Les patrons latino-américains prennent le pouvoir
Posté : 05 novembre 2018 13:57
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Les chefs d’entreprise retrouvent le chemin du militantisme politique, comme au Brésil, où la Fédération des industries
de l’État de São Paulo, la plus grande organisation patronale du pays, a directement organisé des mobilisations contre la présidente Dilma Rousseff à la veille de son renversement parlementaire, en 2016.
Les élites économiques représentent ainsi 30 % des membres de la chambre haute brésilienne et 20 % du Sénat uruguayen.
alors que les chefs d’entreprise et assimilés ne représentent en moyenne que 3,4 % de la population active dans la région.
En Amérique latine, l’arrivée de chefs d’entreprise aux plus hautes fonctions exécutives constitue un phénomène aussi nouveau que répandu. Lors des phases de transition qui ont succédé aux dictatures, au cours des années 1980, le patronat s’était fait discret en raison de son soutien aux régimes militaires des années 1970.
Inutile, par ailleurs, de trop s’agiter, puisque les démocraties émergentes se dotaient d’un principe fondamental : ne remettre en cause ni l’économie de marché ni l’intérêt supérieur de l’entreprise.
Le second cycle de réformes néolibérales, au cours des années 1990, a facilité la reconquête du champ politique par le secteur privé, notamment avec l’accès de dirigeants d’entreprise à des postes importants de l’administration publique, parfois même à la suite d’élections. Par endroits, le patronat a su orchestrer un rapprochement étroit avec des figures incarnant le populisme de droite latino-américain.
https://www.monde-diplomatique.fr/2018/05/SERNA/58620
Et dire qu'il y'en a qui se plaignent de leur président qui vient du milieu de la finance.
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Les chefs d’entreprise retrouvent le chemin du militantisme politique, comme au Brésil, où la Fédération des industries
de l’État de São Paulo, la plus grande organisation patronale du pays, a directement organisé des mobilisations contre la présidente Dilma Rousseff à la veille de son renversement parlementaire, en 2016.
Les élites économiques représentent ainsi 30 % des membres de la chambre haute brésilienne et 20 % du Sénat uruguayen.
alors que les chefs d’entreprise et assimilés ne représentent en moyenne que 3,4 % de la population active dans la région.
En Amérique latine, l’arrivée de chefs d’entreprise aux plus hautes fonctions exécutives constitue un phénomène aussi nouveau que répandu. Lors des phases de transition qui ont succédé aux dictatures, au cours des années 1980, le patronat s’était fait discret en raison de son soutien aux régimes militaires des années 1970.
Inutile, par ailleurs, de trop s’agiter, puisque les démocraties émergentes se dotaient d’un principe fondamental : ne remettre en cause ni l’économie de marché ni l’intérêt supérieur de l’entreprise.
Le second cycle de réformes néolibérales, au cours des années 1990, a facilité la reconquête du champ politique par le secteur privé, notamment avec l’accès de dirigeants d’entreprise à des postes importants de l’administration publique, parfois même à la suite d’élections. Par endroits, le patronat a su orchestrer un rapprochement étroit avec des figures incarnant le populisme de droite latino-américain.
https://www.monde-diplomatique.fr/2018/05/SERNA/58620
Et dire qu'il y'en a qui se plaignent de leur président qui vient du milieu de la finance.
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