti populaire français (PPF) comme Jacques Doriot, ou du Front populaire à la Division Charlemagne comme Marc Augier, qui combattit en Biélorussie aux côtés des Nazis ?

"L'idée qu'une partie de l'extrême droite qui s'est reconstituée dans les années 1960, et qu'on connaît encore aujourd'hui, a sa source dans les mutations de la gauche dans les années 1930 est impensable […] . Il faut dire d'où viennent ces gens, sinon on occulte une partie de la réalité historique française", prévient Simon Epstein, le conseiller historique de ce documentaire à recommander vivement aux lycéens. Aux côtés des historiens Pascal Ory et Olivier Wieviorka, il analyse les contradictions d'une gauche partagée entre antifascisme et pacifisme à tout prix, et ces trajectoires nées pour la plupart du traumatisme de la Première Guerre mondiale.

Dimanche 10 décembre à 22h40 sur France 5. Documentaire de Florent Leone et Christophe Weber (2017, 2/2). (Disponible en replay sur france.tv).

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Trés bon doc ,où l'on peut entendre par ex Thorez Secrétaire du PC déclarer à la tribune de l'AN :"Nous ne voulons pas croire un seul instant à une Défense Nationale" à l'époque d'avant guerre refuser une quelconque Défense Nationale .Nous en sommes restés nous communistes à la phrase du Manifeste de Marx : "Les prolétaires n'ont pas de patrie !"
Le pacte de non agression signé entre l'URSS et l'Allemagne est à l'origine d'une grave crise au sein du PCF.
On peut lire dans l'Huma du 23/8/39 :" Laction de Lunion Soviétique par le pacte de non agression avec l'Allemagne concourt à raffermir la paix ".
Le PCF ne veut pas nuire à ce pacte et ne se permet aucune critique sur les nazis .Ce sont plutôt l'impérialisme anglo-saxon et le Général de Gaulle qui sont les cibles du parti .
Il en sera ainsi jusqu'à Barberousse de juin 41 .

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 14:41
par Crapulax
C'est à Sigmaringen que Déat avait remis le Maréchal en place.........Parce qu'il l'accusait au sujet de la Milice.....

N'oubliez pas la Franc-Garde non plus......

Et lui non plus d'ailleurs..... :XD:


Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 14:47
par voileux
Crapulax a écrit : Les Socialistes à l'époque de la collaboration s'étaient reconvertis en Néo-Socialistes avec en tête de file le Président Laval.
Doriot et compagnie étaient les Chefs de mouvements qui étaient des branches de la Révolution Nationale voulue par le Maréchal Philippe Pétain,qui lui était de Droite à l'origine.
De gaulle s'était érigé en froussard déserteur de surcroit...Ayant abandonné le fort de Vincennes aux allemands , rappelons que c'était le siège des RG français, combien de morts peut on lui imputer , il était sous se crétaire à la guerre, fuyant de Bordeaux 8 jours avant l'armistice et revenant 8 jours après les alliés, sans avoir oublié de garder le fric que lui avait remis le général Spears, Il croyait bêtement que de Gaulle allait remettre la somme à l'amirauté, mais ce dernier préférant tout garder , avec quoi aurait il bouffer 5 ans durant LUI ET TOUTE SA FAMILLE ? , Pétain n'était pas enclin à lui donner du fric...

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 14:54
par evariste
cette situation est exactement la même qu'aujourd'hui les partis de l'abandon sont les mêmes qu'en 1940 ! et c'est bien pour ça que la France part en lambeaux sous la musique politique funèbre des partis de l'abandon !

