Le minsitre (ex) de la justice Burundaise et l'esclavagisme moderne.
Posté : 18 février 2021 05:26
.................«C’était un esclave qu’on logeait à la cave»: A Ville-d’Avray, le calvaire de l’employé d’un ex-ministre burundais................
Comme en 2019 devant le tribunal correctionnel de Nanterre, l’homme de 41 ans a, devant la cour d’appel de Versailles, ce mercredi, dit avoir été asservi pendant les dix ans qu’il a passés au service d’un ancien ministre de la justice du Burundi et de son épouse.
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Comme en 2019 devant le tribunal correctionnel de Nanterre, l’homme de 41 ans a, devant la cour d’appel de Versailles, ce mercredi, dit avoir été asservi pendant les dix ans qu’il a passés au service d’un ancien ministre de la justice du Burundi et de son épouse.
Source:Le Parisien.
Changement d'avocats mais même stratégie de défense pour Gabriel Mpozagara...
Jugés par la cour d'appel de Versailles après une condamnation en première instance à deux ans de prison avec sursis et 70 000 euros de dommages et intérêts pour «traite d'être humain» par le tribunal correctionnel de Nanterre, l'ex-ministre burundais, 79 ans, et son épouse se sont à nouveau présentés, ce mercredi, comme des employeurs modèles et bienveillants.
Même stratégie de défense et même réquisitions puisque l'avocat général a réclamé la confirmation de la condamnation à l'encontre du couple.
Comme il y a deux ans, Méthode, 41 ans, l'ancien homme à tout faire du couple arrivé en France en 2008, avec un visa de touriste de trois mois, dépeint pourtant une tout autre réalité. Avec pudeur, il se souvient de ses semaines de labeur sans le moindre jour de congé et de journées à rallonge passées à nettoyer la maison, entretenir le jardin, préparer les repas et s'occuper de Christian, le fils handicapé et autiste des époux Mpozagara.
Il n'a pas oublié non plus la confiscation de son passeport, dès son arrivée en provenance du Burundi, dans la cossue villa du couple, à Ville-d'Avray, ni la sinistre chambre où il passait ses nuits, à la cave, au pied d'une chaudière d'où s'échappait une intenable odeur de fioul.
Une cave où deux nièces du couple avaient vécu le même cauchemar que lui dans les années 1990, ce qui avait valu une condamnation du couple en 2007 devant le tribunal correctionnel de Nanterre, avant une infirmation du jugement en appel.
«On était prêt à lui acheter une plantation de caféiers»/
A les écouter pourtant, les époux Mpozagara ne se sont jamais comportés comme un couple de Thénardier. D'abord, parce qu'ils n'ont jamais considéré Méthode comme un employé de maison. Selon eux, l'homme, qui n'a jamais eu de contrat de travail, rendait en réalité quelques menus services en échange du gîte qui lui était offert.
«Méthode, on le considérait comme un enfant de la famille, jure l'ancien ministre du Burundi et ex-directeur de l'Unesco. Ces accusations de traite d'être humain, je les conteste comme toutes les infractions qui me sont reprochées.»
L'ancien dignitaire burundais ne s'arrête pas là. Le verbe haut, il jure avoir tout mis en œuvre pour rendre son subordonné heureux. Un subordonné, qui selon lui, était libre d'aller et venir comme il le voulait.
«On était prêt à lui acheter une plantation de caféiers et une maison au Burundi, assure l'ex-ministre de la justice, plein d'aplomb. Mais on s'est rendu compte par la suite que son plan n'était pas de retourner là-bas. Il nous a tout simplement piégés.»
«On voulait l'inciter à repartir», appuie Candide, son épouse drapée dans une longue robe colorée. Mais lui voulait rester en France. Jamais, on ne l'a retenu contre sa volonté.»
L'employé ne pesait que 44 kg quand il a été découvert:
Une version à des années-lumière de celle livrée par Méthode....
...«J'avais faim, je travaillais dans la peur, rembobine-t-il. Et je n'osais pas partir. Ils m'avaient pris mon passeport et ils me disaient qu'ils préviendraient la police si je m'en allais. Même la clé de la maison, ce sont eux qui la gardaient.»
Quand son calvaire s'est achevé en 2018, après avoir été aperçu, dans le jardin de la propriété, par un employé de chez Lapeyre, Méthode ne pesait plus que 44 kg.
«Il ne faisait pas partie de la famille, insiste son avocat, Me Martin Pradel. C'était un domestique, un esclave qu'on logeait à la cave.» Une conviction partagé par l'Urssaf dont l'avocat réclame 526 000 euros de dommages et intérêt, au titre des cotisations sociales non perçues entre 2008 et 2018.
La décision de la cour d'appel de Versailles a été mise en délibéré. Elle sera rendue le 26 mars.
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