Des soignants priés de partir de leur logement.
Posté : 25 mars 2020 16:48
France 3 et France Inter rapportent que des membres du personnel soignant ont fait face à une opposition de leurs voisins, craignant la contamination.
https://www.lepoint.fr/societe/coronavi ... 780_23.php
Le Point.
Alors que certains sont à leur balcon ou à leur fenêtre tous les soirs pour applaudir le personnel hospitalier à 20 heures, d'autres affichent des mots dans leur immeuble pour demander à un personnel soignant de quitter les lieux, de peur d'être contaminé par le coronavirus.
C'est le cas d'une aide-soignante de 24 ans, résidant à Toulouse, Sophie Rainoldi, qui a trouvé sur sa porte en fin de semaine dernière un petit mot manuscrit lui demandant : « Est-il possible pour notre sécurité de ne pas toucher les portes des parties communes ou peut-être, pour ces prochains jours, d'essayer de loger ailleurs ? » rapporte France 3 Occitanie.
Le voisin ou la voisine de l'aide-soignante ajoute : « Ne prenez pas ça contre vous, mais je pense que moi-même ainsi que les voisins nous sentirions plus en sécurité. » Le mot se conclut toutefois avec « mes amitiés ». Interrogée par France 3 Occitanie, Sophie Rainoldi, qui travaille dans un établissement collaborant avec le CHU de Toulouse, se dit choquée par ce mot. « Ce n'est pas parce que je suis une soignante que je ramène le coronavirus chez moi ou toutes les autres maladies. Il n'y a pas plus de problème avec moi qu'avec une autre personne. La peur prend actuellement le dessus. Les gens manquent d'informations. »
« Prendre ce risque »:
Un cas en certains points similaire s'est produit aussi à Paris, indique France Inter. Des habitants d'un immeuble du 20e arrondissement se sont opposés à l'arrivée d'une infirmière. En effet, un des habitants, Olivier, a voulu répondre à l'appel de solidarité lancé par l'hôpital Tenon et héberger une infirmière dans un appartement vide de l'immeuble. Il reçoit l'accord du propriétaire du logement vide…, mais certains habitants de la copropriété ne sont pas du même avis.
« On m'a rétorqué que j'aurais dû leur demander leur accord, que cette façon de procéder n'était pas acceptable, que je n'étais pas le seul dans cet immeuble et que ce comportement était égoïste », raconte Olivier, qui reçoit un e-mail pour conclure le débat : « Nous ne souhaitons pas prendre ce risque pour notre famille et le reste des habitants. » L'infirmière a dû quitter l'immeuble. Une autre solution d'hébergement lui a été trouvée.
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