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 15:35
par The Rat Pack
voileux a écrit : .../...je n'ai qu'un nom ayant participé réellement à la libération de Paris , Rol Tanguy et sa femme tous deux communistes, mais en aucun cas d'autres si ce n'est américains... Ah oui? Tous seuls, à eux deux, avec leurs petits poings musclés? Et Lizé? Et Chaban? Ils étaient en week-end à Deauville? Et Leclerc? Vous diriez ça à un cheval de bois, il vous filerait un coup de sabot!!!
Sur l'intégralité de la famille de Gaulle une seule, sa nièce a résisté , jusqu'à se retrouver en camp de la mort, certains me diront que Dassault lui aussi, mais avec un fait établi et prouvé, le messersmith ressemblait comme deux gouttes d'eau à l'avion de Dassault Lequel????? Dites? Vous n'avez jamais entendu parler d'espionnage industriel? Comparez, par exemple, la Ford 34 et la Citroën Traction Avant, et dites-moi qui a copié sur qui? Vos insinuations nauséabondes sont le reflet de la boue que vous avec entre les 2 oreilles...! et quand on sait qu'à la libération du camp , il récupéra son porte feuille parmi des milliers d'autres, probabilités 1 sur 100.000 tout au plus...?????

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 15:54
par LOFOTEN
Comparez, par exemple, la Ford 34 et la Citroën Traction Avant, et dites-moi qui a copié sur qui?
Copié/collé ???? Je ne crois pas mais pas du tout....

la ford était a propulsion arriére......La Citroen en traction avant .

Chapeau si vous pouvez faire une correspondance technique . Sauf la carrosserie mais a cette époque elle étaient toutes identiques ...

Mais bref ce n'est pas le sujet sur la collaboration.... :content36

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 16:08
par Fonck1
les gens de tous côtés ont collaborés.
ce n'est pas l’exclusivité des uns et des autres.

ceux qui ont aidé les autres à s'en sortir n'ont pas besoin de se mettre dans la lumière, ils savent ce qu'ils ont fait.

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 16:10
par The Rat Pack
LOFOTEN a écrit :
Comparez, par exemple, la Ford 34 et la Citroën Traction Avant, et dites-moi qui a copié sur qui?
Copié/collé ???? Je ne crois pas mais pas du tout....

la ford était a propulsion arriére......La Citroen en traction avant .

Chapeau si vous pouvez faire une correspondance technique . Sauf la carrosserie mais a cette époque elle étaient toutes identiques ...

Mais bref ce n'est pas le sujet sur la collaboration.... :content36
OK pour la mécanique, les Ricains, à un ou 2 flop commerciaux près n'ayant jamais tenté la traction...Non, j'aurais dû préciser "la carrosserie"...! Et pour cause; les presses d'emboutissage sortent toutes de la même usine: Budd, aux USA... Et non, à cette époque, toutes les voitures n'étaient pas identiques...!

Mais vous avez raison: fin du hors-sujet

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 16:29
par Kelenner
Il y a eu des collabos issus de la gauche, largement moins tout de même que venus de la droite.

Autre fait établi, il y a eu très peu de vrais résistants.

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 16:30
par oups
Fonck1 a écrit : les gens de tous côtés ont collaborés.
ce n'est pas l’exclusivité des uns et des autres.

ceux qui ont aidé les autres à s'en sortir n'ont pas besoin de se mettre dans la lumière, ils savent ce qu'ils ont fait.
Voila , c'est simple et c'est factuel :super:

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 17:06
par Fonck1
Kelenner a écrit :Il y a eu des collabos issus de la gauche, largement moins tout de même que venus de la droite.

Autre fait établi, il y a eu très peu de vrais résistants.
je ne sais pas d'où tu sors cette affirmation cela dit :
Les deux principaux partis collaborationnistes :
Parti populaire français (ou PPF), fondé en 1936 et dirigé par Jacques Doriot, ancien député communistede Saint-Denis25, ouvertement fasciste. Maximum de 20 000 à 30 000 membres[réf. nécessaire].
Rassemblement national populaire (ou RNP), fondé en 1941 et dirigé par Marcel Déat, ancien député socialiste SFIO, puis, néo-socialiste, parti de classes moyennes, plus « modéré » que le PPF. Maximum de 20 000 à 30 000 membres.

Satellites du RNP :
Ligue de la pensée française, fondée en 1942 par René Château, ancien député radical-socialiste. Le mouvement le plus étonnant, constitué de sincères intellectuels républicains favorables à la Collaboration pour que, en échange, l'Allemagne permette à la France de rétablir la République.

Partis collaborationnistes « moyens » (plus de 1 000 membres) :
Parti franciste, fondé en 1933 par scission de la Milice socialiste nationale de l’ancien représentant socialiste GustaveHervé. Fondé et dirigé par Marcel Bucard, réactionnaire de droite passé par toutes les ligues. Membres : 5 500 à 8 000 maximum.
Mouvement social révolutionnaire(ou MSR), issu de la Cagoule, fondée en 1936 par scission de l'Action française. Fondée et dirigé par Eugène Deloncle, ancien membre de l’Action française, puis dirigé en 1942-1944 par Georges Soulès, socialiste SFIO membre du cabinet de Charles Spinasse dans le gouvernement du Front populaire. Parti de comploteurs d’extrême-droite. Membres : vers 1 500 à 16 000 membres maximum selon les sources.
Jeunes de l’Europe nouvelle (issu de la branche jeunes du groupe Collaboration). Dirigé par Marc Augier, ancien organisateur du Centre laïque des auberges de jeunesse et membre de cabinet de Léo Lagrange dans le gouvernement du Front populaire, puis, par Jacques Schweizer, président des JNS, successeur de la ligue d’extrême-droite des Jeunesses patriotes, 1 500 membres maximum).
Les jeunes du Maréchal, créés par Jacques Bousquet, professeur de lycée, puis pris en main par Jean-Marie Balestre et Robert Hersant. Membres : 1 400 maximum.
Ligue française d’épuration, d’entraide sociale et de collaboration européenne (Mouvement social européen), dirigé par Pierre Costantini, officier bonapartiste. 1 000 à 3 000 membres maximum.

Organisations collaborationnistes de notables et d’élus
Groupe Collaboration, dirigé par Alphonse de Châteaubriant, écrivain réactionnaire. Groupe de notables conservateurs spécialisés dans les conférences à thèmes sur la collaboration. Audience : 33 comités en zone sud et un nombre inconnu en zone nord.
Comité d’action antibolchévique (CAA), dirigé par Paul Chack, officier de marine et écrivain d’extrême-droite, membre de l'Action française jusqu'en 1939. Groupe de soutien à la LVF. Membres : vers 1 000 mais qui appartiennent aussi à d’autres organisations collaborationnistes.
Parti ouvrier et paysan français (POPF), dirigé par Marcel Gitton, ancien no 3 du PCF puis Marcel Capron, député-maire d’Alfortville élu en 1936 sous l'étiquette PCF. Parti regroupant d'anciens communistes passés à la collaboration. Membres : 300 en zone nord.
Comité ouvrier de secours immédiat (Cosi), dirigé par Georges Yvetot, figure historique du syndicalisme français, puis par René Mesnard, socialiste passé au RNP, et Jules Teulade, ancien communiste passé au PPF.Organisation « caritative » pour les ouvriers bombardés, en fait, instrument de propagande collaborationniste envers les milieux ouvriers.
Les Énergies françaises, ébauche de futur parti unique piloté fin 1942 par Pierre Laval. Chef : Léon Cayla, ancien gouverneur général de Madagascar. Mais, restera un petit groupe de notables conservateurs.

Groupuscules collaborationnistes (moins de 1 000 membres)
Parti français national-collectiviste (PFNC), fondé en 1934 et dirigé par Pierre Clémenti, journaliste de la presse radicale-socialiste. Membres : quelques centaines. Proche en 1940 du Jeune front (dirigé par Robert Hersant, ancien membre des Jeunesse socialistes) et des Gardes françaises.
Front franc, dirigé par Jean Boissel, ancien combattant d’extrême-droite et ultra-raciste. Membres : quelques dizaines.
Le Feu, dirigé par Maurice Delaunay, ancien député apparenté au PDP démocrate-chrétien. Il se fait appeler « François Henry Prométhée », « le Maître du feu » et prône une renaissance de la France sans idée politique claire. Cette histoire de fou ne dure que 6 mois, mais, largement subventionnée par l’Allemagne qui voulait peut-être discréditer les collaborationnistes.
Autres groupuscules : Parti national-socialiste français (PNSF) (environ 50 membres), Croisade française du national-socialisme (CFNS), Formations éclaires révolutionnaires (50 membres maximum), Les Hitlériens français (une douzaine de membres), Mouvement national-syndicaliste-L’Union française, Les Gardes du peuple révolutionnaire, Comité d’épuration de la race française, Cadets de France (organise quelques camps de jeunesse de 100 à 300 membres).

Collaborationnistes régionalistes
Parti national breton pro-nazi.
Brezona, détaché du Parti national breton, qui se réclame du national-socialisme ; et dans cette mouvance Galv ouvertement pro-nazi, et formé à partir des rédacteurs de la revue Arvor, Stur d'Olier Mordrel, et le Bezen Perrot formé par une fraction du Parti national breton.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Collaboration_en_France
tu verras que le jaune (gauche) est largement plus représenté que le rouge.
après,tu as surement des sources....

Re: Quand la gauche collaborait 1939-1945"

Posté : 12 décembre 2017 17:10
par Hdelapampa
LOFOTEN a écrit : C'est déja passé mais on peut le voir en replay sur France 5....
Intéressant surtout en tant que rappel historique...

Un documentaire indispensable pour comprendre pourquoi une partie de la gauche française a collaboré pendant la Seconde guerre mondiale. Le téléspectateur n'est pas au bout de ses surprises.



Quel est le point commun entre Jacques Doriot, Marcel Déat, Charles Spinasse, Jean Luchaire ou Marc Augier ? Avant de faire le grand écart et de choisir la collaboration avec l'Allemagne nazie, ils ont été des figures de la gauche de l'entre-deux-guerres, pacifistes, communistes ou socialistes.

Comme la première partie de ce remarquable documentaire ("Quand l'extrême droite résistait - 1939-1945") diffusée le 3 décembre, le second volet éclaire la période mouvementée de la Seconde Guerre mondiale en France d'une lumière plus nuancée que celle des habituels clichés entre "bons" et "méchants". Comment peut-on passer de la SFIO au Rassemblement national populaire (RNP) comme Marcel Déat, du communisme au fascisme via le Parti populaire français (PPF) comme Jacques Doriot, ou du Front populaire à la Division Charlemagne comme Marc Augier, qui combattit en Biélorussie aux côtés des Nazis ?

"L'idée qu'une partie de l'extrême droite qui s'est reconstituée dans les années 1960, et qu'on connaît encore aujourd'hui, a sa source dans les mutations de la gauche dans les années 1930 est impensable […] . Il faut dire d'où viennent ces gens, sinon on occulte une partie de la réalité historique française", prévient Simon Epstein, le conseiller historique de ce documentaire à recommander vivement aux lycéens. Aux côtés des historiens Pascal Ory et Olivier Wieviorka, il analyse les contradictions d'une gauche partagée entre antifascisme et pacifisme à tout prix, et ces trajectoires nées pour la plupart du traumatisme de la Première Guerre mondiale.

Dimanche 10 décembre à 22h40 sur France 5. Documentaire de Florent Leone et Christophe Weber (2017, 2/2). (Disponible en replay sur france.tv).

https://teleobs.nouvelobs.com/la-select ... orait-1939

Oui, mais ils avaient rompu clairement avec la Gauche.
La SFIO et le PCF ne pouvaient être à la fois au pouvoir avec Pétain et en prison, fusillés ou dans les camps.